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Clinique des névroses
Faladé Solange
MJW
40,00 €
Épuisé
EAN :9782491494476
Si j'ai intitulé notre travail Clinique des névroses, et non pas Clinique psychanalytique des névroses, c'est parce que j'ai estimé qu'il ne pouvait y avoir de clinique autre que ce qui se recueille au chevet du patient, ce qui se fait entendre pendant les séances. E... il Hors de la psychanalyse, on n'en connaissait que le comportement, et à celui qui ne s'arrête qu'au comportement, ce qui est proposé comme traitement ne peut en aucun cas permettre que quoi que ce soit puisse être dénoué." "Nous ne pouvons y parvenir que si, nous mettant au chevet de qui vient nous voir, nous l'abordons en sachant que nous ne savons pas. Nous ne savons rien de celui qui s'adresse à nous, si ce n'est une seule chose. [...] Nous devons partir de ceci que le sujet de l'inconscient vient avec son insu, avec ce "il ne savait pas" de départ. Car c'est autour du premier signifiant qui a été refoulé définitivement, autour de cet insu et avec lui, que, nous dit Lacan, va s'ordonner le cadre du savoir, tous ces signifiants qui se déroulent autour de la séance analytique où la clinique se recueille, à condition que cette chaîne soit prise tout à fait régulièrement et que rien ne soit manqué." (Extraits des 22 octobre 91 et 14 avril 92). Tel est l'avertissement que nous adresse Solange Faladé dans cet ouvrage fondamental. Plus de seize ans après le décès de son auteur, une telle mise en garde fait mesurer la responsabilité de ceux qui détournent tant de personnes de la seule clinique en mesure de dénouer ce qui les affecte.
En 1991 grâce à Nelson Mandela et ses années de lutte, dont vingt-sept années d'emprisonnement, l'Afrique du Sud s'est non seulement libérée du joug de plus de quarante années d'apartheid mais a pu le faire en évitant ce bain de sang si commun dans l'histoire des hommes en pareilles circonstances. Ce jour-là, la "nation arc-en-ciel" a donné une leçon au monde. Cette leçon, Solange Faladé, psychanalyste et africaine, ne pouvait y rester insensible. Au cours de plusieurs conférences, tenues pour la plupart dans le cadre de l'Ecole Freudienne qu'elle avait fondée en 1983, elle revient sur ce destin singulier qu'a été celui de Mandela, sa rencontre avec Frederik De Klerk, sa position subjective si déterminante pour l'avenir de son pays... Solange Faladé nous montre comment un homme, pourvu qu'il sache faire taire un temps ses particularismes, c'est-à-dire qu'il consente à renoncer un peu à ce qui fait sa jouissance propre, peut parvenir à la reconnaissance de son semblable, par-delà l'amour ou la haine qui si souvent l'accompagne. Bien peu d'hommes politiques dans l'histoire sont parvenus à se hisser à ce niveau ; Mandela était de ceux-là et ce livre nous aide à en saisir les enjeux.
Résumé : Ti-Jean Boniface est un orphelin qui ne trouve pas sa place dans la communauté à cause de son handicap. Injustement accusé de vol, il est banni du village et condamné à errer sur la Terre de la désolation. Cependant, le désert inhospitalier se transforme, grâce à un figuier banyan magique, en paradis où Ti-Jean pourra vivre une existence paisible.
Dans ce tome 5 sont abordés des sujets fondamentaux envisagés tant sur le plan pratique que sur le plan théorique. Celui-ci se termine par des photos rares, la plupart recueillies lors de rencontres scientifiques. Arthur Tatossian convie le lecteur à réfléchir sur des problèmes de la vie de tous les jours et les contacts avec Autrui, la mémoire et la crainte engendrée par ses troubles, les évènements biographiques et leurs conséquences d'une part chez le sujet exempt de troubles psychiques par exemple en cas de Deuil et, d'autre part, chez le sujet malade, ici l'alcoolique chronique, dont sont évoqués les rapports avec ses proches et avec son ou ses médecins. Les notions de réalité et de temps vécu, l'approche des psychoses et de leur décompensation éventuelle sont présentées de façon simple permettant de comprendre ce qu'est la phénoménologie et ce qu'elle peut apporter au praticien pour aider son patient. Sur un plan plus théorique, une remarquable présentation de la phénoménologie de la schizophrénie confirme l'intérêt du point de vue phénoménologique tant sur le plan théorique que pratique. L'étude de la quotidienneté, en hommage à Guiseppe Campailla, met en évidence que "le problème de la quotidienneté est la référence constante de la pensée phénoménologique" et que le lebenswelt du Husserl tardif révèle le rôle majeur que joue l'intersubjectivité dans la réalité quotidienne. Une étude comparative très intéressante des Pratiques traditionnelles en cas de maladies mentales — en Afrique et à la Réunion — et des méthodes utilisées en psychiatrie en Occident permet à A. Tatossian de revenir sur un thème qui lui est cher, celui de la chronicisation de la maladie mentale, et de montrer que les conceptions sur l'origine du trouble mental dans ces sociétés, la bonne tolérance du malade par celles-ci, le soutien du malade par le groupe auquel il appartient, permettent, dans une large mesure, d'éviter le passage à la chronicité. L'auteur estime que l'utilisation de certaines de ces pratiques traditionnelles, adaptées à nos méthodes, peuvent être très efficaces puisque, comme il l'a toujours préconisé, elles permettent d'utiliser au maximum le potentiel qui reste au malade, et il en reste toujours. Quelques réflexions sur la grève de la faim permettent de distinguer les motivations non pathologiques des motivations discutables, souvent pathologiques. Le vécu du sujet cancéreux adolescent est présenté par Tatossian, à titre d'introduction, aux Journées de l'Association Psychologie et cancer de 1984. Pour terminer l'auteur nous entraîne dans une brillante étude comparative de l'OEdipe dans les oeuvres de Kafka, Musil et Freud qui ne peut qu'inciter à lire ou relire les textes de ces auteurs.
