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AU MIROIR DE L'AUTRE. De l'immigration à l'intégration en France et en Allemagne, Actes du colloque
Falga Bernard ; Wihtol de Wenden Catherine
CERF
38,50 €
Épuisé
EAN :9782204050517
La France et l'Allemagne sont souvent présentées comme deux modèles migratoires opposés. La France, vieux pays d'immigration, serait la terre de l'intégration grâce à un mélange droit du sol-droit du sang, tandis que l'Allemagne, qui longtemps ne s'est pas considérée comme une terre d'accueil, resterait le pays des Gastarbeiter, protégés par un droit de la nationalité restrictif fondé sur le droit du sang. Deux histoires les opposent, deux modèles d'intégration aussi : tandis que la France, qui a connu de longue date un déficit démographique, a été plus tôt que ses voisins européens un pays d'appel de main-d'œuvre, l'Allemagne n'est devenue un pays d'immigration qu'après la Seconde Guerre mondiale. Dans le premier cas, la philosophie dominante a longtemps été celle de l'assimilation, dans le second, celle de la rotation de la main-d'œuvre. L'intégration " à l'allemande " serait donc celle de la promotion sociale alors qu'en France il se serait agi d'un abandon des spécificités culturelles. Outre l'instrument du droit de la nationalité qui oppose droit du sol et droit du sang, les politiques d'asile aussi ont été divergentes, la France ayant une attitude plus restrictive que l'Allemagne, dotée d'une législation très libérale qui soulève de multiples interrogations depuis la décennie 1980. Le propos de ce livre est de dépasser les imaginaires réciproques, car les convergences, mues par la nécessité d'une plus grande unification européenne des politiques migratoires, semblent aujourd'hui s'imposer par-delà les divergences historiques. La France au miroir de l'Allemagne, l'Allemagne au miroir de la France : tel est l'objectif que ce livre met en œuvre dans la perspective d'une plus grande clarification du dialogue franco-allemand sur l'immigration.
La voie de fait, créée de façon temporaire au XIXe siècle, fut justifiée par une approche purement pratique afin de remédier aux insuffisances de la juridiction administrative. Longtemps dépourvue de toute justification juridique, il se pourrait que le Tribunal des conflits ait rebattu les cartes de la défaillance théorique dont souffrait la notion. Il aurait inversé le processus de justification de cette création jurisprudentielle. Dès lors, la voie de fait ne se justifierait plus par sa dimension pratique, mais par son acception juridique, constitutionnelle.
Falba Bruno ; Fabbri Davidé ; Dalla Vecchia Christ
L'histoire d'une victoire. Le récit d'un échec. Dans la nuit du 5 juin 1944, le sort de la guerre ne s'est pas uniquement joué en Normandie, mais aussi au Berghof, le nid d'aigle d'Adolf Hitler. Dans son chalet situé dans les Alpes Bavaroises, le Führer était loin de se douter que les rouages de sa machine infernale n'étaient pas aussi bien graissés qu'il ne le croyait, alors même que le chef des renseignements avait prévenu le haut commandement que le débarquement allait avoir lieu dans le Cotentin. Sabotages par la Résistance, manque d'expérience et d'équipement des soldats, retards dans les prises de décision... alors que le débarquement débute, les hauts dignitaires allemands sont plus que pris au dépourvu... Ce tome 6 d'Opération Overlord aborde ces heures cruciales passées du côté nazi, ainsi que les erreurs de la chaîne de commandement de l'armée Allemande. Et ce, tout en replaçant dans la chronologie des événements, les personnages principaux des tomes précédents.
Tout commence un jour de mai 1242 dans un village perdu au milieu des champs. Ce jour-là, des chevaliers cathares libèrent dans le sang trois "purs" que des dominicains destinaient à la question. Pour la royauté et sa sainte Église catholique, ce fait d?armes ne peut rester impuni. S?ils ont depuis longtemps fait plier les hérétiques, ils n?ont jamais réussi à s?emparer du trésor des Cathares, seul moyen de les faire rompre. Mais depuis peu, le roi Louis IX a gagné un Cathare à sa cause. Las de cette guerre sans fin, ce dernier est prêt à trahir les siens, pour le bien de tous, pense-t-il. Écoutons sa confession?Le scénariste Bruno Falba se livre dans Cathares à un intéressant exercice de style: il confie le rôle de narrateur au personnage du traître, qui agit à visage découvert au c?ur de l?action sans que l?on ne sache jamais qui il est. Fabio Bono sublime le récit par son dessin d?une redoutable efficacité.
