Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Anatomie comparée des anges. suivi de Sur la danse
Fechner Gustav-T
ECLAT
15,00 €
Épuisé
EAN :9782841620258
C'est un fait que l'on assiste, depuis quelques années, à un " retour " de l'ange, dont les formes sont pour le moins diverses. Certes, l'ange est commode. Patient, messager, virtuel, intemporel ou exterminateur, il est gardien, désormais, d'un homme incapable de se garder lui-même et semble devoir correspondre à la folie sécuritaire qui s'est emparée de notre monde. L'ange de Fechner, au contraire, ne garde rien, et n'a qu'une vague relation avec notre espèce. Il est cosmique ou cosmologique, et s'il nous regarde de quelque manière, c'est plutôt comme une sentinelle facétieuse, campée devant ce qui nous est destiné, mais que nous ne pouvons voir, terrassés par la peur de ce qui nous semble de plus en plus inaccessible : notre propre capacité à imaginer monde. Tel serait alors aussi l'ange de Fechner : témoin de la perte de nos propres ailes.
Résumé : "Pourquoi n'y aurait-il pas aussi, à côté des âmes qui marchent, crient et mangent, des âmes qui fleurissent et exhalent leur parfum en silence, des âmes qui assouvissent leur soif par l'absorption de rosée et leurs inclinations par le bourgeonnement, et qui répondent à une autre aspiration plus élevée par la recherche de lumière ? " Dans cet extraordinaire plaidoyer pour l'âme des plantes, Fechner se révèle parmi les grands penseurs romantiques du 19e siècle, qui ont contribué à élaborer une philosophie de la nature où la "voix de la poésie" s'avère un instrument tout aussi créatif de notre connaissance.
La journaliste française née en Algérie, Elisabeth Fechner, a rassemblé pour nous images et textes évoquant et - souvent - magnifiant son pays de naissance. Dans "La Gloire de l'Algérie, écrivains et photographes, de Flaubert à Camus", paru aux éditions Calmann-Lévy, elle nous invite à un très beau voyage. : Elisabeth Fechner est née à Oran en 1944. De ses années algériennes, elle a tiré un magnifique album de photos et de souvenirs, "Le pays d'où je viens, souvenirs d'Algérie", pèlerinage nostalgique mêlé de profonde tendresse pour ce pays qui l'a vue naître. Elle continue son exploration géographique et historique avec "La Gloire de l'Algérie, écrivains et photographes de Flaubert à Camus".Cette fois-ci la journaliste nous propose un voyage dans le temps. En remontant aux premiers témoignages concernant l'Algérie, elle nous donne une image du pays peu connue. Ainsi ces mots, trouvés dans le Journal des débats en 1830 : "Alger est une ville triste, une terre rude ; des barbares, des soldats, des citadelles. (?) Il n'y a que deux bonnes choses dans ce pays : l'opium, cette ivresse de brutes, et l'essence de roses."Richement documenté, l'ouvrage égrène gravures et photographies d'époque, le tout rythmé par des passages littéraires de haut vol. Car nombreux ont été les écrivains inspirés par Alger et les Algériens - beaucoup louent la beauté fascinante des femmes, mais aussi des hommes -, par leur énergie et leur générosité.De Théophile Gautier à Alexandre Dumas en passant par un Flaubert ou un Daudet en verve, le XIXème siècle offre un beau florilège d'écrivains voyageurs qui partent à la rencontre de cette contrée exotique. C'est le temps des expéditions et Elisabeth Fechner remarque d'ailleurs que c'est en 1865 que l'Algérie est pour la première fois photographiée. Le livre se referme sur les plumes chatoyantes d'Emmanuel Roblès, de Jules Roy et d'Albert Camus : "Sur ces plages d'Oranie, tous les matins d'été ont l'air d'être les premiers du monde. Tous les crépuscules semblent être les derniers, agonies solennelles annoncées au coucher du soleil par une dernière lumière qui fonce toutes les teintes."Entre poésie, littérature, iconographie soignée et éléments historiques précieux, le livre d'Elisabeth Fechner s'adresse aux amoureux de l'Algérie? et à tous les autres. -- Olivia Marsaud -- -- Afrik.com
Dans ce long inédit, Benjamin Fondane révèle les implications philosophiques révolutionnaires qui découlent des travaux de Lévy-Bruhl (1857-1939) sur la mentalité primitive. En mettant à jour les mécanismes d'une logique différente, Lévy-Bruhl fait voler en éclat l'universalité de la logique d'Aristote sur laquelle repose notre pensée occidentale. Dès lors cette logique n'est rien d'autre qu'une arme politique qui fonde l'hégémonie de la rationalité. La démonstration de Fondane est implacable et bouleverse notre conception de la philosophie. Il nous incite à reconsidérer nos manières de penser et de vivre sous la contrainte de la raison, faisant écho à une tradition non aristotélicienne qu'incarnent des penseurs comme Michelstaedter, Lukasiewicz ou Alfred Korzybski.
A partir du jour où, du fait des lois raciales anti-juives, le père de l'auteur est renvoyé de l'Orchestre de la Radio Diffusion italienne où il était violoniste, l'enfance d'Aldo Zargani se déroulera dans un en-deçà du temps fait de déménagements à la sauvette, errances tragi-comiques d'une ville à l'autre, d'une logeuse à l'autre, d'une cache à l'autre, sans que jamais l'espoir de retrouver la lumière ne soit perdu. "Sept ans de malheur" dans la vie d'un enfant, dont l'auteur porte la marque et qu'il relate pourtant avec une verve et une pudeur qu'on a comparées à celles d'un Federico Fellini aux prises avec sa propre enfance dans l'Italie fasciste. Premiers émois amoureux, premières peurs, premiers enthousiasmes et toujours l'amour de ses proches comme mot de passe pour échapper aux situations les plus tragiques. Récompensé par plusieurs prix littéraires lors de sa parution en Italie Pour violon seul a été également traduit en anglais (USA), en allemand et en espagnol, avec chaque fois un succès retentissant.
La géométrie non euclidienne fut non seulement un bouleversement sans précédent dans l'histoire des mathématiques, mais également une bouffée d'air pur pour les partisans d'une "vérité sans les dogmes". Par ce "non" augmentatif, elle affirmait l'existence d'un en-dehors de l'Être, vingt-quatre siècles après le Parménide de Platon, et plaçait, more geometrico, la philosophie dans l'espace de la spiritualité occidentale, ouvrant la voie à la liberté dans le domaine des sciences rigoureuses. C'est aux implications philosophiques de cette révolution mathématique qu'est consacré l'essai d'Imre Toth, qui étudie également certains aspects de la pensée de Gottlob Frege, farouche adversaire de la géométrie non euclidienne, pour en démontrer les impasses et les fourvoiements.