Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le langage meurtrier
Faye Jean-Pierre
HERMANN
38,15 €
Épuisé
EAN :9782705662561
Cet ouvrage est une version nouvelle, émondée, restructurée et enrichie, des Langages totalitaires, livre fondateur sur le rôle du discours dans le processus de l'Histoire.Le langage meurtrier épouse toutes les inquiétudes de l'actualité.Des langages politiques surgissent çà et là en Europe soudain, comme un cauchemar : une figure meurtrière va envahir l'espace européen tout entier.Les premières années 1990 ont vu s'écrouler les murailles d'un Etat dont la figure était à la fois symétrique et inverse de l'Etat total hitlérien. La chute du Mur de Berlin a fait tomber les miradors du Goulag. On pourrait penser que les langages totalitaires ne sont plus producteurs de formes lourdes. Mais la fabrique des langages meurtriers n'est pas suspendue : elle redouble d'arguments et de fureurs. Déraisons de la raison narrative. Il n'est pas indifférent de reprendre et de condamner à nouveau les procès par quoi s'annonce le meurtre en termes réels.Le langage du vingtième siècle, puisant à plusieurs sources antérieures, a façonné des trames meurtrières, aussi dangereuses que des armes. Et sans lesquelles les armes n'auraient pas parlé. Tissées sur la grille lourde des nappes économiques, elles anticipent déjà le règne des médias. La montée des trames de meurtre, on peut encore l'observer sous des formes différentes. Il s'agit toujours de détruire la parole de l'autre et d'en arracher l'inscription.Une fois ourdie sur la chaîne de l'Histoire et des dispositifs d'Etat, rien n'arrête plus, semble-t-il, la machine abominable. Qu'il s'agisse du roman criminel par quoi fut produit le Reich nazi, ou des figures différentes du langage meurtrier.
Lou, cher coeur, je sens en vous tous les élans de l'âme plus haute".La lettre de Nietzsche à Lou Salomé de novembre 1882 se prolonge dans sa volonté de maîtriser"ressentiment et vengeance". Vers novembre 1887 il appellera pour l'Europe"le parti de la paix, le parti des opprimés... Contre les sentiments de vengeance et de ressentiment".Cette perspective souveraine, qui découvre les porte-parole de la vie dans"les classes mal famées", nous le futur, dans ce qu'il faut bien appeler le principe de Salomé.Telle est la transformation nietzschéenne.Jean-Pierre Faye est philosophe et romancier. Il a publié entre autres ouvrages: Langages totalitaires, Le Siècle des idéologies et La Déraison antisémite et son langage."
L'expérience narrative est ce qui enveloppe chaque moment, ce qui devient événement. Expérience et récit sont conjugués dans la même fonction histoire. La question a été posée : est-ce que Ernst Junger, pendant la Guerre mondiale, a entendu le récit lui apprenant la Conférence de Wannsee qui programmait la Solution finale ? Est-ce que cela aurait modifié son " expérience du combat " ? A-t-il eu connaissance du Cours d'hiver 1933-34 où son ami Heidegger exigeait " l'extermination totale " de " l'Asiatique " ? Peut-on approcher cette énigme qui introduit dans l'Histoire une furie des langages, où se raconte d'avance ce qui va survenir comme réel par l'effet de ce transformat ? Dans cet essai, l'auteur analyse les transformations de l'expérience narrative qui s'explorent par fragments signés Nietzsche. Ou dans la forfaiture " totale " de Carl Schmitt. Ou dans le couplage indirect Bataille/Lacan. Ou encore dans la mutation renversée, sous le regard de Sade, qui remonte de la perdition rieuse de Juliette au " sourire perdu " d'Anne Prosper. Ainsi, au " transformat univers " s'ajoute le transformat langage.
Résumé : Chacun le sait, les mots comme les concepts ont une histoire, forgée au fil des siècles par les changements de sens et les différences d'appréciation et de connotation. Raconter leur histoire particulière, c'est non seulement enrichir cette histoire, mais encore - et surtout - la modifier, la transformer. D'où le paradoxe, présenté à maintes reprises par Jean-Pierre Faye : d'un côté, l'usage d'un concept exige la connaissance de son histoire et de sa polysémie ; de l'autre côté, son utilisation en modifie le sens et en transforme l'histoire. Car le pouvoir humain de conter a ceci de singulier qu'il agit, certes par le conte, mais également sur le conte. De là, la nécessité de porter une attention aiguë aux mots et aux concepts, ainsi qu'à leur histoire, à leur usage et à leurs transformations. Cette nouvelle manière de procéder et de penser permet de définir ce que l'auteur appelle la "philosophie du transformat", nouvelle méthode qui débouche notamment sur un dialogue avec la philosophie de Gilles Deleuze et qui constitue l'un des apports majeurs de la philosophie de Jean-Pierre Faye. Le présent traité, écrit à destination du plus grand nombre, expose cette démarche philosophique de façon simple, systématique et synthétique. Dans une certaine mesure, on peut dire que Les voies neuves de la philos constitue la meilleure introduction possible à la pensée, originale et forte de Jean-Pierre Faye.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
L'amour virtuel, un amour véritable ? Certains affirment tomber amoureux en ligne. Mais est-ce là de l'amour véritable ? L'amour, soutient-on, est désir du bien de l'autre. Il nécessite l'amour de soi, il amène à vouloir être près de l'être aimé, il exige une reconnaissance mutuelle et vise une personne concrète et autre que soi. On le décrit également comme étant inconditionnel, durable, voire incontrôlable (c'est lui qui nous contrôle), toujours pauvre et irrationnel. Que signifient et qu'impliquent ces caractéristiques ? Surtout, les retrouve-t-on toutes dans les relations d'amour virtuelles ? Plus encore, quelle vision de l'amour le virtuel pousse-t-il à adopter ?
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.