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Tous fadas de Marseille-Cassis. 1979-2019
Fancello Patrick ; Giraud André ; Lecoix Jean-Mari
GAUSSEN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782356981806
Marseille-Cassis. Ca claque comme un coup de mistral, ça chante comme un hymne provençal, ça inspire comme les pierres des calanques, Plus qu'une course, c'est un patrimoine. Plus qu'un sport, c'est une communion. Plus qu'un rendez-vous, c'est un rituel. Voilà 40 ans que la Gineste vibre une fois l'an sous la foulée de milliers d'accros, anonymes, bénévoles, qui écrivent la grande et la petite histoire d'une ambition de quartier devenue phénomène sociétal. Des premières heures forcément épiques aux rouages d'une organisation en perpétuelle évolution, des coups fourrés dans la quête d'un dossard aux coups d'éclat sur un tracé mythique, des histoires de familles aux inattendues rencontres amoureuses, des gestes qui sauvent aux naufrages d'éditions dantesques, des secrets de coulisses aux défis fantasques, des abonnés de la voiture-balai aux gazelles africaines... Autant de témoignages, de récits, parfois même de légendes, qui éclairent les mille et une raisons de devenir ou de rester fada de Marseille-Cassis. Une saga profondément ancrée dans la culture locale et abondamment illustrée, notamment de dessins originaux et humoristiques de Jean-Marie Lecoix.
Résumé : Du village à la ville, la sorcellerie a pris dans l'Afrique contemporaine des formes inédites : enfants sorciers, crimes rituels, vols de sexe, possessions diaboliques. Les affaires de sorcellerie ne relèvent plus seulement des guérisseurs mais interpellent toutes les institutions : justice, églises, associations, et même les gouvernements. La sorcellerie a toujours été un objet problématique sur le plan de la définition, de la méthode d'approche, mais aussi de la posture du sujet impliqué dans l'enquête. En prenant appui sur des études de cas nourris d'expériences de terrain, cet ouvrage entend poser les problèmes de faisabilité de l'enquête sur un objet polémique. Comment entrer et se faire accepter en tant que chercheur dans les tribunaux, les églises, les familles, les entreprises ? Comment éviter les biais liés à une entrée par le point de vue des victimes, de l'accusateur ? Mais aussi comment travailler sur des affaires qualifiées par les médias de "crimes rituels" au-delà des sources journalistiques ? Comment aborder un procès sans s'enfermer dans le dossier d'instruction ou le jugement des juges ? Les affaires, les médias, les procès appellent donc à penser par cas, en s'interrogeant sur ce que le chercheur est censé apporter de plus par rapport au journaliste.
Résumé : IL EST VRAI QUE PAR ICI, ON NE FAIT RIEN COMME AILLEURS. Mais ne sait-on pas, pour autant, ce que l'on veut ? Si Marseille s'est toujours distinguée des autres ports, c'est qu'elle ne leur ressemble pas et qu'il n'est pas dans sa nature de copier. Marseille n'est-elle pas une gigantesque bouillabaisse, qui bout - beaucoup ? Une ville remuante comme une anguille, baignée dans une légende sacrée à l'image d'un saint-pierre ? Et puis, à Marseille, il n'y a pas UN port, mais DES ports. De Morgiou à l'Estaque, de Sormiou à la Pointe Rouge, des Goudes au Vallon des Auffes, des Croisettes à la Madrague Montredon, des ans au Vieux-Port, chaque plage, chaque crique, chaque calanque, chaque quai a sa particularité, ses figures emblématiques, son passé propre. Mais la vraie richesse de Marseille, dit-on, c'est son peuple. Et celui qui vit de la mer et anime les rives du Lacydon depuis des siècles n'en est-il pas la meilleure illustration ? L'ouvrage Marseille des pêcheurs, c'est une plongée au c?ur d'une cité incomparable, un parler, des croyances, une organisation puissante, des drames, des élans de générosité... C'est aussi et surtout une foule de personnages extraordinaires, qui apportent leurs témoignages, le plus souvent insolites, ancrés dans la tradition locale. Une galerie de portraits étonnants. Dans un même filet d'encre, voilà vingt-six siècles d'une vie marseillaise nourrie d'anecdotes à faire pâlir plus d'une sardine. Sans blague.
