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Effusion et tourment, le récit des corps. Histoire du peuple au XVIIIe siècle
Farge Arlette
JACOB
23,90 €
Épuisé
EAN :9782738119254
Ouvrir le nouveau livre d'Arlette Farge, s'en emparer, repérer d'instinct telle citation, tel extrait d'archive, c'est tomber sous l'évidence d'une fidélité. Bien sûr, celle-ci s'attache d'abord à un moment, à un sujet: le Paris populaire du XVIIIe siècle. Certes encore, elle renvoie également à un défi théorique, né dans le compagnonnage de Michel Foucault, et sans cesse relancé depuis maintenant trois décennies: exhumer l'histoire ordinaire des pauvres, leur rendre justice et dignité. Au coeur d'une telle fidélité, pourtant, on trouve moins une période de prédilection, ou même un geste militant, que cette certitude incarnée: explorer le destin du politique, c'est construire une histoire des corps, et les reconnaître un à un, en tant que le pouvoir les vise, les contrôle, les redoute aussi: "Le corps, son histoire et l'histoire ne font qu'un." Là est l'essentiel, pour Farge, et son dernier ouvrage s'y tient peut-être comme jamais...Chez Arlette Farge, le dépouillement des archives vaut à la fois récit de soi et rencontre avec l'altérité, confession intime et prise en charge des anciennes sensibilités. Ainsi l'écriture historienne porte-t-elle à sa plus vive incandescence cet acte rédempteur que Barthes avait nommé, naguère, la "résurrection lyrique des corps passés". (Jean Birnbaum - Le Monde du 30 mars 2007 )Que de choses dites, subies, faites, au nom du peuple alors que son idée, pour ne pas parler de sa réalité, n'a jamais été si évanescente qu'aujourd'hui. Et cette déperdition de sens n'est pas récente puisqu'elle a débuté au moment même où le peuple faisait son entrée tonitruante sur la scène de l'histoire, en 1789. Comme si l'événement révolutionnaire constituant le peuple en corps politique le contraignait en une sorte de camisole interprétative qui a fini par lui ôter jusqu'au souvenir de son existence historique singulière. Soudainement, l'inimaginable était devenu possible, et le possible, nécessaire. C'est le paradoxe qui aveugle ceux qui viennent après coup, notamment les historiens. Pour y échapper, Arlette Farge l'historienne qui s'est le plus attachée à l'étude des classes populaires avant qu'elles ne deviennent le Peuple s'est imposé une discipline particulière: travailler sur le XVIII e siècle en s'interdisant de penser qu'il déboucherait à terme dans la Révolution. C'était à ses yeux la seule méthode pour déjouer les pièges tendus par l'esprit fantomatique de l'histoire en marche et redonner leur étrange liberté, par-delà tous les déterminismes, à des individus en chair et en os si proches et pourtant si éloignés de nous. Aussi Effusion et tourment, le récit des corps. Histoire du peuple au XVIII e siècle vient-il prolonger les acquis d'ouvrages précédents et, s'appuyant sur des archives inédites, les porte à une nouvelle incandescence grâce à la magie d'une écriture sensuelle et comme aimantée par la corporéité même qu'elle entend restituer. (Jean-Baptiste Marongiu - Libération du 24 mai 2007 )
Présente dans le récit historique et par là même souvent déréalisée, la guerre est toujours considérée comme un moment inéluctable aux conséquences inévitablement désastreuses. Prenant appui sur les trois grandes campagnes menées aux frontières françaises par la monarchie du XVIII ? siècle, Arlette Farge saisit le conflit comme un objet spécifique, effet de mécanismes et de dispositifs explicables, c'est-à-dire, contrairement à l'opinion reçue, évitables. Elle inscrit la guerre dans des moments propres, retrouve sa scansion singulière : le recrutement, les marches, le campement, les malheurs et les ruines, la présence des femmes et leur désarroi... Fidèle à sa pratique, et à sa passion, de l'archive, elle le fait en s'appuyant sur les mémoires anonymes, les textes du quotidien et les correspondances retrouvées. Cette petite dramaturgie de l'ordinaire vient, dans Les fatigues de la guerre, prendre son sens dans la lecture tout à fait originale d'une suite de peintures peu connues de Watteau sur le thème de l'engagement militaire.
