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Un coeur allemand. Karl von Wendt (1911-1942), un catholique d'une guerre à l'autre
Fehrenbach Florence ; Gimenez Vincent
PRIVAT
21,30 €
Épuisé
EAN :9782708968585
Notre exercice nocturne d'hier soir était très sympa, car nous avons eu un temps superbe. Dans la douceur du clair de lune le monde paraissait tellement beau et calme, comme si partout ne pouvaient régner que le bonheur et al paix. Et pourtant, quand après l'exercice nous sommes allés dans le bistrot voisin, toute la misère de notre époque apparut concentrée dans une unique pièce. Nous, soldats de l'ennemi vainqueur, nous étions là, installés dans cette salle où une femme brisée, le regard perdu, le regard perdu dans l'âtre, attendait avec son fils âgé de dix ans le retour du mari. En vain. Il était mort au combat." (13 décembre1940) Voici, quelques mois après l'armistice de Compiègne, les impressions d'un officier de cavalerie allemand installé en Normandie. Ses moments d'enthousiasme, de tristesse ou de révolte, Karl on Wendt nous les dévoile dans une correspondance de plus de mille lettres écrites de 1924 à 1942, de son adolescence à sa mort. Fondé sur une enquête minutieuse, ce récit est un témoignage exceptionnel sur les événements et l'esprit du temps, aussi précis qu'un journal de bord et bien plus vivant, plus spontané, plus cru même que ne l'auraient été des mémoires. Cet ouvrage, qui nous entraîne à travers les pages les plus sombres de l'histoire européenne, est aussi une histoire de fidélités inébranlables: fidélité dans l'amitié, dans l'amour, et enfin à Dieu.
La correspondance de deux jeunes couples - Amélie et Charles, Emma et Paul - durant "l'année terrible" révèle ici une véritable carte du tendre en temps de guerre, de séparation des coeurs et des corps. Ces lettres participent à une histoire des émotions et des sentiments au sein d'une famille de la bourgeoise industrielle catholique. Chronique de Paris sous le siège prussien de 1870-1871, ces échanges épistolaires évoquent l'inflation et le climat des affaires, les inventions gastronomiques sur fond de pénurie, les évènements militaires et politiques, les sorties et le cercle des amitiés, l'éducation des enfants, la souffrance de la séparation, l'espérance des retrouvailles. Neuf mois accrochés à l'espoir de nouvelles de leurs épouses réfugiées à Ostende, de lettres apportées en ballons montés aux "assiégés bien-aimés" : c'est le récit souvent ironique, toujours passionné, du combat entre l'angoisse de l'absence et la force persistante de l'affection conjugale et familiale .
Au milieu du peuple d'Israël, des hommes, les prophètes, se sont dressés pour défendre les plus faibles, les plus démunis, les plus pauvres. Ils le firent au nom de l'Alliance. Avec des acens différents, tous insistaient pour dire que l'injustice ne se dissout pas dans le culte.
Résumé : La noblesse, le clergé et le tiers-état. Cette tripartition de l'Ancien Régime, jusqu'ici admise, est remise en cause par cette oeuvre magistrale de Jérôme Fehrenbach, que n'aurait d'ailleurs pas renié Fernand Braudel. Les " grands fermiers " auraient été aussi importants et auraient même constitué une classe à part et singulière. Avant la Révolution française s'intercale, entre propriétaires et travailleurs, cette classe moyenne avant la lettre. Ils ont, en un mot comme en cent, " tenu " économiquement la France pendant plus d'un siècle. Ils gèrent les campagnes, donnent du travail, sont les seuls en capacité d'injecter dans les grandes villes des tonnes de grain. Aussi à l'aise avec les grands qu'avec les petits, ces pragmatiques simples mais éduqués, organisés en clans, se faufilent à tous les étages de la société, contrôlent les leviers de pouvoir, se serrent les coudes, se coordonnent et pipent les marchés. L'iniquité du prélèvement féodal permet à ces apparents capitalistes de générer les marges de sécurité afin d'approvisionner les marchés et de prévenir les disettes. C'est ce territoire, ces exploitations, ces familles, cette France parfaitement méconnue, que Jérôme Fehrenbach étudie dans la première synthèse sur cette classe sociale oubliée.
