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Françoise Laborie (1938-2016). Histoire d'une femme en science
Feldman Jacqueline
L'HARMATTAN
37,00 €
Épuisé
EAN :9782343174723
Ce livre retrace, à travers la vie de Françoise Laborie, la relation forte d'une femme au savoir et à la science, parvenue, comme beaucoup d'autres femmes de sa génération, au "plafond de verre" dans l'Institution de recherche : entrée au CNRS en chimie moléculaire dans le respect et l'enthousiasme de la Science—Progrès, elle est déçue d'y trouver des relations de pouvoir où elle se sent très mal armée. Elle participe à mai 68 et à la critique de la science par les scientifiques eux-mêmes, devient sociologue, et trouve "son bon objet de recherche" avec les Nouvelles Techniques de Reproduction : elle s'engage alors dans la bataille de valeurs qu'elles suscitent, qui concerne à la fois les relations entre science et société et le féminisme. Une grande partie de ses articles est reproduite, ainsi que quelques-uns des tableaux qu'elle a peints.
Des chercheurs en sciences humaines et sociales ont voulu réfléchir à ce que l'" éthique " signifie dans leurs propres pratiques. Ils ont montré en quoi ils s'impliquent, comment ils (re)pensent la scientificité à la lumière de l'éthique, quels principes ils pouvaient dégager, quelles valeurs sous-jacentes expliciter. Chaque auteur a scruté les contradictions vécues et les choix qu'il était amené à faire, dans la complexité de ses rapports aux personnes et aux institutions. Chacun a choisi son mode de présentation, quitte à en combiner plusieurs : fiction cinématographique, récit, analyse, entretien, références à des auteurs, réflexion théorique... Contribution à un débat vital qui risque de se poursuivre longtemps encore, ce livre est aussi une invitation au lecteur à réfléchir aux enjeux qui lui importent. Une responsabilité éthique trouve une pierre de touche dans l'examen lucide de soi-même. Le Séminaire " Épistémologie et éthique de la sociologie " (Maison des Sciences de l'Homme, Paris.) a offert cette possibilité. C'est à partir des interventions de l'année 1996-97, retravaillées collectivement, que s'est construit cet ouvrage, avec les contributions de Peter Adler et Patricia A. Adler, Bertrand Bergier, Hélène Bézille, Jean Dubost, Marie-Claude Dupré, Eugène Enriquez, Jacqueline Feldman, Danielle Guillier, Judith Hassoun, Ruth Canter Kohn, Jean-Louis Le Grand, Anne Perraut Soliveres, Marie-Noëlle Sarget, Manuela Vicente.
Le devoir d'une femme : regarder le monde bien en face, avec une lueur infernale dans les yeux ; avoir un idéal ; parler et agir en dépit de toutes les conventions. Telle était la philosophie de Margaret Sanger et telle a été sa vie. Portrait d'une des figures les plus influentes et les plus controversées du XXe siècle, ce roman met en scène cette femme insoumise. Elevée dans un milieu pauvre, par une mère épuisée par treize grossesses, Margaret se fait très jeune le serment de ne jamais subir la vie d'une femme au foyer. Devenue infirmière à une époque où la contraception est illégale, elle décide de se consacrer aux femmes et met sur pied en 1916 la première clinique clandestine de contrôle des naissances. C'est le début d'une vie de luttes enfiévrées qui la conduiront à créer en 1952 le planning familial, avant de militer, par tous les moyens, pour la légalisation de la pilule. Son acharnement la conduira plusieurs fois en prison, elle sera contrainte de fuir les Etats-Unis pour l'Angleterre et la France, où, là encore, toujours aussi indomptable et provocante, elle poursuivra son inlassable combat pour l'égalité des sexes. Ellen Feldman nous restitue ici la vie d'une femme hors du commun, mais aussi de ses proches, mari, amants, enfants, famille, dont l'existence a souvent été malmenée par cette héroïne en quête d'absolu, qui a changé la vie de toutes les femmes, peut-être aux dépens de la sienne.
Edgard Sée consigne son emploi du temps dans un petit carnet, décrivant un quotidien on ne peut plus banal à un détail près : il porte une étoile jaune. C'est en suivant l'auteur de ce journal que sa petite fille tente de reconstituer la vie sociale et intellectuelle qu'il s'est efforcé de mener avant le 13 octobre 1943, jour de son arrestation et de son transfert à Drancy.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.