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L'inversion de la question homosexuelle
Fassin Eric
AMSTERDAM
17,30 €
Épuisé
EAN :9782915547146
Dans L'Inversion de la question homosexuelle, Éric Fassin inscrit les débats français, du pacs à l'ouverture du mariage, et de l'homoparentalité à l'homophobie, dans une réflexion plus large sur les enjeux actuels de l'homosexualité. Sans doute s'agit-il ici d'égalité des droits ; mais en même temps se joue une critique des normes, au nom de ce qu'on peut appeler la démocratie sexuelle. Dans ce contexte, l'homosexualité et l'homophobie, de même que la conjugalité et la famille, demandent à être repensées stratégiquement. Pour le sociologue, ces débats marquent une rupture historique - une inversion de la question homosexuelle. Si depuis un siècle la psychanalyse, l'anthropologie et la sociologie interrogeaient l'homosexualité, c'est aujourd'hui la politique gaie et lesbienne qui met en question ces disciplines et, au-delà, nos sociétés. L'évidence des normes a cédé la place à une interrogation sur le processus normatif. Trouble dans la norme, donc : le normal se découvre normé. L'ordre symbolique ne va plus de soi ; il se révèle à la fois historique et politique, autrement dit sujet au changement et ouvert à la négociation.
Résumé : Dans les années 1950 et 1960, au Etats-Unis, des psychologues conceptualisent le " genre " afin de médicaliser l'intersexualité et la transsexualité. Au cours de la décennie suivante, des féministes s'emparent du terme pour dénaturaliser la féminité. De catégorie normative, le genre devient dès lors un outil critique. Depuis une dizaine d'années, les études de genre (gender studies) font l'objet de débats et de critiques. Eric Fassin, l'introducteur en France des travaux de Judith Butler, revient sur la nature ambiguë du genre, à la fois normatif et critique.
Dans L'Inversion de la question homosexuelle, Éric Fassin inscrit les débats français, du PaCS à l'ouverture du mariage, et de l'homoparentalité à l'homophobie, dans une réflexion plus large sur les enjeux actuels de l'homosexualité. Sans doute s'agit-il ici d'égalité des droits; mais en même temps se joue une critique des normes, au nom de ce qu'on peut appeler la démocratie sexuelle. Dans ce contexte, l'homosexualité et l'homophobie, de même que la conjugalité et la famille, demandent à être repensées stratégiquement. Pour le sociologue, ces débats marquent une rupture historique - une inversion de la question homosexuelle. Si depuis un siècle la psychanalyse, l'anthropologie et la sociologie interrogeaient l'homosexualité, c'est aujourd'hui la politique gaie et lesbienne qui met en question ces disciplines et, au-delà, nos sociétés. L'évidence des normes a cédé la place à une interrogation sur le processus normatif. Trouble dans la norme, donc: le normal se découvre normé. L'ordre symbolique ne va plus de soi; il se révèle à la fois historique et politique, autrement dit sujet au changement et ouvert à la négociation. Cette nouvelle édition augmentée donne l'occasion de mesurer le chemin parcouru depuis 2005. On n'en a pas fini avec la question homosexuelle. Aujourd'hui en effet, et jusque dans le discours de Nicolas Sarkozy, n'est-ce pas l'hétérosexualité elle-même qui est soumise à la question?
Résumé : " La gauche peut mourir ", ne cesse de répéter Manuel Valls. Certes. Le diagnostic de cet essai n'a pas changé depuis sa parution en 2014 ; mais le pronostic semble plus sombre encore à l'approche des élections présidentielles. Éric Fassin ne se contente pas de dénoncer la stratégie de droitisation de la gauche. Il développe des propositions pour en renouveler le langage politique. Il met les sciences sociales au service de l'analyse de l'actualité politique avec un objectif : comprendre ce qui arrive pour moins subir.
Une question contemporaine / Un grand entretien / Egalité. Réponses aux anti-Lumières 2 Entretien avec Eric Fassin, sociologue "La bataille politique vise à rendre le monde que nous désirons désirable pour d'autres, et rendre l'égalité désirable est l'enjeu démocratique par excellence".