Résumé : Au XVIIIe siècle, des hommes et des femmes au statut précaire, retrouvés morts sur les routes ou ailleurs, et dont les corps sont inventoriés par la police pour identification, portent sur eux de menus objets, traces d'écrits malhabiles : billets, lettres, missives, prières. Le plus émouvant est sans doute le bracelet de parchemin. Découvert dans les archives au milieu des procès-verbaux, ce minuscule morceau de papier attaché au poignet par un fil rouge n'avait pas été jusque-là aperçu par les chercheurs. Avec une remarquable attention, l'historienne des " intensités faibles " déchiffre et lit ces traces écrites, témoins de vies muettes.
Résumé : Comment vivait-on au XVIIIe siècle ? En marge de la grande histoire, ce livre vous fera découvrir la petite histoire, celle de la vie quotidienne des Parisiens. Comment se logeaient-ils, s'habillaient-ils, se nourrissaient-ils, se divertissaient-ils, loin des fastes de la vie de cour ? Et quel français, au juste, parlaient-ils ? Grâce à cette nouvelle façon d'écrire l'histoire, dans un style baigné des odeurs, des bruits et des couleurs de la vie populaire de l'époque, Arlette Farge nous replonge, comme en flash-back, dans un Paris méconnu. Ici une lavandière des bords de Seine frappe son linge avec un battoir, là un cabaretier propose une chopine de vin pour trois sols. Nous projetant dans notre réalité d'aujourd'hui, l'auteur décrit les lieux de sociabilité nés sur le pavé du XVIIIe siècle : les cafés, les restaurants ; et raconte les émotions et les concepts qui ont façonné notre monde moderne : l'intimité, la séduction, l'opinion... Ce livre est une plongée vertigineuse dans le dédale des rues de la capitale, ses lieux de vie bruyants, encombrés et envahis par les animaux, entrecoupés de majestueuses promenades : le Palais Royal, les Tuileries, les Champs-Elysées, où se croisent alors toutes les classes sociales. C'est un envers du décor, qui nous livre une vision intime et humaine du XVIIIe siècle, à l'ombre des Lumières. Arlette Farge est historienne, spécialiste du XVIIIe siècle. Habitée par la passion des archives de police, elle s'intéresse notamment aux comportements populaires, à la famille et aux relations entre les hommes et les femmes du XVIIIe siècle.
A chaque époque, l'historien s'efforce de concilier les exigences de l'objectivité et la nécessité où il se trouve de réinterpréter le passé à la lumière du présent. Mais face à ce qui vient, que dit l'histoire ? Dans ce livre, Arlette Farge réfléchit sur la responsabilité de l'historien face au présent : penser la souffrance, la cruauté, la violence, la guerre, sans les réduire à des fatalités, c'est aussi vouloir expliquer les dispositifs, les mécanismes de rationalité qui les ont fait naître. Les sciences de l'homme ont eu tendance à considérer le champ émotionnel comme ne résultant que du physiologique, de l'irrationnel. Or la souffrance humaine n'est pas n'est pas anecdotique : l'événement singulier est un moment d'histoire. L'opinion des gens, la parole, l'événement singulier est un moment d'histoire. De même, la différence des rôles sexuels n'est pas une fatalité ; elle est soumise aux variations de l'histoire. L'oeuvre de Michel Foucault, avec qui Arlette Farge a publié en 1982 Le Désordre des familles, sert ici d'appui pour penser certains enjeux de l'écriture de l'histoire
La folie... Un mot qui fait peur. Un mot que les psychiatres et les psychanalystes ont rayé de leur vocabulaire, mais qui reste toujours présent, traduisant la confusion, l'angoisse de tout un chacun devant ce qui est désormais désigné comme la maladie mentale. Qu'est-ce que la folie ? Qui est fou ? Qui ne l'est pas ? C'est à ces questions fondamentales que répond Edouard Zarifian, dans un livre qui ne recule pas devant la polémique lorsqu'il s'agit de débusquer les idéologies et les mystifications qui, trop souvent, obscurcissent le débat dans le domaine de la recherche psychiatrique. A beaucoup, il apportera réconfort et soulagement.