Résumé : " Je suis une beurgeoise : c'est ce que disent de moi les jeunes des cités parce que j'ai su trouver ma place dans la société. J'habitais une jolie maison, je fais des études supérieures, je ne manque de rien et pourtant mes parents sont de purs Arabes. Je suis l'héritière d'une culture franco-algérienne dont je suis fière. Je ne veux pas pour autant apparaître comme un modèle pour les miens. Qui suis-je ? Française ? Algérienne ? Musulmane ? Laïque ? Aujourd'hui, je crois être tout cela. Je veux aimer à la fois Voltaire et Averroès. Dois-je choisir mon camp : la France ou l'Algérie ? L'Occident ou le monde arabo-musulman ? Est-ce possible ? A quel prix ? " L'auteur nous raconte les difficultés qu'elle rencontre au quotidien sans jamais céder au discours victimaire sur les Français d'origine maghrébine. Elle aborde des thèmes aussi différents que les relations avec sa mère à la puberté, la découverte de la sexualité, le décalage entre tradition orale à la maison et culture de l'écrit à l'école, la surveillance des sorties par la tribu familiale... Razika Zitouni témoigne de la construction d'une France plurielle.
Résumé : Le voile intégral porté par un certain nombre de femmes musulmanes a fait l'objet en 2010 d'une loi d'interdiction générale, à l'issue d'un débat qui a impliqué les plus hautes institutions de la République et mobilisé l'attention de nombreux citoyens. Le cas peut paraître très particulier et d'une portée limitée, mais il est cependant très révélateur. L'ouvrage part de l'analyse de la discussion qu'il a provoquée. Sa dissection minutieuse fait ressortir la contradiction entre la logique des juristes et la logique politique du législateur, une contradiction lourde de conséquences pour la vie collective. Bien au-delà du cas de la burqua, c'est l'ensemble des problèmes soulevés par le multiculturalisme et plus profondément encore par l'idéal du cosmopolitisme qui reçoit un puissant éclairage. Comment accorder les principes de droit et les exigences politiques du vivre-ensemble ?
Un bureau de préfecture, une file d'attente, un espoir - obtenir des papiers. Désormais banale, cette image de l'immigration occulte l'essentiel: ce qui se joue de l'autre côté du guichet. Là, des fonctionnaires examinent les dossiers, jaugent les candidats, statuent sur leur sort. C'est à eux que l'État délègue la mise en ?uvre de sa politique d"" immigration choisie". Mais qui sont ces hommes et ces femmes qui décident d'attribuer des papiers ou, au contraire, de reconduire à la frontière? Comment tranchent-ils? De quelle latitude disposent-ils dans l'interprétation des règlements? Au terme de plusieurs années d'enquêtes dans les coulisses des consulats, des préfectures et des services de la main-d'?uvre étrangère, Alexis Spire dévoile la face cachée de cette machine à trier les étrangers. Ceux qu'on éloigne, et ceux qui rejoignent la main-d'?uvre bon marché réclamée par les employeurs. Situés au bas de l'échelle administrative, les personnels chargés de l'immigration sont sommés de" faire du chiffre "et de" traquer les fraudeurs ". Cobayes de la" modernisation de l'Etat ", ils s'enrôlent dans cette croisade en croyant défendre le modèle social français."
On parle aujourd'hui de l'intégration des immigrés comme s'il s'agissait d'une nouveauté menaçante pour l'intégrité nationale. Ce n'en est une que dans la mesure où la France, vieille terre d'immigration qui s'ignore, a entretenu sa cécité sur les apports étrangers de sa population jusque dans ses observatoires scientifiques. La spécificité de l'immigration récente et des problèmes qu'elle pose appelle une double réflexion sociologique : sur le procès de la modernisation depuis les Trente Glorieuses d'une part, sur la formation et l'évolution de l'idéologie nationale depuis le XIX ? siècle d'autre part. Tant que la France se donnait pour ambition explicite d'"assimiler" tout immigré, ni la réalité sociale ni la politique des gouvernements n'étaient différentes. Aujourd'hui encore comme il y a un siècle, du temps de Renan, la nation à la française ne se définit que comme une machine à intégrer des populations diverses autour d'un projet politique commun. L'intégration reste à la fois un fait, une valeur et une nécessité. C'est la modernité qui, en privilégiant l'activité économique et le modèle marchand des relations sociales, est venue menacer la réalité et la tradition nationales, tout particulièrement en France. Si les démocraties modernes perdent tout principe religieux, dynastique et même national, n'est-ce pas le lien social qui risque de s'affaiblir jusqu'à se dissoudre ?