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Quatre lectures de Lautréamont
Fédy Philippe ; Pâris Alain ; Poiron Jean-marc ; R
NIZET
34,00 €
Épuisé
EAN :9782707803047
Les Chants de Maldoror, publiés en 1869 par Isidore Ducasse sous le masque de "Comte de Lautréamont", constituent peut-être le texte poétique le plus étrange et le plus inclassable de toute la littérature française. Un chant d'horreur et de haine, où foisonnent tous les monstres imaginables par un esprit déréglé mais qui ne cesse d'encenser la droite raison. Maldoror cultive et répand le Mal, mais paraît révérer en secret la vertu. Au sein d'un univers ultra-romantique (jusqu'à la caricature volontaire ?) où les cadres sont pulvérisés par un constant brouillard noir et un vent de dévastation, l'auteur prône l'"esprit de géométrie" (les "mathématiques sévères) et les lois de la plus rigide rhétorique. Pour rendre compte d'une telle complexité et tenter de percer les intentions cachées de Lautréamont, il est raisonnable de ne pas rester seul face à un texte qui nous dit, d'emblée, que nous sommes malvenus. Aussi cette analyse très poussée des Chants de Maldoror est menée à quatre voix. Philippe Fédy se concentre sur le thème de la comparaison dans le Premier Chant ; Alain Paris affronte l'atroce bestiaire du récit, en étudiant les rapports tendus entre l'animal et l'homme ou entre l'animal et le surhomme ; Jean-Marc Poiron passe en revue les "combats" de Maldoror, qui sont autant physiques que métaphysiques ou moraux ; Lucienne Rochon encadre enfin ces études par une "introduction à la lecture" et un final relatif au "mythe" chez Lautréamont. Les dernières pages touchent le point controversé entre tous : et si Les Chants n'étaient qu'une vaste mystification, un texte à lire "en négatif", ainsi que le message des Poésies (1870) nous en donne le soupçon ?
De quoi demain sera-t-il fait ? L'auteure imagine, dans treize nouvelles, ce que le futur pourrait nous réserver. Dans "2024, la Grande Cause", les activités artistiques sont sacrifiées au profit du progrès scientifique et technologique. Dans "Plastifique 2131", un continent plastique accueille les réfugiés climatiques. "Voyager 1", la sonde spatiale, initiera la fusion avec une forme de vie extraterrestre. Avec "Maison minute", c'est notre vie quotidienne qui se transforme à grande vitesse. Car aujourd'hui est déjà, par bien des aspects, révélateur de ce que sera demain. Dans des formats variés, du très court "Mort sur catalogue" à un récit plus développé tel que "Condamné à vivre", avec sérieux, ou avec légèreté et humour - voire humour noir -, l'auteure convie le lecteur à explorer et à imaginer ce que pourrait être notre vie future.
La santé est au coeur des préoccupations de beaucoup d'entre nous. Or, les changements technologiques, économiques mais aussi de nos sociétés, vont modifier nos manières de nous soigner. C'est ce que l'auteur a voulu explorer à travers huit nouvelles qui illustrent différents scénarios : d'une industrie pharmaceutique ou de collectifs de patients tout-puissants à la prise en compte de l'individu dans sa globalité, en passant par des systèmes où l'écologie est reine. Les protagonistes, qu'ils soient patients, médecins, infirmiers, techniciens, pharmaciens, diététiciens, etc. vont devoir composer avec ces nouvelles données. Il est même question d'une évolution majeure de l'humanité qui va tout bousculer
Il est difficile, dans une oeuvre théâtrale aussi singulière que celle de Samuel Beckett, qui déjoue sans cesse les principes traditionnels du genre, de saisir tant les procédés formels sous-jacents que la logique structurelle d'ensemble. S'appuyant en partie sur les études générales des linguistes, mais forgeant en même temps ses propres outils conceptuels d'analyse, Betty Rojtman parvient à relever ce défi, sans jamais trouver refuge dans le jargon ou l'exposition absconse. Monde de la "vibration de surface" et du faux-semblant, le théâtre de Beckett est dépourvu, dans son statisme où pourtant "quelque chose se passe" (Fin de partie), de tout noeud dramatique résolvant les tensions de l'intrigue. Betty Rojtman a parfaitement su repérer ce qui se jouait sous l'apparente absurdité d'un théâtre en instabilité permanente, tel un système de thermodynamique. Et c'est précisément en recourant aux notions de "tension", de "force", que l'auteur parvient à résoudre la dialectique inertie/dynamisme innervant le théâtre de Beckett. Les tensions se dispersent sur plusieurs niveaux et plusieurs axes (verticalement et horizontalement), mais où vont-elles exactement ? Nulle part, conclut B. Rojtman : "elles ne conduisent à aucune paix, à aucune Terre Promise dont le rivage serait entrevu à l'horizon. . ".