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Fond perdu
Fayolle Marion ; Côme Tony
MAGNANI
15,00 €
Épuisé
EAN :9791092058642
Entre novembre 2020 et avril 2021, Tony Côme, historien de l'art et ami de longue date, s'est entretenu avec Marion Fayolle. A l'origine de ce livre, des promenades, des moments de cohabitation et de travail partagé. En arrière-plan, la Drôme des collines, où elle vit depuis plusieurs années, et les hauts plateaux ardéchois, ses racines. Dix ans après sa sortie de l'Ecole supérieure des arts décoratifs de Strasbourg et la publication de dix ouvrages, l'autrice et illustratrice nous invite dans les " fonds perdus " de son travail. La complicité qui noue les deux interlocuteurs offre une vraie immersion dans l'atelier, une rencontre avec son écriture, son engagements et ses doutes. La parole de l'intervieweur reste en réserve, on la devine seulement dans la retranscription des réponses à ses questions. Le lecteur finit par avoir l'impression qu'elle s'adresse directement à lui ou peut-être même qu'elle se parle à haute voix. Pensé dans le cadre des dix ans des éditions Magnani, cet entretien tend à révéler les nombreux questionnements et enjeux, souvent insoupçonnés, qui sous-tendent la pratique de l'illustration et de la bande-dessinée.
Marion Fayolle signe avec Les Coquins un recueil de dessins érotiques dans lequel les hommes mangent des glaces-seins, les femmes ont peur du loup, ou se reposent entre deux branches-sexes. L?auteur nous raconte, avec humour et étrangeté les rapports entres hommes et femmes à travers des jeux d?associations et des métamorphoses tantôt gourmandes, tantôt sportives, sinon animales...
Un homme marié ne peut s'empêcher de regarder les femmes et de leur plaire, de se sentir désiré par elles. Il charme les femmes mais arrête tout systématiquement avec elles au moment où leur amour pourrait s'accomplir. Il fige les sentiments à l'instant même où l'attirance est la plus grande. Cet homme se protège ainsi contre les souffrances et les déceptions qui pourraient anéantir la beauté et le réconfort qu'il trouve dans ces relations platoniques. Cet homme conserve précieusement toutes ses relations inaccomplies ? ses amours suspendues ? dans une chambre secrète ; ses amours suspendues prennent la forme de femmes congelées, statufiées. Souvent, il prend plaisir à s'enfermer avec les souvenirs de ces femmes qu'il a aimées. Il se souvient avec émotion de chacune d'elles : la femme rouge et fatale, la femme violette et maternelle, la femme jaune et souffrante. Jusqu'au jour où cet homme marié est quitté par celle avec qui il partage sa vie. Il ne l'a pas vu venir et se retrouve dans une très grande tristesse. Il se réfugie dans sa chambre secrète et décide de décongeler toutes ces amours suspendues, de redonner vie à toutes ces femmes dans une tentative désespérée pour retrouver le bonheur perdu...
«Si j'avais dû trouver un élément pour symboliser mon père, j'aurais choisi les pierres. Mais, attention pasles galets lisses et doux. Non, plutôt les rochers qui piquent les pieds si on leur marche dessus sans chaussures. Ceux qui sont recouverts d'aspérités. Ceux qui râpent, qui coupent, qui sont agressifs et froids. Mon père était un rocher sur lequel on aurait aimé s'agripper sans se blesser. Sous lequel on aurait aimé s'abriter sans se sentir menacé». Marion Fayolle réalise un chef d'?uvre éblouissant sur la recherche d'un amour manqué, celui d'un père à l'agonie. Un homme dur et insaisissable dont on souhaite réanimer la vie et l'amour. Classique et ?uvre essentielle de Marion Fayolle, publiée depuis 2013 aux éditions Magnani : "La Tendresse des Pierres" sublime par delà toutes les richesses des rapports texte et image les possibilités artistiques et littéraires de la bande dessinée contemporaine.
