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50 ans de l'OGS
Fatou Thierry
BOOKS ON DEMAND
7,60 €
Épuisé
EAN :9782322081639
Au tout début des années soixante, Grande-Synthe est une cité dortoir à l'ombre du géant de l'acier, Usinor. L'arrivée d'hommes et de femmes déterminés va transformer un désert sportif en oasis à champions des stades et des salles de sport. Le 26 mars 1963, Huguette Mierzejewski, Félix son mari, Pierre Gars, René Leroy, Messieurs Hayez, Marquant et Ovion se mettent autour d'une table pour créer un nouveau ciment au coeur de la cité en construction. Ce ciment s'appelle OGS pour Olympique de Grande-Synthe. C'est un club multisports qui va générer les liens nécessaires à la vie de la cité et à son épanouissement. La pratique du sport va élargir de l'usine à la ville la cohésion sociale nécessaire à la vie en commun. Solidarité, partage, fraternité prendront leur sens synthois. Ce livre raconte, avec les témoignages de ceux qui l'on vécue, de ceux qui l'ont faite, cette histoire fabuleuse, bâtie de rencontres, de volontés, de convictions, de dépassement de soi, et à partir de 1971, d'une politique de développement sportif probablement inégalée encore à ce jour. Grande-Synthe a été, un jour, l'endroit de la rencontre de deux militances : celle du sport comme système d'éducation et d'élévation de l'individu, et celle du politique avec des idées d'éducation populaire et d'élévation de la population. L'un avait l'expertise, la connaissance, l'autre le pouvoir de changer la vie, et le sport est monté sur le podium pour ne plus quitter la plus haute marche.
Résumé : " Je suis un salaud. Un bâtard, un vicieux, un enfant rebelle du système. Je suis noir et musulman, mais ce n'est pas ça qui me définit. Je suis le produit d'un contexte, d'un environnement particulier. Ma réalité, je la connais trop bien. Je suis un professionnel de l'économie parallèle. Dans mon quartier, j'impose ma loi. Toujours en alerte sur le terrain, je localise, je repère. Pas question de baisser la garde. Mon seul mot d'ordre : faire du fric sans y laisser ma peau. J'appartiens à un commando urbain. Dans le secret des cités, nous luttons contre les hommes en bleu. Personne ne peut imaginer ce qui s'y passe vraiment. Chez nous, la violence est une valeur sûre : c'est un outil de travail. Pour se rassurer et vous rassurer, les médias parlent de délinquance. En vérité, notre pays traverse une guerre civile qui ne porte pas ce nom. Je ne cherche pas d'excuses. Je n'ai pas honte de moi. Je représente la marge de cette société, sa marge d'erreur. Cette tranche invisible de la population qui n'a pas de diplômes, qui ne cotise pas, qui n'a ni feuilles de paye ni espoirs de retraite. Une population sans identité, répertoriée sous la mention "cas social" dans les fichiers de l'État. Dans le fond, je sais toujours ce que je fais, mais je ne suis pas sûr de savoir qui je suis. "
4e de couverture : Salie est invitée à dîner chez des amis. Une invitation apparemment anodine mais qui la plonge dans la plus grande angoisse. Pourquoi est-ce si « impossible » pour elle d'aller chez les autres, de répondre aux questions sur sa vie, sur ses parents ? Pour le savoir, Salie doit affronter ses souvenirs. Poussée par la Petite, son double enfant, elle entreprend un voyage intérieur, revisite son passé : la vie à Niodior, les grands-parents maternels, tuteurs tant aimés, mais aussi la difficulté d'être une enfant dite illégitime, le combat pour tenir debout face au jugement des autres et l'impossibilité de faire confiance aux adultes. À partir de souvenirs personnels, intimes, Fatou Diome nous raconte, tantôt avec rage, tantôt avec douceur et humour, l'histoire d'une enfant qui a grandi trop vite et peine à s'ajuster au monde des adultes. Mais n'est-ce pas en apprivoisant ses vieux démons qu'on s'en libère ? « Oser se retourner et faire face aux loups », c'est dompter l'enfance, enfin.Notes Biographiques : Fatou Diome, née au Sénégal, arrive en France en 1994 et vit depuis à Strasbourg. Elle est l'auteure d'un recueil de nouvelles, La Préférence nationale (2001), ainsi que de plusieurs romans : Le Ventre de l'Atlantique (2003), Kétala (2006), Inassouvies nos vies (2008), Celles qui attendent (2010), Mauve (2010) et Impossible de grandir (2013). En 2017, elle publie dans la collection « Café Voltaire » de Flammarion Marianne porte plainte.
