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Sur les pas de Brancusi. De Tîrgu Jiu à Philadelphie, via l'impasse Ronsin, Edition revue et augment
Fauchereau Serge
HERMANN
28,05 €
Épuisé
EAN :9782705683856
L'oeuvre du plus grand sculpteur du XXe siècle a suscité un bon nombre de commentaires souvent contradictoires. On y a vu la quintessence de l'avant-gardisme ou au contraire un primitivisme populaire ; on l'a présenté comme un campagnard naïf ou comme l'alter ego d'esprits acérés tels que Marcel Duchamp. Fondées sur des anecdotes montées en épingle, ces exagérations n'aident en rien à aborder l'oeuvre. Un poteau traditionnel taillé par un paysan roumain peut rappeler des volumes simples dont Brancusi s'est également servi, et un cercle de pierre surgi de la préhistoire a peut-être le même pouvoir fascinant ; mais rapprocher, comparer ne signifie pas mêler ou confondre, car les finalités de l'art et celles de l'artisanat sont bien différentes. De ses années d'études, de ses expériences sur les matériaux de son art, leur texture, leur couleur, de ses voyages à travers le monde, Brancusi a tiré un savoir qui ne passe pas par des mots mais par des formes avec lesquelles il entendait provoquer des émotions et des interrogations. Cet homme d'un abord si simple était un artiste complexe que la vie, la mort et les questions éternelles n'ont cessé de requérir : l'enfance, l'amour, les bêtes et les plantes, les éléments et notre devenir. Entre ses mains, les formes étaient des idées et les idées étaient des formes saisies à travers des thèmes travaillés tout au long de sa vie : un baiser, l'envol d'un oiseau, le mouvement d'une chevelure, une colonne sans fin montant dans le ciel... Auteur de nombreux essais et monographies sur l'art et la littérature modernes, Serge Fauchereau propose plutôt ici un périple ponctué d'arrêts devant les oeuvres mêmes de Brancusi, des va-et-vient en Roumanie et à Montparnasse et des détours par les Amériques ou l'Asie Centrale ; en gardant à l'esprit ce que disait le sculpteur dans son laconisme et son orthographe à lui : "Voir loing c'est une chos et aller la c'est une autre".
Alors qu'on parle de plus en plus de la mondialisation de la culture, de ses avantages et de ses inconvénients, il était nécessaire de montrer la manière dont ce phénomène est apparu et s'est développé dans tous les domaines de l'art depuis la fin du XIXe siècle, époque de grandes transformations sociales et technologiques. Selon une chronologie flexible, on suivra les concepts et les formes dans les différentes cultures occidentales, en confrontant la littérature, la poésie, les arts plastiques, la musique et les arts du spectacle, ou en privilégiant momentanément tel ou tel de ces domaines. Ainsi vont s'entrecroiser les ?uvres de Kandinsky et de Freud, d'André Gide et d'Ezra Pound, de Matisse et de Pollock, de Stravinsky et de Fritz Lang, les cubistes, constructivistes de partout puis, en leur temps, les muralistes mexicains, les objectivistes américains, les cinétistes, le pop art, le nouveau roman, la nouvelle vague cinématographique... sans préjudice pour des figures moins connues ou à reconsidérer (Kupka, Ciurlionis, Ives, J. Romains). Premier d'une série, le présent volume, abondamment illustré, traite principalement des préoccupations occultistes, de l'engagement social des écrivains et plasticiens et du retrait des esthètes puis de la complexe naissance de l'art abstrait au début du XXe siècle, entre la caricature, l'humour et une sérieuse réflexion esthétique.
On connaît José Guadalupe Posada que les artistes modernes du Mexique ont été les premiers à saluer et dont les surréalistes aimaient l'humour noir. Depuis lors, le monde entier rit de ses squelettes à chapeaux fleuris ou roulant à bicyclette. On devrait connaître mieux son devancier Hermenegildo Bustos, le très sérieux facteur des postes d'un village reculé qui était aussi peintre et portraitiste autodidacte fier de sa singularité indienne. Un troisième exemple d'imagination est celui du célèbre Douanier Rousseau qui peignait des jungles et des scènes du Mexique où il prétendait être allé. Ses tableaux somptueusement fantastiques ne sont pas moins rêvés que les faits divers délirants de Posada ou les phénomènes météoriques guettés par Bustos. Regard aigu d'un membre de la communauté, regard d'enfant ou regard de conteur amusé, ces trois exemples que relie le fantasme d'un même lieu suscitent des questions sur le statut d'artiste (qu'est-ce qu'un artiste ?) et le produit de sa création (art brut, art naïf, art de musée, art indépendant, art populaire). Faux problèmes si ne compte que la force de l'oeuvre. Vrai problème si on considère la situation sociale de l'artiste.
Plus d'un siècle après l'événement, il est toujours aussi difficilede définir et de circonscrire le cubisme avec précision, fauted'un manifeste ou de déclarations claires de quelque chef defile reconnu. Affectant les arts et la littérature, le cubisme ad'abord été un phénomène parisien, avec des acteursinternationaux, avant de s'étendre largement à l'étranger. Danscet ouvrage, illustré par plus de deux cents reproductions encouleurs, Serge Fauchereau en propose une lecture complète,tout en explorant les variantes originales injustement négligéesou méconnues.
Malgré des avancées politiques et juridiques en faveur de l'égalité, la progression et la rétention des femmes dans les secteurs traditionnellement masculins demeurent inégales. Comment expliquer les écarts de progression de carrière des femmes dans ces milieux ? Dans les trajectoires de carrière, quels sont les enjeux qui peuvent expliquer la progression ou non des femmes ? Quelles sont les pratiques organisationnelles porteuses de changement ? Ce livre présente les résultats d'une recherche multidisciplinaire réalisée sur le terrain auprès d'organisations de divers secteurs. Dépassant l'étude des trajectoires individuelles, cette recherche permet de découvrir les dimensions contextuelles et culturelles des organisations qui influencent les parcours de carrière des femmes et la rétention en emploi. Loin de présenter une recette miracle ou un modèle unique pour corriger les situations inégalitaires au travail, la démarche proposée repose sur un processus dynamique et transformatif visant à répertorier au sein des organisations et de leur écosystème les éléments favorables à une meilleure inclusion des femmes dans différentes professions.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.