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Testicul. Témoignage d’amour selon Saint-Luc
Felix Tristan
TINBAD
15,00 €
Épuisé
EAN :9791096415540
Tel un sous-marin donnant contre une épave, une nouvelle interrogation heurte notre conscience rouilléeâ : ne serions-nous en train de raconter quelque choseâ? Eh bien ouiâ! Un récit pétaradant, mené par une narratrice insaisissable car en roue libre, qui profite d'un graveleux scandale parental pour se gausser des parlers de l'entreprise, d'une littérature contemporaine en poupe, de la pornographie, des cités abandonnées, de la chevalerie, du conte, de la science-fiction gore... Testicul est une farce échevelée tout ce qu'il y a de plus sérieux, où l'on apprend que la preuve d'amour n'est autre que le sacrifice de soi aux prises avec un dragon en similicuir et une meute de larves, mais aussi que les gnous, les huîtres, les girafes, les grenouilles et les hippopotames peuvent nous sauver de la réalité. Pour vous aider à suivre ces parodies, douze gravelures et un espace détente.
Avec ce livre, Tristan Felix, dont nous connaissions le génie des métamorphoses et l'art transformiste au double sens darwinien et burlesque, nous livre une manière de manifeste illustré de la transgression. Dans un incendie, entre l'Histoire des animaux d'Aristote et un chat, elle sauverait assurément le chat. Mais il s'agit du feu des mots dans l'état second d'une traversée des règnes. Hubert Haddad
L'heure est à la croisée des chemins, dressée comme Janus. Le poème s'y rend, obscène et interdit, qui joue avec le temps de l'enfance, celui des rituels sabotés, des prières écervelées, aussi des comptes à rebours, selon une liturgie peu orthodoxe. C'est le moment de l'envers du vers, présage qui attend, malgré lui, la chute exacte d'un ange. Un livre d'heurs comme un manège où tournoient, de minuit à minuit, des clowns, des reines, des vampires, des chevaux, des éléphants, des fées et puis des capitaines, toutes créatures errantes et solitaires, autour de leur désastre. " T.F.
Résumé : "Tout le monde pourrait bien nous regarder, mon frère, du haut de ton fauteuil on leur apprendrait l'amour, celui qui pique les yeux" . Comment accepter l'inacceptable ? Comment chérir un être dont l'existence est un supplice de chaque instant ? Aux côtés de son grand frère emmuré dans son handicap mental et physique extrême, Julie apprend à saisir le bonheur comme il vient et découvre que la vie, même quand elle s'est affreusement trompée, peut être lumineuse. D'une simplicité et d'une justesse bouleversantes, L'amour qui pique les yeux est le récit gracieux d'une histoire d'amour extraordinaire entre deux héros de la vie ordinaire.
Biographie de l'auteur Monique Félixest née en 1950 à Morges, en Suisse. Elle a fait ses études de graphisme à l'Ecole d'art appliqué de Lausanne, puis a travaillé dans la publicité, le dessin de mode, l'animation, la décoration intérieure. Elle découvre ensuite l'illustration et dessine depuis pour la presse et l'édition.
Je ne suis pas votre homme. Vous êtes beaucoup trop génial pour moi. Vraiment. Voyez Sollers, je vous l'ai dit cent fois ! Sollers aussi est génial. C'est lui votre interlocuteur. Je vous l'assure." C'est par ces mots que Gérard Bourgadier refusa ce manuscrit pour L'Arpenteur en 1995. Sollers ne le publia pas non plus... Plus de 20 ans après, voici enfin publié ce roman que l'auteur présente comme son chef-d'oeuvre, en tout cas une oeuvre propre à le faire rentrer dans la catégorie somme toute assez restreinte des "fous littéraires". Voici un extrait de la lettre de présentation de l'auteur aux éditions Tinbad en 2015 : "Excentrique, étrange, irréel. [...] structuré comme un solo d'Albert Ayler ou Ornette Coleman. Jazz. Il est écrit sur les harmoniques. Vertical, pointé vers le soleil, à la manière d'un nouage indéfini du langage sur lui-même tournant dans une structure en spirale. [...] L'intrigue (le squelette) y est simple : deux jumeaux foetus dans le ventre de leur mère décident de ne pas sortir par la voie naturelle mais par l'oreille de la parturiente (Rabelais, n'est-ce pas...) Avant leur ascension, ils cousent (nous y voici), ils cousent son vagin, crimen amoris (aidés par le lecteur). Ensuite, ils causent. Ils causent littérature, philosophie, théologie... Comilédie s'inscrit dans la ligne tracée par Raymond Roussel, Artaud, Joyce (cher Tinbad le Tailleur), Jarry, Queneau, ou encore Dubuffet, agitateurs de folies littéraires. Il est à lire comme l'urinoir de Duchamp se regardait : comme une entreprise de démolition de la littérature, un éloge du mauvais goût."
A l'heure de la plus grande folie technologique, un narrateur lit, regarde des oeuvres d'art, visionne des films avant disparition, écoute des musiques, se déplace très vite dans le temps et dans l'espace réel. Il nous livre ses pensées, résultat de ses voyages. Puisque les hommes marchent presque toujours dans les voies frayées par d'autres, et procèdent dans leurs actes par imitation, un jeune écrivain prudent doit toujours commencer par des voies frayées par de grands auteurs, et imiter ceux qui ont été excellents, afin que, si son talent n'y parvient pas, il en garde au moins quelque odeur : "Nos styles sont désormais des réminiscences." Tout est représenté en grand style, mais sans quitter le réel authentique. Rien d'inventé ou bien d'imaginaire, de refait afin de vous mieux plaire. Ce que je vous montre est partout à l'oeuvre : le drame de l'imprimé qui a vécu ! G.B.
J'essaye d'écrire le plus convenablement possible. Dès les premiers mots vous n'avez pu vous détacher de moi. Je le sais. Vous êtes en train de me lire jusqu'au bout et c'est ma seule force. J'ai un vocabulaire très limité (vous avez dû le remarquer mais cela ne veut pas dire non recherché). Tout simplement je manipule un ensemble restreint de mots. Et je suis à l'aise avec eux, il n'y a rien à changer. J'ai dû de temps en temps vous ennuyer. Et vous n'avez pas cessé de lire. Personne ne vous y obligeait. Personne d'autre que moi. Ah au fait, sans moi vous n'êtes rien.
Encore une revue ? Une revue littéraire de plus ? Oui. Et, non. "Littérature/Art." Comme la "Revue de cinéma." Trafic, la meilleure dans son genre, Les Cahiers de Tinbad seront une revue de littérature et d'art, point. Nous avons pris acte de l'état des revues littéraires en France aujourd'hui : un mélange pas détonnant du tout d'idéologie, de politique et de dossiers en béton armé autour de grands auteurs du passé, morts en général ? : Aux Grands écrivains Morts, les revues reconnaissantes... : un véritable cimetière pour antiquaires !... Donc : la forme avant tout. L'idéologie, foutre ! La pensée, les idées ? Oui, mais : une pensée qui forme, alors, c'est-à-dire : une forme qui pense. C'est Jacques Sicard qui, avec trois magnifiques variations sur "Tinbad the Tailor", donne le mieux le ton de cette nouvelle revue : expérimentations sur le langage, croisements entre les arts, couture, montage, prélèvements dans le passé réactualisés dans le présent, etc.