Gardner Howard ; Mourlon Jean-Paul ; Taussig Sylvi
Revue de presse Howard Gardner interpelle nos convictions sur l'intelligence avec un recul appréciable, voire copieux pour les gens pressés. Il se livre à l'historique de la recherche en psychologie et sciences de la cognition en en faisant une analyse fouillée et documentée, y apportant l'éclairage de ses propres recherches. Situant la juste place à donner aux tests de QI par rapport aux découvertes les plus récentes, il est convaincant et porteur d'avenir dans sa présentation des «formes de l'intelligence». Pour sortir des chemins étroits de la focalisation sur l'intelligence logique s'appuyant sur le seul langage et les mathématiques, il nous invite, de façon stimulante et riche, à explorer la pluralité des façons d'apprendre, de comprendre et de réaliser, propre aux différentes personnalités et différentes cultures du monde. Inventer le monde de demain, sous toutes les latitudes ne peut se réaliser par le seul ethnocentrisme de la rationalité dominante (se référer à «La crise de l'intelligence» de Michel Crozier ou «Le Talent qui dort» de Patrick Fauconnier, Seuil). Howard Gardner apporte l'accès à des outils porteurs de diversité, reposant sur plus de 20 ans d'expériences éducatives réussies avec des milliers d'enfants aux États-Unis, qui pourront aussi bien servir de terrains d'expériences pour l'innovation dans la réforme scolaire, que dans la lutte contre l'échec scolaire ou la formation permanente des adultes. Je prendrai un exemple parmi ces différentes formes d'intelligences : l'intelligence kinesthésique (conscience du mouvement et de la position du corps dans l'espace), qui permet aux danseurs de mémoriser des chorégraphies ou à l'opérateur d'enchaîner des gestes de façon économique et efficace. Dans le sport ou la vie quotidienne c'est la première voie d'accès à la maîtrise de soi. De plus, le corps est le soubassement de la personnalité, donc de l'image de soi. Cet aspect de l'intelligence n'est que peu reconnu en France et donc peu développé. Examinons trois conséquences : - Les communications interpersonnelles en entreprises ne tiennent pas compte du langage corporel et du coup le courant ne passe pas. Quand j'entraîne des dirigeants à la prise de parole en public, très souvent, ils ne sentent pas leur corps et donc ils n'éprouvent pas ce qu'ils pensent. Ils ne peuvent pas toucher leur public avec ce qu'ils ressentent puisqu'ils ne le percoivent pas. Combinés avec l'intelligence linguistique, leurs propos auraient plus d'impact. - L'écoute du corps étant absente au quotidien, la gestion du stress, des pressions de la vie quotidienne, ne peut pas se faire en temps réel. L'apprentissage de cette forme d'intelligence, que j'ai transféré aussi bien à des athlètes pour la performance, qu'à de nombreux collaborateurs permet une meilleure gestion de soi, un bon équilibre entre concentration et détente. - Appliqué à la sécurité, cette conscience corporelle fine, cette intelligence du corps permet une vigilance qui est la meilleure garantie en cas d'accident pour avoir de saines réactions. À nouveau, malheureusement, elle n'est pas systématiquement présente dans les modules formation de gestes et postures de sécurité délivrés. Au-delà des économies en jours de travail, c'est l'intégrité physique des personnes qui est en jeu. Au-delà des enfants, les adultes peuvent grandement bénéficier de l'entraînement à ces formes différentes d'intelligences (linguistique, intra-personnelle, relationnelle, etc.) pour devenir plus capables de dialogue, de coopération et de réalisme. La conscience de soi est l'une des plus grandes ambitions de la vie ; associée à la capacité d'empathie, le leadership dans les entreprises serait moins souvent défaillant. À quand les programmes d'entraînement à ces formes complémentaires d'intelligence dans les cursus de professionnalisation ? -- Edouard Stacke-- -- Business DigestJacqueline Renaud coache des dirigeants. L'entreprise est un monde qu'elle connaît bien puisqu'elle y a eu des responsabilités commerciales, notamment au sein du groupe d'assurances Malakoff, pendant plus de vingt ans. Pour elle, la mission de coach ne s'arrête pas à la résolution de problèmes de management. « Il s'agit aussi d'aider chaque chef d'entreprise à développer des potentialités