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Faire de la santé publique
Fassin Didier
EHESP
4,51 €
Épuisé
EAN :9782859529154
Qu'est-ce que la santé publique ? A cette question, de nombreuses réponses ont été apportées, souvent en termes de définitions ou de prescriptions. Plutôt que d'ajouter une pièce supplémentaire à ce catalogue normatif et de dire ce que devrait être la santé publique, Didier Fassin propose ici une lecture analytique en se demandant simplement : qu'est-ce que faire de la santé publique ? Deux voies sont explorées. La première, généalogique, s'intéresse à la constitution d'un gouvernement des corps et des populations dans le temps long de l'histoire. La seconde, sociologique, analyse la construction d'une politique sanitaire à partir du cas exemplaire de la lutte contre le saturnisme infantile. L'ambition de cet ouvrage est donc de montrer comment des idées naissent, des instruments se forgent, des acteurs se mobilisent pour faire exister et reconnaître des réalités qui sont ainsi créées tout autant que découvertes : ce qu'on appelle des " problèmes de santé publique ". Insensiblement mais profondément, ces représentations et ces pratiques, ces concepts et ces méthodes transforment notre vision des choses et, avec elle, notre responsabilité à l'égard du monde et de ses citoyens.
Série : Manuels universitaires Cet ouvrage auquel ont contribué une douzaine de spécialistes des sciences sociales, francophones, des pays du Nord et de ceux du Sud, doit être lu à la fois comme un descriptif des difficultés et comme un mode de recherche de remèdes. "L'ouvrage relève d'un pari ambitieux : celui d'éviter la facilité qui aurait consisté à faire l'impasse sur les méthodes pour s'en tenir à des histoires plus ou moins anecdotiques, mais aussi, celui d'être concret en exposant de façon didactique l'apport irremplaçable des sciences sociales pour les praticiens de la santé et les développeurs de projets de terrain". (La Revue du Praticien) en co-édition avec AUF
Il y a, d'un côté, la vie qui s'écoule avec un commencement et une fin, et de l'autre, la vie qui fait la singularité humaine parce qu'elle peut être racontée. On pourrait ainsi parler de vie biologique et de vie biographique. L'espérance de vie mesure l'étendue de la première. L'histoire de vie relate la richesse de la seconde. L'inégalité des vies ne peut être appréhendée que dans la reconnaissance des deux. Elle doit à la fois les distinguer et les connecter. Les distinguer, car le paradoxe des femmes françaises montre qu'une vie longue ne suffit pas à garantir une vie bonne. Les connecter, car l'expérience des hommes afro-américains rappelle qu'une vie dévalorisée finit par produire une vie abîmée. C'est ainsi que se pose également la question des réfugiés et des migrants."
Résumé : Au cours des dernières décennies, la plupart des sociétés se sont faites 1plus répressives, leurs lois plus sévères, leurs juges plus inflexibles, et ceci sans lien direct avec l'évolution de la délinquance et de la criminalité. Dans ce livre, qui met en oeuvre une approche à la fois généalogique et ethnographique, Didier Fassin s'efforce de saisir les enjeux de c'e moment punitif' en repartant des fondements mêmes du châtiment. Qu'est-ce que punir ? Pourquoi punit-on ? Qui punit-on ? A travers ces trois questions, il engage un dialogue critique avec la philosophie morale et la théorie juridique. Puisant ses illustrations dans clés contextes historiques et nationaux variés, il montre notamment que la réponse au crime n'a pas toujours été associée à l'infliction d'une souffrance, que le châtiment ne procède pas seulement des logiques rationnelles servant à le légitimer et que l'alourdissement des peines a souvent pour résultat clé les différencier socialement, et donc d'accroître les inégalités. A rebours du populisme pénal triomphant, cette enquête propose une salutaire révision des présupposés qui nourrissent la passion de punir et invite à repenser la place du châtiment clans le monde contemporain.