Rien ne les prédestinait à se rencontrer un jour : Marc et Maryline, paysans pauvres du Sud-Ouest de la France, ont des rêves et des projets plein la tête pour améliorer la condition de leurs semblables, mais pas d'argent pour les réaliser. Ils sont attachés à leur terre et tentent tant bien que mal d'élever leurs trois enfants aux tempéraments si différents. Abdella, jeune parisien célibataire de Noisy-le-Grand, épris de voyages et de liberté, exerce son "métier" de tueur à gages au profit d'une puissante organisation criminelle. Ses missions nous permettent de découvrir des pays et des territoires aussi diversifiés que la Chine, l'Italie, l'Ecosse ou le Brésil et les secrets de nombreuses régions françaises... Dans un monde postmoderne où l'argent est roi et où toutes les valeurs semblent s'effondrer, parviendront-ils à échapper à leur destin et à construire un avenir meilleur pour tous ?
Après le décès de son compagnon, Jeanne retourne vivre chez son père, auprès duquel elle espère trouver consolation. Hélas, le vieil homme s'avère aigri par sa récente maladie et se montre insensible à sa douleur. Ils se quittent fâchés lorsque Jeanne s'installe dans le bourg voisin. Voulant se réconcilier avec lui, Jeanne lui adresse régulièrement un courrier auquel elle joint un petit récit pour le distraire. Mais cela suffira-t-il à rompre la glace et effacer toutes les rancoeurs ? A travers ces échanges et les histoires qui y sont jointes, le lecteur découvre tout l'univers sensible et drôle de l'auteure.
Il y a huit ans, j'ai pris la route pour une vie sous le soleil de Provence. Loin de mes amis, ma famille, mon fiancé. Comment peut-on abandonner ceux que l'on aime du jour au lendemain ? Et pourquoi ? J'ai bien envie de dire "c'est comme ça, voilà tout". Mais la raison est plus profonde, bien ancrée dans ma mémoire. Alors que tout semble aller bien aujourd'hui, j'étouffe, je me noie lentement et silencieusement. Je n'ai plus le choix : je dois retourner près des miens. Déterrer le passé, réparer mes erreurs et affronter mes démons ne sera pas de tout repos mais il le faut. Pour trouver un brin de sérénité. Si tant est que ce soit possible, un jour.
Supernovas est l'histoire ordinaire d'une fille qui rencontre un garçon sur internet. Ils se plaisent. Ils font l'amour. Il ne la rappellera jamais. Un an plus tard, accusée de harcèlement, elle s'avance à la barre du tribunal, sans vraiment comprendre ce qu'on lui reproche. Refusant le cynisme des relations désincarnées sur les réseaux et de l'époque qui les rends possible, elle va tenter de plaider sa cause. Supernovas est le récit émancipateur d'une femme qui va, en un jour et une nuit, laisser tomber ces dernières idoles. Contemporain par sa forme, mêlant prose envolée, dialogues très parlés, courriers, blogs, posts, textos, sextos, Supernovas l'est aussi par son propos, chronique d'une jeune femme que tout de nos jours interpelle. Comment appréhender une génération désabusée, vidée de tout idéal, traversée par une rupture technologique radicale ? Comment intégrer tous ces nouveaux modes de communication et de rapport à l'autre sans en perdre son âme ? Où se trouve l'héroïsme dans cette époque sans idoles ? Comment être une femme en 2019 ? A la fois cynique et idéaliste, politique et poétique, bulldozer et écorché vif, le roman de Caroline Desvaux donne à voir les névroses contemporaines, celles qui nous hantent mais dont on se moque nonchalamment. Supernovas un texte qui laisse derrière lui une traînée de sentiments mêlés. Parce que c'est l'histoire banale d'une meuf qui s'est fait ghoster, et en même temps une réflexion forte sur la difficulté atemporelle de vivre et de dire l'amour. C'est le récit d'une époque, celle de tinder, de twitter, du manspreading et de la mal-pensance. Et c'est aussi juste une fille qui voudrait être aimée, qui cite Fante et Calaferte, qui parle comme elle écrit et qui vit comme elle pense. Supernovas est une déclaration de guerre faite au cynisme, celui de de nos carrières, de nos relations, de nos vies. Un regard acéré sur nos petites faiblesses et nos grandes lâchetés. La profession de foi d'une romantique que tout le monde voudrait voir baisser les armes de son idéalisme. Une ode à l'absolu, envers et contre tout.