que, bien souvent, il ne soupçonne pas. » Jacqueline Renaud a découvert avec émerveillement le livre de Howard Gardner, Les Formes de l'intelligence, publié en France en 1997. Professeur à l'université de Harvard, Howard Gardner considère que l'intelligence logico-mathématique n'est en rien supérieure à six autres formes d'intelligence qui permettent, elles aussi, de réussir sa vie : l'intelligence du langage, musicale, spatiale, kinesthésique, intra-personnelle ou encore interpersonnelle. Il analyse pour chacune d'elles ses forces et ses contraintes, avec moult exemples à l'appui. De Mozart à John Kennedy, en passant par Isadora Duncan. Bonne nouvelle : d'après les dernières recherches sur le cerveau, les neurones ne se détruisent pas après 40 ans. L'intelligence est exponentielle dès lors qu'on la stimule. Pourquoi ne pas commencer dès maintenant, sur la plage ? Question d'imagination... -- L'EntrepriseL'intelligence n'est pas un ensemble de capacités logiques et mathématiques innées. L'intelligence ne se mesure pas avec un test de QI. Elle ne se résume pas non plus à la réussite scolaire. L'intelligence a sept formes principales qui englobent ce dont un homme a besoin pour être complet. Les intelligences peuvent se répartir en trois groupes en fonction de leurs rapports au monde. Le premier groupe rassemble deux intelligences non-liées aux objets, elles nous permettent de communiquer ou de faire de la musique. Le deuxième groupe rassemble trois intelligences liées aux objets, elles nous permettent d'agir sur le monde. Le dernier comprend deux formes d'intelligences qui interviennent dans la conscience de soi. Les systèmes symboliques réalisent la synthèse entre la nature et la culture. Nos intelligences et notamment celle qui dirige l'oralité sont programmées pour construire et utiliser des symboles. Notre langue reflète donc à la fois nos capacités et notre histoire. -- Idées clés, par Business Digest
Vous vous interrogez sur ces troubles mystérieux qui ont pour nom dépression, anxiété, boulimie, obsession, autisme et même schizophrénie. Vous vous demandez comment on peut les soigner. La psychiatrie vous inquiète ou vous fascine. Et si le meilleur moyen d'en savoir plus était de pénétrer dans le cabinet d'un psychiatre ? C'est ce que vous propose François Lelord. Vous rencontrerez ainsi la violoncelliste recluse, l'homme pressé, le fils rebelle, la jeune femme aux gants, le petit prince qui saignait, tous ces patients que la psychiatrie moderne a aidés et parfois guéris.
J'avais six mois quand ma mère s'est rendue compte que je me raidissais dès qu'elle me prenait dans ses bras. Quelques semaines plus tard, comme elle me faisait des câlins, je me suis mise à la griffer et à me débattre, comme un animal pris au piège".Le diagnostic tombe comme un couperet: la petite Temple est autiste. Pourtant, des années plus tard, se jouant du verdict des experts, elle entreprend des études supérieures et depuis mène une carrière professionnelle réussie. Un témoignage unique sur l'autisme vécu de l'intérieur."Une fantastique leçon d'espoir" (Le Figaro Magazine
Des pèlerinages aux randonnées, des drailles transhumantes aux manifestations politiques, il n'y aura guère eu d'interruption dans la pratique de la marche. La circulation pédestre fait l'homme. Elle est une activité constitutive de l'être humain. Pour en faire l'histoire, Antoine de Baecque part à la rencontre de toutes les formes de marches, et des hommes qui les pratiquent : les peuples et les métiers dont l'identité même semble nomade et pédestre, des Lapons aux Sioux, des colporteurs aux bergers ; les pèlerins, selon toutes les traditions, ceux qui remontent aux sources du Gange ou empruntent le Tôkaidô, comme les marcheurs de Compostelle et de La Mecque. Et si la marche a quasiment perdu ses professionnels, elle a inventé ses praticiens du week-end, ses usagers du temps libre, les randonneurs. Mais l'on chemine aussi en ville, depuis l'apparition des promenades urbaines du XVIIe jusqu'aux " manifs " les plus récentes. Qu'elle permette de mieux vivre, de survivre ou qu'elle soit le support incarné de revendications, la marche a une histoire. Antoine de Baecque, nourri aux sources les plus diverses, déploie ses talents d'historien et de conteur pour offrir un livre profondément original et vivant.