Ville globale, ville créative, ville multiculturelle, ville intelligente... Autant de slogans à la mode qui imposent et diffusent une vision aseptisée et consensuelle des réalités urbaines. Les villes doivent au contraire être bousculées, chahutées, contestées. C'est précisément ce que ce recueil se propose de faire en réunissant pour la première fois un ensemble d'auteurs dont la réflexion n'épargne ni les espaces urbains, ni les élites qui les façonnent et les gouvernent. Par la radicalité de leurs analyses, qui portent entre autres sur la financiarisation de la production urbaine, sur les trompe-l'oeil que représentent le développement durable, la mixité sociale ou le multiculturalisme, sur les dispositifs de surveillance et de contrôle des populations, et plus globalement sur les formes de domination qui régissent les rapports sociaux en ville, les onze textes réunis dans ce recueil parviennent à identifier, et par là à contester, les nombreuses contradictions spatiales et urbaines que le système capitaliste produit et reproduit. Ils nourrissent ainsi une géographie critique de l'urbain et, indirectement, une critique en profondeur des sociétés contemporaines.
En ce début de XXIe siècle, vingt ans après la chute des vieilles bastilles, à Berlin puis en Afrique du Sud, des murs sont construits frénétiquement aux quatre coins du monde: en Palestine, entre le Mexique et les Etats-Unis, l'Inde et le Pakistan, l'Arabie Saoudite et l'Irak, l'Afrique du Sud et le Zimbabwe, la Thaïlande et la Malaisie, l'Ouzbékistan et la Kirghizie... Sans compter tous les murs intérieurs, gated communities et autres checkpoints qui partitionnent et régulent les espaces nationaux. Alors que le XXe siècle avait prétendu se clore sur la promesse d'une ère d'échanges et de prospérité, des tensions nouvelles sont apparues, entre la fermeture et l'ouverture, l'universalisation et la stratification. Et ce monde qui se pensait en termes de flux et de circulations n'a depuis cessé de mettre en place des filtres et des dispositifs, largement dématérialisés, de surveillance et de contrôle. Dans ce contexte, que peuvent bien signifier ces murs terriblement concrets, d'acier et de béton, grillagés ou couverts de barbelés, sortes de survivances d'un autre âge? S'ils se révèlent largement inefficaces sur le plan fonctionnel, leur pouvoir discursif, symbolique et théâtral est incontestable: ils fonctionnent comme les icônes d'un pouvoir souverain et d'une nation préservée. Mais là où l'interprétation dominante en déduit que ces murs sont les symptômes d'États-nations renforcés, Wendy Brown y décèle au contraire un déclin avancé de la souveraineté étatique. Et selon elle, celle-ci se redistribue au profit d'autres entités désormais plus puissantes: le capital et la religion.
La quatrième vague du féminisme a commencé : venue d'Amérique latine, portée par les combats contre les féminicides et pour la liberté des femmes à disposer de leur corps, amplifiée par le moment Metoo, elle constitue aussi-surtout-un mouvement qui s'attaque à l'inégalité des rapports de production et de reproduction sous le capitalisme. Qui dépasse, sans les exclure, les revendications juridiques ou paritaires et repense l'ensemble de l'organisation sociale à partir des oppressions subies par les femmes et les minorités de genre. Le féminisme est révolutionnaire ou il n'est pas : voilà la thèse soutenue par Aurore Koechlin, qui se propose d'abord de guider ses lectrices et lecteurs à travers l'histoire trop méconnue des différentes vagues féministes. Du MLF à l'inter-sectionnalité, de l'émergence d'un "féminisme d'Etat" au féminisme de la reproduction sociale, ce petit livre tire le bilan politique et intellectuel d'une quarantaine d'années de combats, repère leurs impasses, souligne leurs forces, pour contribuer aux luttes actuelles et à venir.
La Révolution française a été taraudée par une question : comment transmettre l'événement inouï aux générations qui ne l'auront pas vécu ? Les révolutionnaires ont alors cherché à inventer des institutions civiles qui permettraient d'entretenir le souvenir, mais surtout une tenue, une manière révolutionnaire d'être au monde. Cette question, ces institutions, les lieux et les pratiques qu'elles ont fait surgir, sont autant de laboratoires sociaux sensibles pour comprendre comment l'événement depuis 1789 a été régulièrement réinvesti mais aussi dénié, renié, travesti, désinvesti, au point de devenir une sorte de "trésor perdu" pour des héritiers sans testament. La Restauration, les années 1830-1848, le Second Empire, la Commune de Paris, la Troisième République, le début du XXe siècle socialiste, les années sombres, ont métabolisé cette séquence brève dans de grandes discontinuités. Et les affrontements mortifères ont perduré de la Seconde Guerre mondiale à aujourd'hui. Loin d'une signalétique ambiguë faite de bonnets phrygiens, de bastilles à prendre et autres constituantes, ce livre invite à ne rien imiter mais aussi à ne rien négliger d'une histoire qui n'a pas été seulement libérale, d'une transmission qui n'a pas été seulement historiographique. Il invite, plus simplement, à retrouver la Révolution comme référence émancipatrice.