De septembre 2015 à juin 2017, le théâtre Gérard Philipe a proposé à Marion Fayolle d'assister aux ateliers donnés par le chorégraphe Thierry Tieu Niang à Saint Denis dans le quartier du Franc-Moisin et de créer un livre. "Les Faux-Pas" de Marion Fayolle est le libre prolongement de cette expérience et une relecture du spectacle de Thierry Tieu Niang, intitulé Ses Majestés, au théâtre Gérard Philippe. Durant les ateliers auxquels assiste Marion Fayolle, ce ne sont pas des danseurs professionnels qui se mettent en mouvement mais ceux d'amateurs, de jeunes enfants, de femmes tout juste arrivées en France, de personnes âgées ou de gens rencontrés ça et là avant. Peu à peu, en étant spectatrice des ateliers, l'auteure voit les maladresses des danseurs se métamorphoser et devenir belles. Le travail de metteuse en pages de Marion Fayolle résonne complètement avec celui du chorégraphe : cette faculté à attraper l'inattendu, à encourager les corps à devenir les auteurs de ce est raconté ; voici l'une des spécificités du travail de l'auteure des "Amours suspendues". Dans "Les Faux-Pas", Marion Fayolle voit ses personnages lui contester le contrôle du livre et du récit. Elle choisit de leur laisser la liberté de se tromper, de lui échapper ; pour un livre unique qui révèle le rapport singulier que l'auteure possède avec ses personnages, véritables comédiens vivants de la page et du livre.
« Si j'avais dû trouver un élément pour symboliser mon père, j'aurais choisi les pierres. Mais, attention pasles galets lisses et doux. Non, plutôt les rochers qui piquent les pieds si on leur marche dessus sans chaussures. Ceux qui sont recouverts d'aspérités. Ceux qui râpent, qui coupent, qui sont agressifs et froids. Mon père était un rocher sur lequel on auraitaimé s'agripper sans se blesser. Sous lequel on aurait aimé s'abriter sans se sentir menacé ». Marion Fayolle réalise un chef d'?uvre éblouissant sur la recherche d'un amour manqué, celui d'un père à l'agonie. Un homme dur et insaisissable dont on souhaite réanimer la vie et l'amour. "La Tendresse des Pierres" sublime par delà toutes les richesses des rapports texte et image les possibilités artistiques et littéraires d'une bande dessinée moderne que l'auteur enrichit par l'influence du surréalisme et du nouveau roman.
Un homme marié ne peut s'empêcher de regarder les femmes et de leur plaire, de se sentir désiré par elles. Il charme les femmes mais arrête tout systématiquement avec elles au moment où leur amour pourrait s'accomplir. Il fige les sentiments à l'instant même où l'attirance est la plus grande. Cet homme se protège ainsi contre les souffrances et les déceptions qui pourraient anéantir la beauté et le réconfort qu'il trouve dans ces relations platoniques. Cet homme conserve précieusement toutes ses relations inaccomplies ? ses amours suspendues ? dans une chambre secrète ; ses amours suspendues prennent la forme de femmes congelées, statufiées. Souvent, il prend plaisir à s'enfermer avec les souvenirs de ces femmes qu'il a aimées. Il se souvient avec émotion de chacune d'elles : la femme rouge et fatale, la femme violette et maternelle, la femme jaune et souffrante. Jusqu'au jour où cet homme marié est quitté par celle avec qui il partage sa vie. Il ne l'a pas vu venir et se retrouve dans une très grande tristesse. Il se réfugie dans sa chambre secrète et décide de décongeler toutes ces amours suspendues, de redonner vie à toutes ces femmes dans une tentative désespérée pour retrouver le bonheur perdu...
Initiateur d?une nouvelle ligne claire, Simon Roussin met en pages et en images un western flamboyant mêlant avec virtuosité un trait simple et pur avec des couleurs aux feutres dignes de la peinture fauviste. Le récit accumule les morceaux de bravoure : attaque de diligence, chevauchées de l?Ouest sauvage, braquage de banque, guet-apens et grands sentiments ! Les amateurs de westerns, apprécieront aussi l?influence contemplative de John Ford et le sens du tragique de Sergio Leone. "Le Bandit au Colt d?or" est un livre à mi-chemin de son travail d?auteur de bandes dessinées et de livre illustré. L?auteur désire avant tout s?extraire de tout formatage et livrer un travail profond qui n?est ni régressif pour l?adulte, ni infantilisant pour l?enfant.