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Vésale
Fawzi ; Bollée
PASSES COMPOSES
14,90 €
Épuisé
EAN :9782379338960
Paris, le 30 juin 1559, le roi de France Henri II marie sa fille aînée au roi d'Espagne. Un grand tournoi est organisé ; lors de la première joute, la lance de Gabriel de Lorges, capitaine de la garde écossaise, se brise. Un éclat transperce l'oeil du roi à travers son heaume. Ambroise Paré, le chirurgien royal, est à son chevet mais devant le roi inconscient, la reine fait appeler André Vésale, médecin de Philippe II et plus grand anatomiste de son temps. Pendant 6 jours, les deux médecins se livrent à un duel autour du corps du roi que chacun sait perdu. Vésale erre dans Paris, hanté par son impuissance à sauver le roi, poursuivi par ses cauchemars éveillés. Partout dans la ville surgissent des spectres terrifiants avec qui il dialogue sur la fragilité des choses. D'un événement improbable, mais vrai, de l'histoire de France, Laurent-Frédéric Bollée et Fawzi nous entraînent dans une farce macabre, une danse troublante avec la mort menée par deux génies que tout oppose.
Une ville nouvelle dans un pays arabe face à la modernité. Un récit baroque, traversé de violence et peuplé de secrets. Fawzi Mellah, né en 1946 à Damas, est un écrivain et journaliste tunisien. Il est universitaire à Genève en Suisse.
Résumé : Il aura fallu le déclenchement de la révolution du Jasmin, en Tunisie, pour que la narratrice se décide à écrire sur sa mère. Elle revient sur ce printemps 2007, quand, au chevet de sa maman malade, elle n'a qu'une envie : percer l'énigme de cette femme rétive aux confidences et à la tendresse. S'engage une enquête qui a tout de la chasse au trésor... où l'on apprend que la vie de Yamna était loin de ce qu'en imaginaient ses enfants. "Fawzia Zouari nous livre un récit familial extraordinaire, shakespearien dans sa trame, son ampleur et son style, dont on ne sort pas indemne. Le lecteur en est averti, le vertige le saisira dès les premières pages, il ne pourra échapper au désir, plein de risques, de tourner son regard sur lui-même et de s'interroger sur l'histoire de sa propre famille. Il lira le récit de Fawzia Zouari autant qu'il fouillera en lui, et de cette mise en parallèle sourdra un irrépressible malaise". Boualem Sansal.
Résumé : La narratrice tunisienne raconte sa mère. Comme le lui dit l?une de ses amies, il t?aura fallu une révolution (des jasmins) pour oser parler de tes rapports avec elle. Le sujet n?est pas tabou mais dévoiler, au sens figuré comme au sens propre, la personnalité maternelle n?est pas une affaire facile. D?autant que le silence familial a to u- jours été la règle. Raconter l?intime c?est mettre un sens à tout ce qui a été, est et sera. C?est essentiel aussi pour comprendre ce que sont et seront les bouleversements politiques et sociologiques. Fawzia Zouar i raconte avec pudeur et authenticité la vie des femmes bédouines tunisiennes, la révolte de l?héroïne qui a dû parcourir un si long chemin pour se libérer sans la renier d?une tradition ancestrale à l?égard du rôle des femmes. La vivacité de l?écriture, la drôlerie de certaines situations, l?inspiration parfois lyrique fait songer aux écrits de Taos Amrouche.
Il est courant d'affirmer qu'au XVIIIe siècle, les femmes étaient libres, pour ne pas dire libérées. Puis d'ajouter dans la foulée que la Révolution française les a privées de leurs droits. Pour illustrer ce propos, les protagonistes de cette représentation utilisent à l'envi l'argument des femmes tenant Salon. Au-delà de la question de la représentativité de ces salonnières, il y a là le souhait de discréditer les années révolutionnaires. Toutefois, il ne suffit pas de se cantonner dans l'impressionnisme d'une telle hypothèse. Christine Le Bozec procède donc à un état des lieux de la condition féminine à l'époque des Lumières, avant d'envisager leur implication et leur rôle au cours de la Révolution française, puis de conclure sur l'Empire et la Restauration. Ses conclusions sont novatrices : le seul moment où le groupe femme (et non de rares individus) a réellement pris la parole, s'est fait écouter en investissant l'espace public, furent les années 1789-1795 ; années de conquête de droits chèrement et âprement acquis, puis difficilement conservés, avant que Bonaparte ne commence à les rogner et que la Restauration ne les supprime.
Si l'histoire se lit dans les livres, elle peut également se comprendre par les images. Au début du Moyen Age, en France, l'Eglise chrétienne utilisa la représentation iconographique pour enseigner à ses fidèles les évangiles et la vie des saints. Le pouvoir royal l'imita. Des artistes y trouvèrent une occasion de se distinguer. Sur la toile, des scènes intimes, où des personnages prennent vie. Au début du XIXe siècle, le genre faisait toujours fureur. Il est aujourd'hui appelé peinture d'histoire et contribue à la glorification d'un passé que l'on veut commun aux Français. Alors, sans naïveté, laissons-nous aller à la rêverie, amusons-nous à décrypter, par quelques figures emblématiques ? Vercingétorix, Clovis, Geneviève, Charlemagne, Saint Louis, Jeanne d'Arc, François Ier et Henri IV ?, un sentiment national qui s'affirme à partir d'une iconographie riche, audacieuse et toujours vivante, puisque exposée dans les lieux les plus fréquentés de France.
Si Richard Wagner est célébré pour le génie de sa musique, il est également l'auteur de textes en prose profondément antisémites, rassemblés dans ses Oeuvres complètes. Or ces essais eurent un puissant impact, tout comme l'esthétique de ses opéras, sur Adolf Hitler. Né six ans après la mort du compositeur, il avait pris, depuis l'adolescence, l'auteur de L'Anneau du Nibelung pour modèle. Pour mieux cerner la place du compositeur dans l'idéologie nazie et la pensée du Führer, et dans le sillage des analyses selon lesquelles l'histoire allemande a pris "un chemin particulier" entre 1850 et 1950 au sein de la modernité occidentale, Fanny Chassain-Pichon croise les parcours des deux hommes. Elle montre comment chaque période de la vie de Wagner a pu être, à l'âge équivalent, une inspiration pour Hitler, et ce jusque dans la mise en scène de sa propre mort. On comprend ainsi comment la passion esthétique d'Hitler, née à la source wagnérienne, eut une influence considérable sur l'idéologie du IIIe Reich.
L'honneur, qui veut toujours régner, se révolte, et il ne reconnaît point de loi. " Cette phrase de Montesquieu semble avoir été lue par les protagonistes des trois histoires qui composent la trame de cette étude : un marquis trop sûr de son droit, au point d'envisager de traîner le roi en justice ; un modeste affairiste entraîné dans une affaire dont les intérêts le dépassent ; un jeune officier d'un régiment colonial, envoyé dans la lointaine Ceylan par sa famille. Si les fils de ces récits sont par trop éloignés pour se croiser, ils n'en forment pas moins un saisissant tableau de ce que pouvait être la France des dernières décennies de l'Ancien régime : un monde régi par un droit non pas rigide, mais pluriel, une société où l'initiative individuelle reste suspecte, mais nécessaire. Il fallait, pour raconter dans leur globalité ces trois destins d'Ancien régime, tour à tour surprenants, tragiques et terriblement humains, imaginer une approche différente de l'histoire et de son récit.