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La douce lumière des fleurs brisées
Fall Awa Marie ; Ba Waly
L'HARMATTAN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782343175331
Les femmes, ces madones aux multiples et délicats rôles dans la société sont éduquées, formatées, depuis le plus jeune âge au "soutoureu" qui est une vertu bien sénégalaise. Cette valeur astreint les femmes, piliers importants de la famille, à la retenue, la modération et surtout à la discrétion. Elles sont ainsi obligées de préserver, sauvegarder et garder leurs secrets. Ce "soutoureu" contribue sans nul doute à la préservation de l'équilibre des foyers et par ricochet, certainement à celui de la société ! Oui, mais jusqu'à quelle limite ? Mariétou, Madame Dembélé, Alimatou, Solange... nous les croisons tous les jours, au coin de la rue, en allant au marché, sur le chemin de l'école, etc. ignorant tout de leur vécu. Comprenant que souvent les petites solutions peuvent résoudre de grands problèmes, Aïssatou, tout en douceur et avec patience, à travers son sens de l'écoute inégalé, va essayer en toute sincérité de recueillir leurs confidences et d'apporter une douce lumière à ces fleurs brisées.
La regla de osha à Cuba a très souvent été observée comme un ensemble d'éléments discontinus et fragmentaires syncrétisés avec la religion catholique, il s'agissait de nier l'identité des esclaves pour mieux légitimer leur asservissement. Or, persécutés sous le système esclavagiste et ce, malgré le changement de statut sous la pseudo-république à Cuba, les descendants yoruba n'ont jamais renoncé à leur vision du monde. La question que nous posons aujourd'hui dans cet ouvrage invite à réfléchir sur la définition du mot religion sans a priori et préjugés. Cette étude comparative approfondie entre les religions révélées (l'islam et la religion chrétienne) et la regla de osha se propose de jeter les bases d'une réflexion future sur ce qui constitue le centre de cette religion profondément humaniste.
L'idée centrale est simple : l'éducation est la voie incontournable pour réaliser le type d'homme équilibré qu'une société se donne comme idéal. Ce fil directeur que Iba fall tient fermement tout au long de ce plaidoyer pour un monde davantage ancré dans les valeurs humanistes, explore différents aspects d'une crise à la fois d'identité et de civilisation. Il y a crise, selon le jeune professeur de philosophie, parce qu'il y a rencontre, choc et parfois contradiction entre deux modèles d'éducation. Celui qui est porté par la mondialisation a des tendances dissolvantes pour celui engendré jadis par l'éducation traditionnelle africaine. D'où le sens du titre : " Crise de la socialisation au Sénégal ". S'agit-il d'un procès de la mondialisation ? En un certain sens, oui cela en est un. Toutefois l'argumentaire donne à voir une lecture moins négative de ce changement d'échelle qui tend à affecter toute chose. (...) Ce dont il est question, c'est la mise à l'épreuve des valeurs traditionnelles de l'éducation dans le contexte d'une mondialisation en cours. Très exactement, ce qui est en cause, c'est la volonté d'exportation ou de transfert des tendances chosifiantes de la globalisation économique et matérielle dans un domaine dont le propre est d'être immatériel et de se nourrir de valeurs qui se donnent l'homme comme fin et non comme moyen. Abdoulaye Elimane Kane.
Résumé : Cette "Rue sans joie" , étroite bande de terre entre mer et montagnes de l'Annam, théâtre de combats meurtriers, fut l'un des hauts lieux de cette guerre d'Indochine qui a dominé la politique française de 1946 à 1954 et dont le souvenir a pesé lourdement sur le drame algérien. Renaissant de ses cendres en 1957, elle n'a cessé ensuite de poser un problème insoluble aux Etats-Unis. Incapables de résoudre leurs propres contradictions, le Laos et les deux Viêt-Nam n'en sont pas moins venus à bout des meilleures armées du monde. Pourquoi et comment ? Bernard Fall qui a fait de ce lieu un symbole du désastre indochinois répond à ces deux questions avec l'autorité d'un spécialiste du Sud-Est asiatique et de la guerre subversive. Il est le seul écrivain à avoir eu accès aux archives officielles du Corps Expéditionnaire d'Indochine. Mais sa réponse est également celle du témoin direct. Ni militaire, ni journaliste, il a participé sur le terrain aux opérations, parfois sur les arrières ennemis, et recueilli de la bouche même des rescapés le récit des atroces embuscades qui marquèrent cette guerre. Témoin capital de l'agonie française en Indochine, il en a écrit le maître-livre.
Au principe des débats sur l'économie dite populaire, on place l'échec du développement. Mais si l'économie dite populaire est le résultat d'un tel échec, on semble oublier que l'invention du développement était elle aussi le signe d'un échec : celui d'une domination légitime du monde par l'Occident. De l'esclavage aboli à la colonisation suivie des indépendances, le seul moyen pour l'Occident de prétendre encore à l'universalité de ses modèles de compréhension et de transformation des mécanismes sociaux fut la naturalisation de son histoire à travers l'invention du développement. La survie de cette prétention universaliste à travers la figure forcée d'Homo ceconomicus ainsi que l'échec continuel qui la ponctue en Afrique à travers l'évocation de la figure non moins forcée d'Homo africanus, indiquent qu'il est temps de revoir à la fois nos consciences et nos sciences. Tels sont le débat et la réflexion auxquels invite ce livre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !