Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La tête hors de l'eau
Fante Dan
BOURGOIS
14,48 €
Épuisé
EAN :9782267015843
Dan Fante est né et a été élevé à Los Angeles. Il est le fils du romancier et scénariste américain John Fante. A vingt ans, Dan Fante parcourt les routes américaines pour se rendre à New York où il demeurera pendant plusieurs années. Il habite alors des appartements miteux, écrit de la poésie, boit du whiskey, et travaille soit comme chauffeur de taxis soit pour des emplois lugubres et sous-payés. A l'âge de quarante-deux ans, il arrête de boire, se coupe les cheveux et commence à écrire sérieusement. Récemment, dans le Los Angeles Times, sa première pièce aboutie, « Boiler Room » a été placée en tête de la liste des pièces les plus remarquables. Actuellement, Dan Fante vit à Los Angeles, écrit tous les jours sauf le dimanche, a un chat, une petite amie aux cheveux rouges, et un permis de conduire valide. Voici les dernières aventures calamiteuses de Bruno Dante, l?alter ego de Dan Fante (comme Arturo Bandini était celui de John Fante, le père de Dan). Comme dans En crachant du haut des buildings, le narrateur connaît de gros problèmes d?alcool, d?argent et, plus généralement, de rapports avec le monde et avec ses semblables. Mais ici, Bruno Dante s?est désintoxiqué: plus la moindre goutte d?alcool, pas la plus petite ligne de cocaïne, et trois séances hebdomadaires aux Alcooliques Anonymes. Et puis il travaille, dans le télémarketing, où il devient peu à peu un as pour fourguer du matériel informatique à des gens qui n?en ont que moyennement besoin. Une des forces du roman tient à la description de ce milieu de travail invraisemblable: les patrons de l?entreprise juteuse sont tous d?anciens alcooliques et drogués qui, eux aussi, émargent régulièrement aux réunions des Alcooliques Anonymes, et les employés connaissent les mêmes problèmes... Curieusement cette boîte est Numéro un dans son secteur d?activité, car il y règne une compétition implacable et une discipline digne d?un centre d?entraînement des Marines. Et l?on voit Bruno Dante jusque là guère célèbre pour sa ponctualité et son acharnement au travail, se mettre à battre tous les records de contrats décrochés en une seule journée, jusqu?au jour où il tombe amoureux de Jimmi, une splendide métis mexico-iranienne, beaucoup plus délurée que lui dont le goût pour le crack et l?alcool causeront la perte, et qui entraînera dans son sillage catastrophique le malheureux Bruno Dante. Il y a là comme une double évocation saisissante du Rêve Américain et du Cauchemar qui lui est lié, un va-et-vient continuel entre Paradis et Enfer. Une parabole du Salut et de la Perdition, sur fond de télémarketing frénétique et de passion charnelle. C?est sans doute le meilleur roman de Dan Fante et ce n?est pas un hasard si les livres de Selby sont une des lectures préférées du narrateur. Même crudité insupportable, même descente vertigineuse vers l?inhumain; mais ici du rêve « télémarketé » ou du Cauchemar alcoolisé, on ne sait lequel est préférable.
Résumé : "Dans la rue, en allant au magasin, j'ai eu comme un éclair de compréhension. Ma vraie difficulté ? mon problème ?, ce n'étaient pas mes accès de dépression ou mon alcoolisme ou mes échecs professionnels, ni même la peur inexprimée d'être un foutu cinglé. Mon problème, c'étaient les gens. Et il y en avait partout."
Ecrire, boire, survivre", telle pourrait être la devise des quatregénérations de Fante dont Dan livre ici les Mémoires. De songrand-père Pietro Nicola à son père John, des Abruzzesancestrales au soleil californien, Dan Fante retrace le parcourschaotique, brillant et torturé d'une famille de conteurs nés quioffrit au XXe siècle, avec l'auteur de Demande à la poussière,l'un de ses plus grands écrivains. "Je n'écris pas des histoiressophistiquées pour intellos, ni des récits recyclables en sériestélé; je parle de moi. Ce qui me pousse à écrire, ce n'est pasl'envie de changer le lecteur, mais plutôt de lui faire savoirqu'il peut changer. J'écris sur la vie, sur la mort, sur l'amour ettoutes les façons de le gâcher ? et d'en réchapper. J'écris sur lafolie et la mort. J'écris pour la survie de mon coeur."