La trace est au commencement du processus de subjectivation. Réponse du Réel qui vient marquer l'être parce qu'il y a eu jouissance, elle est constitutive de l'existence même du sujet dont elle détermine la parole à venir et la structure. Prenant appui sur la clinique, cet ouvrage se penche sur la dimension originaire de cette trace présubjective où se noue primordialement le corps et la langue, et pose la question de son devenir. L'effacement de la trace dans un savoir qui ne reviendra pas est l'acte fondateur par lequel naît le sujet pourvu du trait unaire. Il y a cependant des vestiges de son existence et ses effets sont inoubliables. Des résidus de Réel peuvent faire retour, et au bord de la trace effacée, la lettre insiste. Mais la trace interroge encore d'autres destins, celui de l'autiste qui n'en est pas marqué, celui du sujet de la psychose qui ne peut l'effacer. Toute l'importance de la trace tient à ce qu'il ne peut en être retenu que le bord par où la coupure du signifiant s'est effectuée. Indissolublement liée à la perte et au vide, elle ne peut être l'objet d'aucune retrouvaille. Il y a là un incurable qui touche au Réel au fondement de l'éthique analytique.
Dans ce recueil de nouvelles, l'auteur, ancien psychiatre dans ces institutions, décrit le parcours de patients de l'hôpital psychiatrique, de pauvres hères pensionnaires d'un hospice départemental ou de résidents d'un foyer d'hébergement. Toutes les situations décrites ont été réelles, l'histoire des personnages est largement romancée. Michaël Guyader dénonce vivement les effets délétères sur ces êtres humains de leur placement dans ce qu'il convient d'appeler des circuits d'exclusion et du sadisme ordinaire le plus souvent exercé sous les oripeaux de la bien pensance et à l'aune de l'ordre moral. Il s'agit aussi pour lui de louer le génie relationnel de ceux qui soignent, prennent soin, font accueil à la détresse de leurs semblables. C'est là enfin un témoignage ému de l'aptitude qu'ont, tout exclus qu'ils soient, ceux qui sans relâche inventent des manières de vie digne dans des lieux qui sans ces créations pourraient n'être que des cimetières sans raison.
En amour, nous pensons être à l'abri de manipulations... la société est là pour s'en charger. L'auteur, ethnologue, enquête sur un événement qui provoque l'émotion dans ce village de nomades de la mer, les Badjos d'Indonésie. Il interroge les habitants, consulte les chamans, fini par découvrir une forme inhabituelle d'éthique, déterminante. Pourquoi cette société interdit-elle les désirs qui portent atteinte à l'ordre social, et malgré tout offre les moyens pour les réaliser ? Comment l'individu se retrouve-t-il ? Bientôt, à la fois les lettres de son amie et sa vie dans le village, le conduisent à une introspection : comment ne plus être complice des règles imposées par l'amour ? Lentement, l'ethnologue se fait explorateur du psychisme dans ces deux civilisations, si loin l'une de l'autre. Les conclusions de son enquête sont étonnantes. S'y révèle un chef-d'oeuvre de l'art badjo : celui de créer une société équilibrée et solidaire. Avec justesse, et non sans subjectivité, à travers des situations de la vie quotidienne, l'auteur réussit à nous transmettre l'âme de cette culture unique. L'ouvrage ouvre sur des questions, qui sont les nôtres : quelle place une société donne-t-elle aux contraintes de l'amour ? La conscience morale peut-elle cohabiter avec le vice et la tentation ? La magie avec le marivaudage ?