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Les nouvelles figures mythiques du cinéma espagnol (1975-1995). A corps perdus
Feenstra Pietsie ; Lagny Michèle
L'HARMATTAN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782296013216
Dans les années 1970, principalement après la mort de Franco en 1975, le cinéma espagnol brise ses carcans. De nombreux réalisateurs mettent à mal les vieux tabous imposés sous la dictature. Le plus connu d'entre eux, Pedro Almodóvar, introduit des personnages dont les corps traduisent les mutations en cours en transgressant les limites traditionnelles des identités sociales, culturelles et sexuelles. Dans ce cinéma post-franquiste, les femmes se rêvent autonomes, désirantes ; les homosexuels vivent leur passion sans se cacher ; les transsexuels brouillent les cartes familiales et les délinquants sont montrés comme partie intégrante de la société. Tous ces "corps perdus" engendrent de nouvelles figures mythiques sous forme de corps prototypes (assimilables à de nouvelles images exemplaires) qui transforment les stéréotypes (renvoyant à des valeurs archétypales). Ils expriment une pensée cinématographique sur la toxicomanie, le terrorisme, les gitans, la sexualité sous tous ses aspects, la femme (mère ou fatale), etc.
Résumé : Le cinéma espagnol, profondément inscrit dans l'histoire du pays, est le reflet fidèle des questionnements de sa société. Les auteurs de cet ouvrage, européens et américains, en montrent ici toute la richesse. Loin des clichés et des stéréotypes, cette étude est menée à travers le prisme de l'histoire culturelle, en privilégiant quatre axes : l'identité nationale, la différenciation sexuelle, la représentation de l'autre et la mémoire.L'Espagne présente un cas très particulier par les changements radicaux qu'elle a connus et par le rôle essentiel que le cinéma a joué dans la construction de l'imaginaire national. Longtemps soumis à la censure, ce pays a ouvert depuis l'avènement de la démocratie une voie de renouvellement spectaculaire. Modernité, forte présence des nationalismes régionaux, révolution des moeurs, essor économique puis confrontation à la crise irriguent le propos des cinéastes et construisent une identité nationale en constante évolution.
Depuis l'ouverture des frontières en Europe dans les années 1990, l'horizon du paysage est mis à l'épreuve. Fixé comme une photographie dans la culture visuelle, le paysage devient un écran-mémoire et fait résonner une tradition picturale à travers ces "photo-mémoires" (cinéma, photographie, installation). Fixer un horizon signifie s'interroger sur sa place dans l'espace par la façon de visualiser le paysage. Trois micro-histoires permettent d'interroger les limites de leur horizon : les Pays-Bas, comme un village en Europe, dont l'archéologie du paysage interroge une idéologie à l'épreuve, entre ouverture et fermeture ; l'Espagne, comme une nation divisée, montre les traces de la mémoire de la guerre civile et en sauvegarde quelques fantômes dans les paysages ; l'ex-Yougoslavie, comme un paysage-déraciné, est un pays disparu dans une guerre transnationale, mais rendu présent par la mémoire des survivants. Les trois pays s'inscrivent dans un tableau européen : l'espace prend forme par le paysage, témoignant du bouleversement des visions européennes et de ses horizons multiples.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.