Porel Jacques ; Périer Jean-Marie ; Baudot Françoi
Réjane ou la Belle Epoque, c'est l'histoire d'un destin hors du commun : celui de Gabrielle-Charlotte Réju, dite Réjane, l'immense actrice qui fascina la France et l'Amérique à l'aube du XXe siècle. Dans un récit autobiographique puissant de tendresse et d'esprit que nous a laissé Jacques Porel, son fils, se dessine ainsi le portrait d'une femme talentueuse, insaisissable et passionnée qui dédia sa vie au théâtre, depuis sa vocation précoce jusqu'à son dernier souffle. Réjane ou la Belle Epoque. En préambule, Jean-Marie Périer, arrière-petit-fils de Réjane, rend un vibrant hommage à sa famille complété par un texte de François Baudot sur cette reine du Boulevard et son époque.
Le 29 août 2019, nous fêterons les quatre cents ans de Jean-Baptiste Colbert. Ministre de Louis XIV de 1661 jusqu'à sa mort, en 1683, Colbert fut un travailleur acharné qui cumula les fonctions de contrôleur des finances, secrétaire d'Etat de la maison du roi et de la Marine, surintendant des Bâtiments... Orchestrant à la fois les finances du royaume, son industrie, son commerce, la police, l'aménagement du territoire ou encore les travaux publics, le tout dans une vision globale du destin de la France, il n'eut cesse de lui donner une indépendance économique et financière. Encensé par les uns, décrié par les autres, car il n'était pas un humaniste, Colbert fut avant tout un administrateur, soucieux de rationaliser les rouages d'un pays déchiré par les factions et les coteries. En s'appuyant sur des sources historiques solides, Anne Cauquetoux livre le portrait d'un homme d'Etat qui a cumulé de nombreuses fonctions. Loin des stéréotypes dont a parfois été victime Colbert, ce livre montre un homme obnubilé par l'autonomie financière de la France et prêt à tous les sacrifices pour y arriver.
Dans Le Rêve perdu de La sagesse grecque, Bertrand Vergely exprime ce qui fait l'essence de la Grèce, de sa beauté, de sa sagesse et du bonheur qu'elle dispense quand on a la chance de pouvoir y voyager, avec comme fil conducteur l'homme divin, modèle de l'homme idéal recherché autrefois par les Grecs. Une passionnante odyssée littéraire et vécue, philosophique et spirituelle, à la recherche d'une sagesse perdue qui nourrit et qui apaise. Le Rêve perdu de la sagesse grecque. Bertrand Vergely est philosophe. Ancien professeur en khâgne, à Sciences Po et à l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, il est l'auteur de nombreux ouvrages remarqués, dont Notre vie a un sens ! chez Albin Michel.
Le Caravage de Toulouse, c'est une histoire que l'on a du mal à croire. Dans un mystérieux grenier en Haute Garonne, un jour, on trouve un mystérieux tableau. Maître Labarbe, commissaire priseur à Toulouse est appelé pour estimer la toile. Une fois sur place, il passe un coton imbibé d'eau sur un regard qui l'a tout de suite frappé, celui d'une personne âgée au visage tout ridé. Là il a une révélation. Ce tableau n'est pas commun, il doit dater du XVIIe siècle. Il prend une photo et l'envoie sur le champ au cabinet d'Eric Turquin, expert parisien. Ainsi commence l'incroyable histoire du tableau attribué à Caravage, ce peintre maudit qui passera sa vie à fuir pour mourir, à 38 ans, sur une plage de Toscane. C'est à Naples en 1607, que le maître du clair obscur aurait peint cette scène dramatique, puissante et violente tirée de la Bible : Judith décapitant le général assyrien Holopherne sous les yeux de sa servante Abra. Abra, celle dont le regard avait frappé Maître Labarbe le jour où il vit le tableau pour la première fois. Tableau qui cinq ans plus tard sera vendu à un prix astronomique à un riche collectionneur étranger deux jours avant que ne se tienne la vente aux enchères attendue depuis des semaines comme un grand show à la Halle aux grains, lieu emblématique toulousain. Et ce tableau n'a pas encore livré tous ses secrets.Notes Biographiques : Patrick Bonazza habite à Toulouse. Après des études à Science Po et Science Éco à Grenoble, il a été amené à travailler pour L'Express et le Nouvel Observateur. Journaliste spécialisé en économie et auteur de nombreux ouvrages, il a travaillé pendant vingt ans comme rédacteur en chef de la section économie du Point avant de venir s'installer à Toulouse en 2015. Aujourd'hui encore, il collabore avec Le Point dans la rédaction d'articles économiques de portée nationale qu'il signe sous le nom d'André Trentin.