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Collection particulière
Farasse Gérard
TEMPS IL FAIT
17,00 €
Épuisé
EAN :9782868535450
On ne trouvera pas exclusivement, dans cette Collection particulière, des cartes postales (grivoises, sentimentales ou publicitaires), des objets de piété, des oeuvres de demi-fous, des chromolithographies ou des photos de famille. Parmi les bibelots sans valeur se glissent des rêves, des souvenirs, des mots rares, "lettres imaginaires", correspondances qui doivent apparemment davantage au hasard objectif qu'à la volonté du collectionneur, toutes sortes d'artifices par lesquels la "toute-puissance trompeuse de la littérature" fait surgir le plaisir de nommer, de décrire, celui d'échafauder des hypothèses, d'ébaucher des histoires, celui encore d'inventer des légendes. Ces délices, en fervent écho aux dévotions populaire et enfantine, ces joies communicatives composent une poétique de l'hétéroclite et font d'un bric-à-brac de curiosités une galerie de merveilles.
L'ouvrage propose en cinq chapitres panoramiques un parcours des principales questions posées par l'oeuvre de Ponge : dans quelle mesure élabore-t-il, après Descartes et Valéry, un nouveau "discours de la méthode" ? Comment "faire oeuvre de salut public" en fondant une nouvelle rhétorique ? Que reste-t-il de "1'oeuvre" quand on exhibe ses brouillons ? Comment et pourquoi parler, si on "écrit contre les paroles" ? Une éthique de l'écriture est-elle nécessaire ? Des jalons biographiques, bibliographiques et des éléments de rhétorique complètent cet ouvrage.
Envois et Dédicaces constitue une réflexion sur le don du livre, qu'il se manifeste par un ex-dono, un envoi manuscrit ou une dédicace imprimée. Si cette dernière a été étudiée à propos de tel ou tel auteur, il nous manquait encore une réflexion d'ensemble sur celle-ci. Quant à l'envoi, jugé marginal et mondain, il n'a guère été abordé, hormis par les bibliophiles. On en trouvera ici un "bref traité" qui en souligne toute la richesse. Pas plus qu'il n'existe d'éléments insignifiants dans la vie psychique, ainsi que Freud nous l'a appris, il n'existe dans le livre de détail dépourvu de valeur. La modernité s'est intéressée longuement à la signature, beaucoup moins à l'envoi et à la dédicace, parce qu'elle estimait la littérature intransitive. Elle transite cependant et s'adresse à quelqu'un. Et ce qui semble à première vue accessoire joue un rôle non négligeable, sinon capital, dans la constitution du sens d'un livre. Telle est l'hypothèse d'Envois et Dédicaces, et son pari. Sa première partie, "Perspective cavalière" s'interroge, entre autres, sur la position en tiers du lecteur ainsi que sur la place de la dédicace, premiers mots d'un livre qui se révèlent souvent aussi ses derniers mots. La seconde, "Couleurs locales", examine la façon dont quelques auteurs se sont appropriés ce geste: un musicien, Bach, et cinq écrivains, Voltaire, Hugo, Baudelaire, Montherlant, Goffette, ce dernier nous offrant, en guise de conclusion, un poème inédit adressé "à ceux qui partent".
En devenant spectateur de Paysage du Pas-de-Calais II, une peinture de Jean Dubuffet datée de 1963 et exposée au musée des beaux-arts de Calais, l'écrivain et essayiste Gérard Farasse se laisse submerger par ses propres souvenirs d'enfant, "enchevêtrements'' de sensations, de sentiments, galerie de fantômes du passé que font surgir les arrangements asymétriques, anarchiques du peintre fondateur de l'art brut. L'auteur exhume les clés du tableau dans les paysages mouvants de son enfance, dans ses premiers labeurs au temps des moissons, dans un premier baiser sous un ciel étoilé ; car dans cette toile peinte lors d'un séjour de Dubuffet dans sa maison du Touquet, l'écrivain a reconnu, avant tout, " un paysage de mémoire ".
Les personnages de ce petit roman ne se séparent pas de l'auteur : Ils sont l'auteur, mais jeune, en plusieurs personnes, et surtout en Roger Bourcier ; il est tellement l'auteur, qu'il est impossible de parler de lui sans évoquer le paysage de Saint-Samson, près de Morlaix, où est né ce récit, et le jeune homme que j'étais appliqué à la tâche de vivre et d'écrire, à la tâche d'étudiant volontairement raté et de vivant insatisfait. Tout ce qui lui advient m'est arrivé. Ses émerveillements d'amoureux craintif, son angoisse devant la vie, c'est moi. Le lecteur d'aujourd'hui s'y reconnaîtra car tous les jeunes gens, d'une génération à l'autre, passent par là, sous des formes imprévues.
Résumé : " L'un des plus beaux livres écrits sur Rome. Une Rome suspendue entre le clair et l'obscur, le ciel et les ruines, les enfers et l'au-delà : une ville de fontaines et de foudre, de fleuve et d'incendie, de fables et d'artifices; cité du théâtre et de l'illusion, élémentaire comme Isis, tragique comme Borromini, abyssale comme Piranese... Et l'érudition est voilée comme chez Nerval, c'est une érudition qui joue, invente jusqu'au délire, tire des feux d'artifice, pâlit avec les couleurs et les reflets de la nacre, avant de s'éteindre dans la mélancolie. " Pietro Citati