L'objet de ce livre est d'éclairer l'évolution et le quotidien scolaire de l'enseignement de l'histoire, dans ses pratiques les plus ordinaires, de la Libération à nos jours. A l'heure des débats sur l'enseignement de l'histoire, à l'heure aussi des nostalgies sur un éventuel " âge d'or " de cette discipline à l'école élémentaire, où les héros et les dates étaient sensées être connues pour tous les élèves, il a semblé important de donner à voir, aux plus près des pratiques quotidiennes, routinisées, l'évolution de cet enseignement s'appuyant non pas sur les programmes ou les manuels scolaires, mais bien sur des sources variées, allant des débats pédagogiques et des témoignages sur les pratiques effectives, aux discours intermédiaires, des récits de classe, ou des réflexions générales des corps intermédiaires ou des professeurs d'école normale investis dans l'enseignement primaire, en passant par les pratiques de classes elles-mêmes, reconstituées à partir des cahiers d'élèves ou des rapports d'Inspection de la Charente-Maritime ; ceci afin d'être au plus près du travail quotidien des maîtres et de leurs démarches pédagogiques ainsi que de leurs représentations scolaires, politiques et nationales.
Un ouvrage clair et concis pour comprendre les enjeux de l'enseignement moral et civique qui participe à la formation du citoyen de demain. Construire le citoyen... Voilà la grande affaire de l'école. Et l'idée n'est pas neuve. Elle naît très tôt, en France, dans l'atmosphère de la révolution pour se poursuivre tout au long du XIXe et du XXe siècle. Hérité de la leçon de morale, cet enseignement a pu être contesté, mais il a désormais été profondément renouvelé pour intégrer les programmes officiels. Il apparait aussi comme une réponse aux nombreux défis et évènements tragiques que la société française contemporaine doit affronter. Comme le montre cette première synthèse sur le sujet, cet enseignement a aussi une histoire. Il est traversé par des visions antagonistes. L'une vise à transmettre les principes et les valeurs par une pédagogie descendante, avec restauration de l'autorité et des sanctions. L'autre s'inspire des pédagogies nouvelles, davantage attentives à la manière de faire partager les valeurs et les principes. L'auteur s'attache à décrypter cette histoire, ainsi que les grandes thématiques liées aux apprentissages notionnels : les valeurs et principes de la République, la laïcité, la solidarité, la responsabilité individuelle et collective. Au-delà, il montre comment les enseignants peuvent s'approprier l'EMC pour favoriser l'engagement des élèves dans une citoyenneté pleine et entière.
Le taux de réussite au bac est de 85 %. Décrocher une mention joue un rôle important non seulement pour l'intégration dans les écoles mais aussi sur le CV. Il faut avoir travaillé régulièrement toutes les disciplines et être bien préparé pour l'examen. L'ouvrage fournit une véritable aide pédagogique aux élèves confrontés à la dernière ligne droite du bac. Quelle que soitla discipline, des règles de révision sont nécessaires et communes. Ce livre donne des outils méthodologiques de base afin de se préparer dans les meilleures conditions. L'ouvrage ne se résume pas à une suite de « recettes » ou de généralités vite consultables sur Internet. Forts de leur expérience dans l'enseignement secondaire, les auteurs partent des inquiétudes et/ou des questions des élèves afin de donner, presque in vivo, les réponses que les élèves attendent.
Un ouvrage clair et concis pour comprendre les enjeux de l'enseignement de l'histoire qui participe à la formation du citoyen de demain. " On n'enseigne plus l'histoire aux enfants aujourd'hui ! " Qui de nous n'a jamais entendu cette affirmation... mais qu'en est-il réellement ? Que font et comment font les enseignants dans leur classe ? Quel est le sens de cet enseignement ? Car là est bien le point crucial : pourquoi interroger le passé et l'histoire, aujourd'hui, à l'école française ? Comment faire sentir les urgences du passé dans les questions actuelles qui taraudent la société (les sujets " sensibles ", les faits religieux, les valeurs de la République...) ? L'auteur pose la question de la légitimité de cet enseignement et de ses contenus en montrant son évolution dans le temps à travers quelques zooms sur la période contemporaine. Il livre une analyse des pratiques actuelles des enseignants dans les classes et propose des pistes pédagogiques pour que l'enseignement de l'histoire soit vivant, qu'il développe la curiosité et permette de construire le sens des évènements. Ce petit ouvrage de synthèse est un vibrant plaidoyer pour une histoire incarnée et vivante, qui fera sens auprès des élèves.
Proposez ce livre aux élèves de CE1-CE2 pour des lectures autonomes à l'école ou à la maison, en complément de l'utilisation de l'ouvrage Enseignement moral et civique (EMC) CP-CE1-CE2 de la collection Comprendre le monde. Mes premiers récits EMC CE1-CE2 est un petit livre contenant des récits adaptés au niveau des élèves, contenant 16 petits récits à lire tout seul. Ils feront vivre aux enfants des grands moments : deux sauvetages d'enfants, les premiers jours d'école d'un enfant en situation de handicap, la création des Restos du Coeur Ces récits leur feront aussi mieux connaitre des grands personnages : Françoise Dolto, Patrick Dupond, Eugène Poubelle, Coluche, Ruby Bridges.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.