L'histoire coloniale et postcoloniale fait aujourd'hui débat dans la société française, comme en témoignent les polémiques sur la torture en Algérie, la place de l'histoire coloniale dans le récit national ou la question spécifique des immigrations postcoloniales. Or, l'objet des Postcolonial Studies, c'est précisément de relire l'histoire coloniale et postcoloniale en cherchant à saisir comment la colonisation a profondément affecté les sociétés colonisées, mais aussi les anciennes métropoles et, au-delà, l'ensemble de l'Occident. Comment s'enracine le racisme colonial, dans les colonies et dans les métropoles, et quelles en sont les conséquences contemporaines ? Les rapports géopolitiques et économiques, déjà inégaux durant la colonisation, se reproduisent-ils ? Comment la " rencontre coloniale " a-t-elle provoqué, au-delà de la domination, le métissage des cultures et bouleversé l'identité des hommes ? Nicolas Bancel propose d'explorer, parmi d'autres, ces questions, en s'appuyant sur des exemples concrets, tout en éclairant les idées développées par les Postcolonial Studies.
Le charme discret de l'aristocratie. Qu'est-ce que la noblesse et comment peut-elle encore transmettre l'héritage culturel des vieilles dynasties qui l'incarnent ? Telles sont les questions auxquelles ce livre s'efforce de répondre en proposant d'abord une analyse des principes, des traditions et des comportements qui, dans le passé, ont construit l'identité nobiliaire. Il explique la classification de la noblesse, fruit de la diversité de ses origines, ainsi que ses contours juridiques imposés par la monarchie. Puis il retrace les grandes étapes de son histoire, des bâtisseurs de forteresses à la cour de Louis XIV, des salons des Lumières à la Terreur, de l'épopée napoléonienne au XXe siècle. La perte de toute incarnation institutionnelle n'a pas enlevé à la noblesse son importance sociologique ni sa place dans l'inconscient et l'imaginaire collectifs. Eric Mension-Rigau étudie les capacités de la noblesse à transmettre son identité, à maintenir sa stabilité sociale et à diffuser une énergie créatrice alors que les changements structurels, politiques et économiques ne cessent d'engendrer de nouvelles formes de stratification.
Coquery-Vidrovitch Catherine ; Mesnard Eric ; Thio
En Afrique, aux Antilles et sur le continent américain, les esclaves ont été des acteurs majeurs et pourtant largement mésestimés de l'histoire. A rebours de l'historiographie dominante, ce livre, qui repose notamment sur les nombreux récits de vie qu'ils ont transmis, s'attache ainsi à montrer qu'ils ont contribué à l'évolution culturelle et sociale des côtes et de l'arrière-pays africains, à la création de nouvelles sociétés métissées aux Amériques ou à l'invention de formes de résistance. En restituant l'intensité des échanges noués entre l'Afrique et les Amériques, et en décrivant l'importance de phénomènes tels que la traite dans l'Atlantique sud ou la généralisation de l'esclavage interne précolonial dans les sociétés africaines du XIXe siècle, Etre esclave offre une synthèse particulièrement éclairante des apports les plus récents de l'historiographie internationale sur l'esclavage.