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L'ombre portée de François Tosquelles
Faugeras Patrick
ERES
29,50 €
Épuisé
EAN :9782749207650
François Tosquelles, psychiatre ou plutôt " psychiste ", comme il aimait à le dire, ne fut pas seulement révolutionnaire politiquement parlant, il le fut aussi dans le champ de la psychiatrie, étant à l'origine d'un mouvement, dit de " psychothérapie institutionnelle ", dont la caractéristique essentielle pourrait être justement celle d'être un mouvement. Créer un déséquilibre comme mode d'expression d'une volonté de voir la vie l'emporter sur les tendances mortifères que sécrètent les institutions et la pathologie, tel pourrait être le sens de son combat comme il le fut et l'est encore pour nombre de ceux qui, à un moment ou à un autre, devinrent ses compagnons de route. Cet ouvrage n'est aucunement une biographie ni non plus un recueil de témoignages visant à cerner le personnage Tosquelles mais plutôt une suite de récits qui retracent autant d'itinéraires singuliers dans le champ de la clinique psychiatrique, que la rencontre avec François Tosquelles a parfois profondément infléchis. Hormis leur passion pour la psychiatrie, ou plus exactement leur respect pour la personne souffrant psychiquement, les personnes ici interviewées ont aussi en commun une liberté de penser et de pratiquer la psychiatrie qui, bien que singulière, a pu se trouver, s'éprouver ou s'affermir dans la rencontre avec François Tosquelles. Comme si, pour chacun, cette rencontre avait été l'occasion d'une ouverture à un libre cheminement.
Roger Gentis (né en 1928) est l'un des psychiatres les plus représentatifs de sa génération, cette génération qui s'est élevée contre l'enfermement asilaire et une pratique psychiatrique aussi pauvre que répressive, cette génération qui, bénéficiant de l'ouverture qu'offrait la psychanalyse et de l'effervescence de la pensée qui s'ensuivit, a expérimenté et mis en ?uvre dans le cadre de la psychiatrie publique, de nouvelles pratiques de soin (psychothérapie institutionnelle notamment), et a contribué à une nouvelle considération de l'homme souffrant. La rencontre avec ce psychiatre inventif, brillant pamphlétaire et homme d'écriture, permet non seulement d'avoir une vision précise des enjeux de la psychiatrie contemporaine mais aussi d'entendre que la clinique n'est pas concevable sans un extrême souci de l'autre.
L'attraction, voire la fascination, que Rome exerçait sur Freud et sur Lacan est bien connue. Alors que Freud s'y rendit la première fois en 1901 et y retourna à plusieurs reprises, Lacan devait découvrir Rome en 1934, lors d'un voyage de noces ; il est à ce point séduit qu'il qualifiera Rome de " Ville par excellence " ou, plus précisément et catégoriquement, il la désignera comme " la Ville ". Mais si Freud semble plutôt attiré par la Rome classique, Lacan marque une nette préférence pour la Rome baroque. L'auteur de ce livre, Ugo Amati, trace, sous la forme d'un dialogue fictif, le périple imaginaire, touristique et théorique, des deux hommes à travers " la Ville ", périple au cours duquel les points cardinaux de la théorie psychanalytique viennent étrangement recouper et se superposer à ceux des lieux historiques de la ville éternelle. Le lecteur attentif et quelque peu nonchalant est ainsi invité à s'aventurer toujours plus avant dans la topographie de la réalité psychique que la découverte freudienne a su dessiner.