De juillet à septembre 1944, les Alliés préparent un débarquement sur les plages de Provence. Cette opération qui prend le nom de code d'Anvil-Dragoon a lieu du 15 août au 4 septembre 1944. Evénement majeur de la Seconde Guerre Mondiale et de l'histoire de France, le souvenir de cette opération d'envergure reste vif en Provence, mais reste occulté par le D-Day de Normandie. L'événement et ses enjeux restent mal connus de la plupart de nos compatriotes. Le Débarquement de Provence raconté par ceux qui l'ont vécu a pour but de le faire connaître en optant une approche qui donne une large part aux témoins et aux acteurs. Car c'est à partir des plages de Provence et avec la participation importante d'une armée française reconstituée et opérationnelle, que toute la vallée du Rhône, les Alpes, le Languedoc et le Massif Central sont libérés. Les unités les plus titrées de l'armée américaine en ont été les acteurs ainsi que les régiments et divisions françaises les plus décorées. Les quelques ouvrages existant font la part belle aux opérations tactiques sur les plages et leurs abords, et se limitent souvent aux libérations de Marseille et de Toulon. C'est restreindre fortement la dimension géographique et humaine d'une campagne qui ne s'est achevée qu'après la libération de Lyon et la jointure avec les unités venant de Normandie, au nord de l'Ain. La documentation du livre s'appuie sur les archives conservées dans les dépôts des collectivités locales mais aussi sur les archives fédérales américaines et surtout sur des témoignages écrits ou oraux d'acteurs et de témoins (Américains, Français ou Allemands), et que l'auteur a recueilli au fil des années. De même, on a privilégié les photographies émanant de témoins et les prise de vue d'objets accumulés par des collectionneurs.
Alors que les mémoires relatifs aux guerres révolutionnaires et impériales abondent, aucun livre n'avait encore présenté autant de lettres inédites de soldats de la Grande Armée.À travers l'ensemble de plus de 250 courriers adressés par des soldats des armées de la Révolution et de l'Empire à leurs proches, nous suivons l'épopée à hauteur d'homme. Le quotidien du bivouac, la découverte des pays traversés, les épreuves de la guerre et la fidélité absolue à la Nation puis à l'empereur imprègnent ces lettres. Conservées dans des fonds publics ou grâce à la vigilance de collectionneurs, elles font revivre les acteurs anonymes de l'une des grandes pages de notre histoire. Dans leur diversité, ces lettres nous donnent également à lire un portrait de la France du début du xixe siècle : celui d'un pays profondément rural et qui se bat avant tout pour préserver les acquis de sa Révolution.
Zaretsky Robert ; Hinze Cécile ; Gaussen David ; B
Au milieu du XIXe siècle, la Camargue est un marais infesté de moustiques qui n'inspire guère confiance. Quant aux courses de taureaux dont ses habitants sont férus, ils passent pour des jeux barbares, ferments de séditions. Un siècle et demi plus tard, la sauvegarde de la Camargue "symbole de la France" est un enjeu national et, chaque année, les ferias attirent un public de plus en plus large. Dans le mouvement qui a amené ce changement de perception, un homme se distingue: Lou Marques Folco de Baroncelli, disciple indiscipliné de Frédéric Mistral. Pour "inventer" la Camargue, il utilise des traditions avérées, mais en fabrique aussi de toute pièce, s'inspirant en particulier du Wild West Show de Buffalo Bill, dont le passage dans le Midi fut l'occasion de sa longue amitié avec le Sioux Jacob White Eyes. Surtout, Robert Zaretsky montre qu'après avoir été le tenant d'un félibrige flirtant avec le secessionnisme, il a intégré le dernier bastion de l'occitanisme dans la nation française; à travers le portrait d'un homme qui a tout sacrifié pour son idéal, l'auteur propose ainsi une vision du modèle républicain où identités locale et nationale, loin de s'opposer systématiquement, sont souvent amenées à se soutenir l'une l'autre.
Révélé au grand publie en 1996 par le film de Bertrand Tavernier, Capitaine Conan, (d'après roman de Roger Vercel), le Front d'Orient a largement constitué un angle mort des représentations collectives dans notre pays. Il n'en va pas de même dans les Balkans où les plaies du passé et des nationalismes blessés ne sont pas toujours cicatrisées. "Catastrophe nationale" en Bulgarie, "catastrophe nécessaire" en Roumanie, la Première Guerre mondiale demeure en Hongrie un "passé qui ne passe pas" : tous les 4 juin, date anniversaire du traité de Trianon (1920), des manifestations nationalistes y rappelle le souvenir de la "grande Hongrie", dépecée ce jour-là. En Serbie, on se divise encore sur la question de savoir si Prinzip, l'homme qui assassina François-Ferdinand à Sarajevo le 28 juin 1914, était un héros ou non. La Turquie, entre nationalisme et mauvaise conscience, commémorait en avril 2015 la grande victoire des Dardanelles, tout en occultant le génocide arménien. En Grèce, enfin, cette guerre reste le prélude du conflit gréco-turc (1919-1922) dont les blessures ne sont pas tout à fait refermées. La Première Guerre mondiale, cent ans après, demeure donc, à l'est de l'Europe, un champ de bataille politique. Avec l'ambition de dépasser les clivages nationaux et de multiplier les regards, ce livre, issu du colloque international réuni au musée d'histoire de Marseille en décembre 2014, oeuvre à une dé-nationalisation de l'écriture de la guerre et, tout en faisant ressurgir l'histoire de l'armée d'Orient et de ce front oublié, cherche à sortir le conflit du cadre franco-français (ou franco-allemand) et à lui restituer sa pleine dimension.