Les récentes lois relatives a l'action sociale accordent une place privilégiée à l'accompagnement social et consacrent la reconnaissance juridique des services d'accompagnement. Mais le cadre législatif ainsi accordé à ces services ne risque-t-il pas d'entraîner la perte de leur identité et de leur créativité? Les structures d'aide, de prise en charge, de compensation ne cessent de proliférer. Elles seraient même un enjeu pour l'économie libérale! Dans cette jungle de dispositifs et de procédures, quelles sont les perspectives pour un authentique accompagnement social? Les acteurs du Mouvement associatif pour l'accompagnement et l'insertion sociale (MAIS) ont anticipé les risques - et les opportunités - d'une telle évolution de l'action sociale. Depuis 1987, en France et progressivement en Europe, le MAIS rassemble des professionnels pour promouvoir la recherche et la réalisation de projets relatifs à l'accompagnement social et/ou professionnel de personnes en difficulté d'insertion. Au fil des années, ses travaux n'ont cessé de penser les différentes thématiques de l'accompagnement, de questionner les pratiques des services, de soutenir leur créativité et leur diversité. Exposés théoriques, témoignages de professionnels, paroles d'usagers: on trouvera dans cet ouvrage un florilège de textes qui sont autant d'illustrations des approfondissements et des questionnements du Mouvement - lesquels intéressent tous les acteurs de l'action sociale.
Une quinzaine de directeurs d'établissements d'une association d'action sociale de la région parisienne, l'AVVEJ, participent à un groupe de supervision animé par un psychanalyste. Au bout de cinq ans, Jean-Pierre Lebrun - le psychanalyste - les invite à écrire un texte sur leur expérience de directeurs. Ainsi est né cet ouvrage, qui détonne dans le paysage des écrits habituels sur la fonction de direction. On y parle peu de gouvernante, de management ou d'usager. On y parle beaucoup en revanche de place à tenir, de rencontre, d'éducation et de sujet. En ces temps de contestation systématique de toute autorité et d'individualisme forcené, la "place d'exception" qui est celle du directeur est-elle encore tenable? Oui, répondent les auteurs de ce livre, à condition de la repenser de fond en comble et de payer de sa personne. Ce à quoi ils s'efforcent ici.
La santé est désormais un sujet éminemment politique, abordé au plus haut niveau des instances nationales, européennes et internationales, publiques, parlementaires et privées. Qu'ils oeuvrent à l'échelle mondiale dans le domaine de la politique économique, du droit, de la sécurité, du développement, de l'environnement, ou du secteur privé industriel et commercial, les dirigeants de demain seront confrontés à des défis majeurs en lien avec la santé. Sensibiliser tous ces acteurs, partager les connaissances dont ils auront besoin pour travailler de manière légitime et crédible avec les professionnels de santé sur le terrain quels que soient leurs métiers, tel est l'objectif de ce premier opus de santé internationale. Santé internationale dresse un panorama des enjeux de santé au Sud en quatre volets: les considérables enjeux contemporains de la santé dans les pays en développement; l'évolution historique des systèmes de santé tels qu'ils se sont construits ces trente dernières années, en Afrique notamment; l'état des connaissances sur l'efficacité des politiques, des stratégies et des instruments de financement de l'aide au développement; les contributions de la recherche en sciences sociales au service de décisions solidement fondées, adaptées et pertinentes. Son ambition est de devenir à la fois: 1) un support pédagogique aux enseignements de la santé mondiale dans les universités; 2) un outil de connaissance sur les grands enjeux auxquels les pays en développement sont confrontés, utile aux milieux universitaires autant que professionnels, administratifs et politiques. Pourront s'en emparer les étudiants, comme les enseignants, des IEP, des grandes écoles, des universités de sciences humaines et sociales, des écoles de management, tout autant que des écoles de médecine et des écoles de santé publique.
Si la liberté d'aller et venir constitue un droit fondamental, le respect de cette liberté est parfois entravé ou profondément confisqué. Ces limitations de la liberté d'aller et venir posent de nombreuses questions juridiques, cliniques et éthiques qui interpellent au quotidien les professionnels, les usagers et les citoyens sur la nature et le sens du soin et de l'accompagnement. Jusqu'où les impératifs de protection, de sécurité ou d'équité justifient-ils de mettre en péril cette liberté ? A quel prix et à quelles conditions ? Au bénéfice de qui et dans quelle finalité ? Grâce à un ensemble riche de témoignages et d'expériences, cet ouvrage déroule les dilemmes éthiques qui se jouent tous les jours autour de la liberté de mouvement et de circulation chez les acteurs du soin et de l'accompagnement, et invite à une réflexion plus large sur notre rapport à la mobilité, la proximité, l'espace et la liberté. Cet ouvrage s'adresse aux professionnels, étudiants, chercheurs et citoyens intéressés par l'éthique et soucieux de la défense des droits fondamentaux.