Pigozzi Laura ; Faugeras Patrick ; Lebrun Jean-Pie
L'adolescence est, pour la psychanalyse, la naissance d'un sujet, c'est-à-dire l'aventure fondatrice de la subjectivité. L'adolescence est aussi un passage mortel : alors que meurt le corps de l'enfant, doit naître celui de l'adulte. Meurt également l'ancienne fonction de parent. Le passage de l'enfant à l'adulte constitue, plus souvent qu'on ne le pense, une traversée périlleuse où beaucoup d'adolescents font naufrage. Laura Pigozzi explore les nouvelles façons extrêmes d'être adolescent qui témoignent d'une évolution sociétale inquiétante. Ainsi, à travers les figures fatales des hikikomori qui restent reclus dans leur chambre, les pratiques auto-agressives des cutters, les attitudes dociles et soumises de ceux qui ressemblent à des reborn dolls, ces poupées en silicone hyperréalistes, l'absence de désir-des jeunes gens hyposexués ou totalement asexués, l'auteur tente de mieux comprendre la crise d'humanisation actuelle. Alors que le verbe latin adolesco signifie "croître, prendre vigueur", chez certains jeunes cet effort de grandir paraît bloqué. Que s'est-il passé ? Pourquoi l'adolescence n'a-t-elle pas, pour eux, la saveur d'un réveil à une nouvelle vie ? Que se produit-il et quand, pour que cette seconde naissance n'ait point lieu ?
Dès l'apparition de la théorie de l'attachement - dans la trilogie de John Bowlby, Attachement et perte - ses relations tumultueuses avec la psychanalyse ont occupé le devant de la scène. Plus encore, on peut affirmer rétrospectivement que cette option théorique a puisé une bonne part de sa créativité dans la vivacité de cette conflictualité. C'est dans cet esprit qu'a été conçu cet ouvrage qui reprend, actualisé et complété. le dossier publié dans Le carnet Psy. Il propose une revue critique en examinant les éléments de convergences. de divergences et d'enrichissement mutuels entre théorie de l'attachement et psychanalyse. Son format synthétique. sa vocation didactique et sa lisibilité en font un incontournable outil pour tous ceux qui veulent s'initier aux rudiments fondamentaux de la théorie de l'attachement; les thèmes traités et l'originalité des ouvertures épistémologiques offrent aussi une lecture stimulante pour les connaisseurs.
Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques: les concepts-clefs; sur quoi porte l'intervention; comment le problème est-il défini; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie; les outils utilisés; la position de l'intervenant ou du thérapeute.
A travers les yeux d?un bébé, cet ouvrage évoque la vie quotidienne des bébés chez leur assistantematernelle. S?appuyant sur des témoignages de collègues, de parents, de professionnels de lapetite enfance et sur sa propre expérience, l?auteur aborde le métier d?assistante maternelle danssa globalité et au quotidien, avec ses joies, ses difficultés, ses incertitudes, tout au long des étapesdu développement physique et psychologique de l?enfant. Des sujets plus délicats y sont abordés,comme la maltraitance, la négligence professionnelle ou parentale, le manque de formation desassistantes maternelles. Une approche intimiste du métier, élargie à des recherches plusapprofondies et prolongée par des conseils et des contacts professionnels.
L'ouvrage est une réponse à la question "à quoi ça sert d'être éducateur?" A contre-courant d'une pensée unique qui réduit le sens d'une pratique à son utilité, l'auteur affirme que la relation éducative ne sert ni à guérir, ni à ramener des individus dans la norme, ni à réparer un préjudice comme y invite l'arrêt Perruche, mais à les aider à surmonter l'injustice liée à leur différence et à trouver du sens à leur vie. C'est ce que l'auteur appelle passer du "vivre" à "l'exister". Prenant appui sur l'expérience de terrain et sur cinq histoires de vie, l'ouvrage présente une relation éducative fondée sur l'engagement de l'éducateur autant que sur son savoir-faire professionnel. Il renoue avec les valeurs fondamentales du métier et tisse le lien entre l'éthique et la pratique. Biographie de l'auteur Educateur spécialisé et docteur en sciences de l'éducation, Philippe Gaberan est aujourd'hui formateur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse (01); ses enseignements et ses recherches le conduisent à se spécialiser en histoire et philosophie de l'éducation. Il est rédacteur au journal Lien social (Toulouse) et l'auteur de plusieurs ouvrages.