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Une autre manière d'être chrétien en France. Socio-histoire de l'implantation baptiste (1810-1950)
Fath Sébastien
LABOR ET FIDES
50,50 €
Épuisé
EAN :9782830909906
Quatrième de couverture Autant le baptisme apparaît prospère aux Etats-Unis, dont il constitue la principale confession protestante (Jimmy Carter, Harry Truman, Bill Clinton, Martin Luther King ou Billy Graham s'y rattachent), autant il reste précaire en France. Représenté par 10'000 adhérents en 1950 et 40'000 en 2000, il est souvent mal compris. Dans un pays marqué culturellement par des siècles de catholicisme, la «différence baptiste» étonne l'observateur. Le baptisme défend en effet un type d'Eglise militante qui place le choix individuel au coeur de sa démarche. Même le rite baptismal devient systématiquement choisi, demandé par le converti : c'est le choix personnel qui donne sa valeur au rite et non plus son efficacité sacramentelle intrinsèque. En ce sens, les baptistes ont contribué au «désenchantement du monde» (Max Weber), mais pour le réenchanter sur un autre terrain, celui de l'évangélisation des populations françaises. C'est l'analyse socio-historique de cette trajectoire d'implantation que propose cet ouvrage. Une telle démarche, qui invite à considérer les identités non comme des «essences» mais comme des lieux d'interaction, permet d'étudier conjointement, grâce à l'histoire et à la sociologie, le baptisme mais aussi sa «société d'accueil» : la France, une et plurielle.
Où se rend le rocker Bono lorsqu'il veut sensibiliser les chrétiens américains à la lutte contre le sida en Afrique? Quelles estrades arpente Al Gore lorsqu'il cherche à mobiliser 70 millions d'évangéliques états-uniens contre le réchauffement global? Réponse: dans les mégachurches. Aux Etats-Unis, les Eglises géantes (mégachurches) occupent aujourd'hui le devant de la scène. Républicains comme démocrates ne sauraient négliger le vivier de militants issus des 1 200 méga-Eglises d'Amérique du Nord, assemblées dont les effectifs varient entre 2000... et 30000 pratiquants! La séduction des mégachurches ne se limite d'ailleurs pas au terrain politique. Dans le domaine culturel, elles constituent désormais un marché cohérent, massif et solvable. Les mégachurches développent leurs réseaux, leurs franchises, leurs produits chrétiens dérivés, flanquées de pasteurs-stars au zèle infatigable. Quant au terrain humanitaire, il se trouve lui aussi de plus en plus investi. Plus visible aux Etats-Unis qu'ailleurs, la révolution des mégachurches atteint aussi l'Afrique, l'Europe, l'Asie. Eclairage vivant et détaillé sur un phénomène en passe de bouleverser la manière de vivre le culte chrétien, ce livre apporte enfin des clés pour comprendre ce phénomène religieux méconnu d'un "Dieu XXL" dont les mégachurches sont les chambres d'écho planétaires. Biographie de l'auteur Spécialisé dans l'étude du protestantisme évangélique, Sébastien Fath est chercheur au CNRS, au sein du Groupe Sociétés religions laïcités (GSRL). Il a la responsabilité d'un programme de recherche sur les mutations contemporaines de la religion dans les sociétés occidentales.
Evangéliques ou évangélistes ? Ceux dont il est question dans ce livre ne sont pas les quatre évangélistes, Matthieu, Marc, Luc et Jean, mais bel et bien les évangéliques, les croyants qui se réclament de cette branche du protestantisme. Branche vivace, très vivace. Nous les voyons dans nos rues chanter avec exaltation, nous lisons leurs graffitis "Jésus sauve" dans nos villes. Qui sont-ils ? D'où viennent-ils ? Que veulent-ils ? Dans cette première étude de fond, l'historien du protestantisme Sébastien Fath révèle leur histoire, à partir du moment où Voltaire les découvrit avec curiosité, jusqu'à leur implantation aux Etats-Unis, où, comme on sait, ils ont fortement contribué à l'élection de Donald Trump, puis dans le reste du monde, et singulièrement en France. Prosélytes plus qu'aucune autre religion peut-être, ils sont devenus un pouvoir à la conquête du monde. On connaît leur influence dans l'électorat MAGA aux Etats-Unis. Et en France ? De 50 000 environ en 1950, ils y sont aujourd'hui 1, 1 million - ne cessant de croître et de multiplier. Ils ont leurs stars, du footballeur Olivier Giroud au chanteur Kendji Girac en passant par l'ex-braqueur repenti Yannis Gauthier, ils ont leurs pasteurs, venant souvent de puissants réseaux africains, ils ont de l'argent, ils ont des idées morales et politiques. Faut-il les craindre ? Sans sensationnalisme, avec rigueur, Sébastien Fath fait le constat d'une révolution dans le christianisme et dans nos sociétés.
