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Derrière la cause isolée d'un homme. Tome 3, Le Bien sorti du Mal
Favreau Bertrand
BORD DE L EAU
12,20 €
Épuisé
EAN :9782915651768
Lorsqu'en 1984, le Prix International des Droits de l'Homme Ludovic Trarieux fut créé, distinguer le mérite isolé et nominal d'un avocat au-delà de la cause qu'il illustre ne semblait guère convenable... Les grands combats sont collectifs et anonymes. On a toujours célébré l'héroïsme du militant, héros singulier. On a dit par ailleurs le tribut payé par les journalistes. Nul ne semblait se préoccuper alors des avocats. La profession n'était-elle pas vécue à travers le monde comme engoncée dans ses traditions et protégée parfois par quelques privilèges ? Pourtant de l'Inde de Gandhi à l'Afrique du Sud de Mandela, nul ne disconvenait que la lutte pour les libertés fondamentales et l'état de droit passait assurément par la liberté d'expression, les droits de la défense et par l'indépendance de la magistrature et par celle des barreaux. Les avocats en sont souvent les premières victimes : au prix souvent de leur liberté, parfois de leur vie. Merhangiz Kar, et son message pour l'émancipation des femmes et la sécularisation de la société iranienne, Digna Ochoa et Bàrbara Zamora, et leur engagement pour rendre justice aux minorités du Chiapas, Aktham Naisse, et son appel au réveil de la société civile pour une Syrie démocratique, Henri Burin des Roziers, apôtre du droit à la terre pour ceux qui n'en ont pas et de l'état de droit face aux exactions des fazendeiros au Brésil, Parvez Imroz, luttant pour la mémoire des disparus au Cachemire, ou René Gômez Manzano, créant au prix de sa liberté un barreau d'avocats indépendants à Cuba, sont les héros et les martyrs d'un seul et même combat. Arménie, Finlande ou Transvaal, il y a un siècle. Des noms de pays où la liberté de l'homme était persécutée. Des noms de mémoire, derrière lesquels des enfants incrédules découvrent à présent l'indifférence égoïste de leurs aïeux. Aujourd'hui Iran, Mexique, Syrie, Brésil, Inde, Cuba... Le droit, la justice, l'humanité. En ce sens, le legs de Trarieux - même timidement et brièvement esquissé - reste éternel.
A travers cinq portes d'entrée - Parole, Visage, Communauté, Histoire et Bonheur - François Favreau lance une invitation à croire en Jésus-Christ, un appel joyeux à découvrir l'Evangile et à en vivre, à trouver le chemin du bonheur. Ce livre sera une aide précieuse pour les futurs Mariés, les futurs baptisés ou tous ceux qui font une démarche dans l'Eglise. Il sera aussi un excellent outil pastoral pour toutes les équipes de catéchuménat adulte, de préparation au mariage, et pour tous ceux qui veulent témoigner de la foi chrétienne. Biographie de l'auteur François Favreau a été ordonné prêtre en 1952 dans le diocèse de Poitiers. Evêque auxiliaire de Bayonne de 1971 à 1977, il a été évêque de La Rochelle et de Saintes de 1979 à 1983, puis de Nanterre de 1983 à 2002.
L'année 1906 a marqué le terme d'un long processus judiciaire où la Cour suprême à été un acteur de premier plan de l'Affaire Dreyfus. Le 12 juillet 1906, la Cour de cassation, toutes Chambres réunies, se prononce: "Attendu, en dernière analyse, que de l'accusation portée contre Dreyfus, rien ne reste debout et que l'annulation du jugement du Conseil de guerre ne laisse rien subsister qui puisse, à sa charge, être qualifié crime ou délit. Par ces motifs, Annule le jugement du Conseil de guerre [...] Dit que c'est par erreur et à tort que condamnation a été prononcée..." L'arrêt de la Cour de cassation fut affiché dans toutes les communes. Alors qu'avec la grâce, le clan dreyfusard, en proie aux divisions, eut quelque peu volé en éclats, Ludovic Trarieux, qui fit voter, en 1895, la loi qui allait permettre la révision du procès Dreyfus, fut fidèle jusqu'au bout et ne ménagea pas ses efforts pour ?uvrer à une réhabilitation judiciaire totale. En juillet 2006, un colloque a réuni à Aubeterre-sur-Dronne, en Charente, vil-le natale de Ludovic Trarieux (le garde des Sceaux dreyfusard) des historiens, des avocats et des magistrats pour commémorer le centième anniversaire de la fin de la tragédie judiciaire que fut l'Affaire Dreyfus. Leurs communications font état, non seulement des recherches les plus récentes concernant l'étude de l'Affaire Dreyfus, mais s'attachent à dégager des perspectives pour l'avenir, notamment sur la nécessité d'un combat permanent contre l'antisémitisme.