Dans son deuxième roman, Dan Fante est resté fidèle au ton des Anges n'ont rien dans les poches (Laffont, 1996) en troquant toute-fois Los Angeles pour New York, et les histoires de famille pour les embrouilles de petit boulots. L'auteur de En crachant du haut des buildings est bien le fils d'Arturo Bandini: grande gueule, poivrot à ses heures qui sont nombreuses, coureur de jupons, flemmard, chieur de première. Il est aussi celui de Bukowski avec sa galerie de camés, de cinglés, de ratés. Nul doute qu'une jeunesse en galère reconnaîtra en Dan Fante l'un des siens.
Autour de Los Angeles, une Chrysler abîmée sillonne les routes brûlantes. Au volant, on retrouve le fameux Bruno Dante - alter ego de Dan Fante. Apparemment, il va mieux: il fait partie des Alcooliques Anonymes, et même s'il vient de se faire virer de son boulot de vendeur d'aspirateurs, il compte réussir dans le télémarketing... Mais ne nous y trompons pas, Bruno ne compte pas signer son mea culpa. La Tête hors de l'eau est bien le roman d'un appel permanent à la fureur de vivre. Un appel qui, pour Bruno, prend simultanément la forme d'une sublime Irano-Mexicaine aux yeux de "purs saphirs" et d'une écriture de textes qu'il faut achever..."Pour sortir de l'enfer, il reste l'humour et l'écriture: ça tombe bien, Dan Fante a une forte propension au premier et un réel talent pour la seconde. Marchant la tête haute dans les pas de Bukowski et de Hubert Selby Jr, son idole révérée, il fait de son odyssée sur le fil [...] un petit chef-d'?uvre d'émotion." (Bernard Quiriny, Chronicart)
Lady Susan était resté inédit du vivant de Jane Austen. L'intrigue est entièrement bâtie autour des lettres échangées entre les différents protagonistes : Susan, ravissante veuve d'environ trente-cinq ans, en est le personnage central. Ses agissements volages engendrent bien des critiques. Cette femme spirituelle et sans le sou s'est en effet installée chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle dénuée de scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou simplement une coquette qui veut s'amuser ? Le jeune Réginald risque de payer cher la réponse à cette question... Ce texte est suivi de deux fragments inachevés rédigés, l'un au milieu de sa vie, et l'autre juste avant sa mort. Au-delà de leur intérêt documentaire, ils valent par leur qualité littéraire et le plaisir de lecture qu'ils procurent.
Résumé : "Toute ma vie son influence a illuminé mon travail... Oui, Fante a eu un énorme effet sur moi. [...] Fante était mon dieu." Charles Bukowski. "En tant qu'écrivain, je suis très heureux de recevoir une bonne leçon. Comme simple lecteur, j'ai poussé les portes du paradis." Philippe Djian. "A l'image de Fante, Bandini et Molise, ses héros de papier, débordent de rancoeur, de tendresse, de générosité ou d'une méchanceté noire inouïe. Ils sont infects, drôles, adorables, émouvants." La Vie. "Les histoires de Fante ressemblent toujours à la sienne. Son héros, Arturo Bandini, est aussi fils d'immigrés italiens, il a aussi envie de prendre sa revanche sur les années de dèche, de se faire une place sur les rayons des bibliothèques, d'aimer les femmes. Tout cela, Fante le fait passer dans une écriture dégraissée, déblayée de toute littérature." Télérama.
Dora Chance, ancienne danseuse de music-hall, raconte avec verve soixante ans de vie du théâtre et du cinéma à travers l'histoire d'une famille où la bâtardise est de tradition. De génération en génération, les enfants seraient bien malins de connaître leur père ! Il y a de l'Evelyn Waugh, de l'Anthony Powell et parfois même du Wodehouse dans cette chronique facétieuse et attendrie qui nous mène des bastringues du Londres de l'entre-deux-guerres à Hollywood et aux plus beaux châteaux anglais. Mais le théâtre n'est qu'un prétexte et Angela Carter sait créer des personnages tous plus originaux, attachants et pittoresques les uns que les autres.
