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La contrepartie
Fano Daniel
PG DE ROUX
20,90 €
Épuisé
EAN :9782363711373
Quelque chose de ténébreux guide la main de l'écrivain Lester Godard. Depuis les touches de sa Remington portative "qui crépite de poésie beatnik et de Série Noire" jusqu'au volant de la Ford Mustang jaune dans laquelle il est précipitamment monté pour fuir l'ennemi comme en 1940, route d'Arras. Jusqu'au revolver Beretta dont l'ultime détonation aura raison des erreurs d'une "Histoire" qu'il n'a jamais écrite. Car le drame de Lester Godard, c'est bien d'être devenu, au fil du temps, la chose de cette implacable critique littéraire aux pouvoirs de plus en plus déformants. Et tandis qu'il fuit, la police aux trousses, c'est ce qu'il se répète : voilà ce que je n'ai jamais été. "Ni dandy de droite ni esthète virtuose de gauche, ni idiot utile ni révolutionnaire clandestin." L'homme qui n'a vécu que pour et par la fiction voudrait forcer les innombrables barrages du pays où hélas, la littérature n'alimente plus qu'un jeu social sans surprises. Voilà ce qu'il se raconte au moment de quitter la scène, dans le décor massacré où continuent à osciller des 33-tours mythiques... La cavale d'un homme seul, écrivain à part, à la fois excentrique et intègre, déroulant le film d'une oeuvre tour à tour adulée, démolie et incomprise. Un récit tout en résonances, vintage, très Nouvelle Vague années 1960, subtil et caustique.
Résumé : Le projet de Papier pelure avait été élaboré avec l'auteur, de son vivant. Daniel Fano avait en effet retrouvé une liasse d'écrits de jeunesse, plus ou moins rongés par l'humidité, et nous avions imaginé de republier ses premiers livres, épuisés de longue date, augmentés de ces textes inédits. Papier pelure se compose ainsi pour un tiers de poèmes qui n'avaient jamais vu le jour, malgré leur étonnante maturité. Mais c'est l'ensemble de l'ouvrage qui surprendra sans doute les lecteurs et les lectrices d'aujourd'hui. Lapidaire et superbement incongrue, jouant avec les codes du roman noir, du cinéma ou de la bande dessinée, la poésie de Daniel Fano est à redécouvrir d'urgence.
Résumé : Hitler et Eva Braun traversent en tous sens un monde où le fils du docteur Folamour pourrait bien découper en fines tranches la fille du major Kafka sans l'intervention impromptue d'un furet furieux de ne pas être pris en photo toutes les dix secondes. Ce monde, peuplé d'espions, de gangsters, de stars, de terroristes, de mutants et d'imposteurs en tous genres, est évidemment le nôtre et Daniel Fano continue de dresser le catalogue de ses crimes et de ses vanités. Ses poèmes, autant d'histoires et de situations singulières, ont la brièveté des faits divers, et donc leur violence. Entre l'ironie et l'humour, La nostalgie du classique frappe de dérision à la fois le regret des choses passées et le culte des mythologies modernes.
Résumé : Dans sa poésie documentaire et polyphonique, Daniel Fano, véritable auteur culte, poursuit avec un humour décalé sans pareil son exploration de l'univers contemporain. Ici, les illusions collectives sont froissées comme des emballages de bonbons. On assiste à la disparition lente d'un monde, le nôtre, et c'est comme un vieux film dont la pellicule se met à brûler pendant la projection.
Rien de mieux qu'un mot d'ordre, avait jugé le vieil excentrique, pour faire irruption dans le coeur d'un garçon, cette cire tendre que marque le doigt. Sans doute entendait-il trouver en l'adolescent timide qui les observait à la dérobée, lui et ses filles, l'étonnement nécessaire au premier de ses vices (au plus vif de ses plaisirs) : le goût du scandale. Et comme un que son panache empêche de penser jamais aux dégâts ni à la dépense, il avait jeté les deux soeurs en pâture sur le devant de la scène. La scène ? Le Paradis, un bar du continent, où le garçon travaillait comme serveur pour la saison d'été." Par goût de faire advenir ce qu'il redoute et pour se mettre face à ses propres contradictions, Jacques Dupréel invite l'étudiant épris de sa fille cadette à passer le mois d'août sur une ile étrangère, où lui et sa famille vivent parmi la population indigène. Désir de la chair et concupiscence de l'oeil... travaux pratiques.
Roland Jaccard raffole des cinéphiles, l'étant lui-même jusqu'au bout des ongles. Le problème est qu'il aime encore plus John Wayne, l'homme à abattre, jugé coupable de nombreux crimes par les petits censeurs de la bien-pensance anti-Trump. Réac, raciste, génocidaire... on ne compte plus les coups bas que dirige en permanence la charge de la grosse cavalerie idéologique contre le dernier des géants. Heureusement Roland Jaccard dégaine plus vite qu'eux et ne rate jamais sa cible. Et c'est une belle leçon de western - transposé à notre époque démissionnaire - qu'il va leur donner : celle qui sonne tôt ou tard le cinglant retour à la réalité et au savoir-vivre. On retrouvera ici toute l'insolence et l'acuité inimitables de Roland Jaccard.
La dignité humaine est une notion aujourd'hui captive d'une forte instrumentalisation idéologique qui tend à rendre son concept de plus en plus flou.Quelle est son histoire et quel a été son cheminement ? Cette étude qui s'enracine dans le droit, la théologie et la philosophie, est particulièrement éclairante.
Dire qu'elle a traversé tous les régimes politiques de la Ve République et donne une image de la "femme française" serait un cliché journalistique ; certes, nous sommes, elle et moi, des corps français qui donnent de la voix, ou qui donnent voix, elle avec sa voix propre, moi dans le propre de cette voix qu'est l'écriture, mais la France dans laquelle nous vivons est fantômatique. Contrairernen t d Depardieu, Huppert n'a pas de corps"politique" : là encore, elle ne dit rien, ne parle pas, se contente de montrer en quoi un corps, un visage, une voix sont un paysage universel dans sa francité fantasmée ou regrettée." Cette superbe méditation sur Huppert, troublante et intemporelle, dessillera plus d'un regard...