Tantôt décrié, tantôt encensé, le revenu de base apparaît comme l'une des principales utopies d'un XXIe siècle où la fin de la croissance économique, les mutations du travail et les transformations de la société nous obligent à réviser nos logiciels de pensée. Loin de n'être qu'un phénomène de mode, le revenu de base s'inscrit dans une tradition historique ancienne qui prend sa source dans la Révolution française. Une ligne de force est ainsi repérable sur deux siècles, qui alterne lueurs et éclipses, pour proposer des solutions aux défis de nos sociétés, successivement : la question agraire, la révolution industrielle et la société postindustrielle. Timothée Duverger suit ainsi la piste du droit au revenu et se concentre en particulier sur les trois grandes démocraties libérales, la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Il croise tour à tour le radicalisme britannique, le socialisme utopique au XIXe siècle, les propositions de crédit social puis de dividende social dans l'entre-deux-guerres en Grande-Bretagne, le débat sur l'impôt négatif dans les Etats-Unis des années 1970, l'essor d'un mouvement européen autour de l'allocation universelle dans les années 1980, l'émergence contemporaine du débat en France, avant de terminer ce voyage par un tour du monde des expérimentations. A l'issue de cette exploration, une conclusion s'impose : le revenu de base, quels que soient sa forme, le moment ou le lieu où il est conçu, interroge toujours nos sociétés démocratiques et l'autonomie de l'individu dans une reconfiguration permanente des rapports entre l'économie et la société. Le revenu de base se présente bien comme l'une des utopies à expérimenter pour ouvrir une brèche vers le nouveau monde qui tarde à naître.
Comment expliquer qu'un mode d'organisation capitaliste - fondé sur un principe d'accumulation continue - autorise la perpétuation d'activités qui obéissent à une autre logique et paraissent lui poser des limites ? Pour résoudre cette énigme, l'ouvrage évalue les clés de lecture disponibles et formule de nouvelles propositions. Pour nombre d'auteurs, le capitalisme procède de forces économiques naturelles et autonomes, accompagnées ou canalisées dans un second temps par quelques politiques publiques. Il se heurte parfois à une résistance - que le terme serve à désigner une force d'obstruction passive ou une capacité de mobilisation. L'ouvrage invite à inverser la perspective et à considérer plutôt les rapports de force politiques qui débouchent sur la représentation d'un ordre économique naturel et qui expliquent le développement du capitalisme. Il examine sur ce mode les activités des entrepreneurs, mais aussi les affrontements entre chercheurs et les luttes qui ont cours au sein des administrations publiques. Dans leur ensemble et par leur articulation, différents champs composent ainsi les structures politiques de l'accumulation. Dans certains cas et sous certaines conditions, des activités non capitalistes s'en trouvent dans le temps confortées : de multiples agents les perçoivent comme extérieures à l'ordre économique naturel ; ils anticipent leur disparition et se persuadent qu'il suffit de laisser la nature accomplir son oeuvre. Nul ne travaille à leur élimination ni ne pousse à l'organisation d'un mouvement qui en prendrait la défense. Pour mesurer la portée de ses propositions, l'auteur retient l'exemple de l'agriculture en Roumanie : il s'efforce d'expliquer la coexistence sur ce terrain de grandes exploitations capitalistes et de petites propriétés qui entretiennent des pratiques d'autoconsommation, sans prêter à la moindre forme d'accumulation. Au-delà de ce cas d'étude, l'ouvrage affiche une visée pédagogique et offre une présentation actualisée des théories du capitalisme. Il pose par ailleurs les bases d'un nouveau programme de recherche en économie politique.
Les big data sont devenus un impératif pour mener une campagne électorale. La campagne pour l'élection présidentielle française de 2017 a été marquée par le rôle majeur joué par des plateformes de gestion et d'analyses des données massives, telles que NationBuilder ou 50+1. Qu'est-ce que change le recours au big data électoral dans les manières de faire campagne ? Introduit-t-il des pratiques " innovantes " pour mobiliser les électeurs ? Voit-on apparaître de " nouvelles " formes de militantisme ? Comment sont construits les algorithmes prédictifs ? Sommes-nous réellement fichés sur Internet ? Comment protéger ses données personnelles ? L'auteure interroge l'efficacité de ces techniques, en mettant au jour les enjeux économiques, la construction de croyances autour des big data et les jeux d'influence internationaux. L'intérêt porté à la récolte des données n'est pas neuf. Il s'agit de retracer l'intégration de certaines évolutions techniques que ce soit chez nos voisins américains ou dans les campagnes françaises de 2002 à 2017, en déconstruisant les fantasmes entourant l'usage des bases de données en politique. Mais il s'agit surtout d'armer le citoyen face à la montée en puissance d'une nouvelle ère de la donnée.
Comment les acteurs, dans le cadre de leur travail, définissent et perçoivent la rationalité économique et quelle place occupe-t-elle dans le rapport au travail ? A partir de deux univers opposés apriori, le secteur de l'industrie automobile et l'hôpital public, cette recherche tente de comprendre ce que l'économie fait au travail. Elle appréhende la rationalité économique comme une composante de l'activité et analyse comment les acteurs l'intègrent, s'en arrangent ou la contestent. Les deux univers retenus proposent différentes facettes de la rationalité économique, tour à tour perçue comme une entrave au travail, elle abime l'activité ; comme une de ses composantes qui ne saurait supplanter les règles de l'art et les savoirs faire ; et enfin comme une dimension morale qui permet de mettre fin à l'activité, elle fixe les limites entre ce qui est raisonnable et ce qui ne l'est pas. Ces trois manières d'éprouver la rationalité économique se combinent plus qu'elles opposent. Elles viennent d'abord rappeler que le rapport au travail n'est pas seulement donné par des éléments objectifs de la situation. Le travail est aussi le fruit de l'action des acteurs capables de rendre compte de ce qu'ils font.