Invité en 1966 à Princeton, à une session du Groupe 47, Peter Handke y fait un éclat en s'opposant à la vogue du "réalisme" en littérature : Une certaine conception normative de la littérature désigne d'une belle expression ceux qui se refusent à raconter encore des histoires, tout en étant à la recherche des méthodes nouvelles pour décrire le monde (...) : elle dit qu'ils "habitent une tour d'ivoire" et les traite de formalistes, d'esthètes. Que les écrivains se réfugient dans leur "tour d'ivoire", c'est ce que revendique paradoxalement Peter Handke. Confrontation avec Brecht, Horvath ou Bernhard, avec les méthodes du théâtre et du cinéma ou avec le discours de la justice, réflexions, critiques, satires, pamphlets..., cet ensemble de textes divers passe du sérieux à l'humour, des méditations austères aux "gais feuilletons". Handke s'attache à y définir sa position par rapport à l'écriture : longtemps, la littérature a été pour moi le moyen, si ce n'est d'y voir clair en moi, du moins d'y voir tout de même plus clair. Elle m'a aidé à reconnaître que j'étais là, que j'étais au monde.
Nuri est apiculteur, sa femme, Afra, est artiste. Ils vivent tous deux avec leur jeune fils, Sami, dans la magnifique ville d'Alep, en Syrie. La guerre éclate et ravage tout, jusqu'aux précieuses ruches de Nuri. Et l'inimaginable se produit. Afra ne veut plus bouger de sa chambre. Pourtant, ils n'ont pas le choix et Nuri déploie des trésors d'affection pour la convaincre de partir.Fous de douleur, impuissants, ils entament alors un long périple où ils devront apprendre à faire le deuil de tout ce qu'ils ont aimé. Et apprendre à se retrouver, peut-être, à la fin du voyage, dans un Londres où les attendent des êtres proches. Pour reconstruire les ruches et leur vie.Christy Lefteri est née à Londres de parents chypriotes. Elle anime un atelier d'écriture à l'université Brunel. L'Apiculteur d'Alep, son deuxième roman, lui a été inspiré par son travail de bénévole dans un camp de migrants à Athènes."Derrière l'immense tragédie impersonnelle des réfugiés, Christy Lefteri fait émerger une histoire personnelle subtile et bouleversante." Kirkus Review"Impossible de ne pas être touché par cette ode à l'humanité." The GuardianTraduit de l'anglais par Karine Lalechère
Ce volume contient les principaux romans de la « légende de Duluoz », le cycle autobiographique conçu par Kerouac lui-même: Sur la route; Visions de Cody (Ire partie); Les Souterrains; Tristessa; Les Clochards célestes; Big Sur; Vanité de Duluoz avec: L'Écrit de l'éternité d'or; des poèmes: « Bowery Blues », « MacDougal Street Blues »; des articles: « Contrecoup: la philosophie de la Beat Generation », « Principes de la prose spontanée », « Le dernier mot », « À quoi je suis en train de penser »; un choix de lettres.
Le temps n'est que la rivière où je m'en vais pêcher. Je bois son eau; et tout en buvant, je vois le fond sablonneux et remarque comme il est peu profond. Son faible courant entraîne toutes choses, mais l'éternité demeure. J'aimerais boire plus profond; pêcher dans le ciel, dont le fond caillouteux est semé d'étoiles. Je ne peux compter jusqu'à un. Je ne connais pas la première lettre de l'alphabet. J'ai toujours regretté de ne pas être aussi sage que le jour de ma naissance.
Un roman puissant qui raconte la vie inimaginable et incroyable de Kya, une enfant abandonnée par les siens au cœur d'un marais. Ce lieu devient son refuge et sa seule famille. Une histoire passionnante, enrichissante et douce-amère. Un superbe hymne à la nature !