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La politique à l'épreuve des émotions
Faure Alain ; Négrier Emmanuel
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753552517
Il y a, dans la prolifération d'événements dramatiques, dans l'exposition des souffrances subies lors de conflits, mais aussi dans les images de liesse populaire ou les larmes de joie de vainqueurs des urnes, une diffusion inédite des émotions dans la sphère publique et politique. Cette diffusion comporte un risque de la banalisation que l'on éprouve également tous les jours. Cet ouvrage refuse deux fois une telle banalisation. La première, par le désir d'en faire un objet d'étude, c'est-à-dire d'en spécifier les propriétés distinctives. La seconde, par la volonté d'en cerner et d'en suivre les mécanismes, à l'épreuve de plusieurs disciplines, parmi lesquelles, dans le creuset qu'est la science politique, la sociologie, l'anthropologie, l'histoire, la musicologie, l'histoire de l'art. Que sont et que font les émotions en politique ? Vingt-sept coauteurs sont ici réunis pour en débattre, en proposer les illustrations, les limites, les orientations disciplinaires. Volontairement courts et centrés sur leur thèse principale, les 22 chapitres sont répartis en trois dimensions. La première traite des émotions au prisme du politique, autour d'événements et de territoires. La deuxième envisage le politique au risque des émotions, où elles sont clairement associées à des dispositifs de sensibilisation ou émergeant, de façon plus inattendue, d'univers qu'on aurait pu croire ceux de la répression de tout sentiment. La troisième se veut un carrefour disciplinaire, où sont explicités les enjeux de méthode et les perspectives d'échange.
Cet ouvrage présente une série inédite d'analyses critiques sur la territorialisation des politiques publiques en France et en Europe. L'ouvrage est organisé en trois parties : la première étudie les politiques publiques " à l'épreuve des territoires ", la seconde engage une incursion " dans la boîte à outils " des collectivités locales, et la troisième resitue les analyses " sur le terrain politique " des compétitions électorales et des stratégies de pouvoir. Ces travaux situés dans les champs de la science politique, de la sociologie et de la géographie ouvrent un nouveau cycle dans l'analyse critique des formes territoriales de l'action publique, qui concilie avec talent l'horizontalité et la verticalité des modes traditionnels d'analyse. C'est aussi l'occasion de relever de nouveaux défis méthodologiques et conceptuels pour mieux faire la part entre les tendances contemporaines contradictoires de l'action publique à l'homogénéisation et à la différenciation. Deux grands témoins (le politiste Pierre Muller et le géographe Martin Vanier) commentent en fin d'ouvrage la nature et la portée des nouvelles controverses en présence, majoritairement proposées ici par la " jeune recherche ", et dont l'origine provient d'un colloque de l'Association Française de Science politique qui s'est tenu les 15 & 16 juin 2006 à l'Institut d'Études Politiques de Grenoble.
L'idée de ce livre a germé, à l'automne 1993, lorsque des chercheurs du CERAT et de VIEP de Grenoble ont programmé un débat sur la notion de référentiel telle qu'elle était présentée dans l'Etat en action de Bruno Jobert et Pierre Muller (Paris, PUF, 1987). Ce livre semblait entraîner des spéculations interprétatives souvent stimulantes que l'équipe souhaitait aborder à partir d'une question a priori assez simple: jusqu'où la notion de référentiel est-elle utilisable dans l'analyse des politiques publiques? La diversité des points de vue a incité les orateurs à prolonger la réflexion par un écrit collectif sur la construction du sens dans les politiques publiques. Le présent ouvrage donne donc la parole aux six chercheurs qui ont relevé le défi, ainsi qu'à Bruno Jobert et Pierre Muller qui ont accepté de réagir aux différents textes présentés.
Résumé : Oeuvre d'historien, ce livre se lit comme un roman. Le lecteur est entraîné sur les pas de Champollion, erre comme lui dans l'aventure du déchiffrement des hiéroglyphes ; il a les yeux de Champollion sur le monde, partage ses rêves, ses doutes et les affres de sa santé précaire, sillonne des contrées lointaines en sa compagnie, réagit aux attaques des jaloux qui lui contestent la gloire de sa découverte. Cette somme révèle des épisodes jusqu'ici inconnus de la vie du savant, notamment les années passées à Grenoble où les guerres napoléoniennes et la Restauration eurent un fort retentissement.
Erosion du pouvoir des Etats, gouvernance multi-niveaux, montée en puissance des villes et des agglomérations sont autant d'illustrations de la complexité croissante des emboîtements et des superpositions de responsabilités entre les niveaux d'intervention publique. Entre recentralisation, sectorisation ou spécialisation des territoires, l'extrême diversité des situations ne donne pas d'indications facilement interprétables sur le sens des transformations en cours. Une chose est sûre : elles mettent les politiques publiques "à l'épreuve" des changements d'échelles. Les différents travaux réunis dans cet ouvrage montrent comment ces déplacements de compétences entre l'Europe, les Etats nationaux, les régions et les villes modifient les formes et les contenus de l'action publique aujourd'hui. Ils font ainsi le point sur l'origine de ces changements et sur les effets qui en découlent.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.