Biographie de l'auteur Sébastien Fath, spécialiste du protestantisme évangélique, est agrégé d'histoire et chercheur au CNRS (Groupe de Sociologie des Religions et de la Laïcité). Il est notamment l'auteur de Une autre manière d'être chrétien en France (Labor et Fides, 2001) et Dieu bénisse l'Amérique. La religion de la Maison Blanche (Seuil, 2004).
Kierkegaard, penseur du désespoir, de l'angoisse et de la foi, est un perpétuel contemporain, comme Nietzsche auquel il fut souvent mesuré. Chrétien en devenir, rétif à tout système, il est cette ombre sur la pensée moderne qui ne cesse de l'inquiéter. Malgré son importance, les introductions en langue française à l'oeuvre de l'énigmatique Danois sont rares, et c'est bien le premier mérite de cet essai : offrir un guide de lecture à jour, attentif au contexte où l'oeuvre a éclos et à son style singulier. En se concentrant ensuite sur la question du rapport à soi, dans ses aspects éthiques et religieux, il en propose une interprétation originale qui entre en résonance avec d'autres grandes oeuvres (Jean-Paul Sartre, Henrik Ibsen, Lewis Carroll, etc.) et interroge notre actualité, en particulier l'injonction qui nous est faite d'être nous-mêmes - se trouver pour se réaliser. Si Kierkegaard a fait sien ce souci qui demeure le nôtre, c'est pour en bouleverser les termes et ouvrir des horizons inédits de pensée et de vie. En dépassant la question classique " Qui suis-je ? " en celle, plus exigeante, de " Que suis-je appelé à être ? " , Kierkegaard s'affirme comme le philosophe essentiel de nos temps incertains.
Qu'est-ce que la religion ? présente onze définitions de la religion formulées par autant d'anthropologues, sociologues et historiens des religions, du XIXe siècle à nos jours. Que ce soit l'animisme d'Edward Burnett Tylor, l'idée d'une opposition entre sacré et profane de Durkheim ou la conception politico-religieuse de Bruce Lincoln, on découvre un passionnant parcours historique et critique sur la notion de religion. Ces onze définitions originales sont à chaque fois précédées d'une introduction générale présentant les enjeux théoriques et pratiques qu'implique l'acte de définir ainsi que de brèves notices situant l'auteur et son oeuvre. Dans ces temps troublés, où la religion est sans cesse invoquée - sans que l'on sache réellement de quoi il en retourne -, ce livre de vulgarisation de l'historien des religions Nicolas Meylan se révèle aussi précieux qu'indispensable.
Pour l'auteur, Dieu ne se prouve pas, mais s'éprouve. Il se rencontre. Reste à définir la nature de cette rencontre. Ici "Buisson ardent", là "Chemin de Damas", les textes bibliques nous offrent différents chemins. Mais Dieu s'affronte aussi, comme lors du "Combat de Jacob avec l'ange". C'est de ce mode de rencontre dont il est particulièrement question ici. Dans ce combat, face à face avec l'invisible, il n'est pour l'être humain qu'un enjeu : la foi en Dieu. Au cours de la lutte, cette foi est souvent malmenée, culbutée, et roule plus d'une fois dans la poussière. Le miracle, c'est qu'elle en ressorte plus ferme, quoique transformée. Ce combat, au corps à corps avec possibilité de la foi, Bernard Duburque le livre sans jamais faillir ni renoncer. Au final, un texte bouleversant sur le doute, l'absence de sens, et peut-être, la réconciliation.
Ce livre conclut l'étude théologique magistrale initiée dans l'Ethique de la liberté. Jacques Ellul y développe les implications d'une liberté chrétienne incarnée, traitée dans son rapport étroit avec la vie humaine sous divers aspects : le témoignage et la politique, le travail et l'argent, la révolution et le désir d'autonomie, la drogue et le désir d'évasion, le plaisir sexuel et la famille, les valeurs féminines et masculines... Dans cette "société de fer" , les injonctions de la technique relatives a notre mode de vie se font de plus en plus impératives et, tandis que l'Etat incline vers un absolutisme régulateur, les groupes sont tentés par la promesse mensongère d'une violence émancipatrice. Les combats de la liberté se révèlent alors combats contre les multiples puissances de mort : il s'agit de retrouver le sens du bien commun et la possibilité d'une vie véritablement libérée. Vécue dans l'espérance mais sans facilite aucune, la liberté chrétienne est ce don divin qui est a la fois grâce et exigence : "Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta descendance. "