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La conscience de l'ultime limite
Fajardo Carlos Calderón ; Chapuis Lise
ARBRE VENGEUR
4,51 €
Épuisé
EAN :9782916141930
Carlos Calderon Fajardo est né en 1946 à Juliaca au Pérou. Il a enseigné la sociologie à L'Universidad Nacional de Ingenieria. Il publie dès les années 60, très vite repéré et honoré (Prix J.M.Arguedas). En 1985. il reçoit te Prix Hispamérica de la nouvelle. On lui doit de nombreux romans qui le placent à la fois au centre des Lettres péruviennes et dans ses marges, reconnu comme un maître par toute une génération. Il a voyagé et séjourné en Europe. en particulier en France où il se passionne pour le Nouveau Roman alors en plein essor. Tourné ensuite vers le fantastique, ainsi dans sa trilogie consacrée au personnage vampire de Sarah Ellen (2009-2012), son univers artistique s'articule au réel de manière voilée, à travers des métaphores. Les savantes constructions de ses fictions en font un héritier très singulier de la veine borgésienne.
A Bilbao, un journaliste de 40 ans se réveille, un matin... en enfer. Séquestré par l'ETA, il est enfermé dans une cave de 2 mètres sur 3. Il y a deux histoires dans ce livre de José Manuel Fajardo: celle de l'enfermement d'un homme pris en otage et celle de sa vie d'avant. Les démons derrière la porte sont ceux de la tentation, du stupre, ceux que le curé du catéchisme a brandis avec perversité et qui l'obsèdent encore. Et ceux que le héros perçoit dans le regard de ses geôliers: intolérance, racisme, sauvagerie. On pourra aussi ajouter une troisième histoire, contée par Antxon, un personnage inspiré d'un des créateurs du mouvement indépendantiste basque: celle, terrible, de l'engrenage de la violence. Trois aspects de la vie d'un homme espagnol d'aujourd'hui, qui tissent un roman passionnant, d'une force, d'une cohérence et d'une sincérité bouleversantes. --Danielle Schramm
Résumé : Après sa découverte de l'Amérique, Christophe Colomb doit rentrer en Espagne. Il laisse trente-neuf hommes sur la Espanola, censés être les missionnaires de la chrétienté et bâtir la ville de la Navidad. De jour en jour, Domingo Pérez, un des compagnons tonnelier, relate à son frère l'insertion des Barbares " dans l'île. A mesure que s'ouvre cet univers inconnu, ils découvrent non seulement les quantités d'or mais aussi la beauté des indiens, et surtout de leurs femmes... Domingo est ébloui par une jeune indienne, Nagala. Mais bientôt victimes de leur cupidité, les compagnons se divisent, et leurs relations avec les indigènes s'enveniment. A l'heure du conflit, Domingo doit choisir : de l'or ou de l'amour... A partir d'un fait historique - le sort tragique des premiers Espagnols arrivés sur le Nouveau Monde -, et dans la tradition des épopées du XVIe siècle, José Manuel Fajardo a puisé dans son imagination pour sortir de l'oubli cette lettre du bout du monde, mêlant avec saveur aventures, suspens et érotisme.
Au cours d?un congrès d?hispanistes à Tel Aviv, Santiago se met à parler une langue disparue et affirme s?appeler Jamaïca, nom mystérieux dont son amie Dane trouvera l?origine dans un texte du xvie siècle. Pourquoi Santiago est-il devenu fou ? Quel rapport entretiennent cette folie et ce document ? De Paris à Grenade et Israël un voyage bouleversant et halluciné au c?ur de l?histoire des diasporas juives hispaniques. Des personnages soumis à la violence, à la perte, au deuil, et une plongée passionnante dans un épisode oublié de la conquête de l?Amérique dont le héros incarne l?histoire d?un peuple persécuté, d?une famille marquée par la tragédie et celle d?une folie lucide. L?auteur réalise la prouesse de recréer un passé ignoré tout en écrivant un roman d?aventures très contemporain, de donner la parole à la folie pour analyser les relations familiales et amicales et aller au plus profond de la création littéraire. Ce roman révèle les liens étroits qu?un auteur tisse au fil du temps avec ses personnages à travers une ?uvre.
Résumé : On ne se méfie pas assez des fées, surtout celles qui errent dans les landes désertes et ont tôt fait de vous transformer en fourmi si vous acceptez de les prendre au sérieux. C'est cette aventure hors du commun que le héros de ce livre, tout d'abord incrédule avant de céder à l'émerveillement, va vivre pendant une année. Projeté dans l'univers d'une fourmilière, il découvre la grandeur d'une espèce minuscule dont, revenu au triste monde des hommes, il peinera à traduire les beautés, les intelligences et les héroïsmes. Sur un thème qui inspirera des auteurs plus ou moins fameux, Han Ryner le premier a imaginé une remarquable et passionnante plongée, vibrante de poésie. Il a surtout cherché "un prétexte à blâmer nos orgueils, à nous qui par les sens, sommes inférieurs à tant d'animaux, à nous qui souvent croyons tout savoir et dont l'intelligence très probablement doit errer magnifiquement parmi une foule d'erreurs insoupçonnées". Une leçon de littérature en même temps qu'une leçon de vie. Et un roman inoubliable.
Publiés dans la presse à un rythme soutenu, les contes de Mirbeau ont souvent été négligés par leur auteur qui les prétendait alimentaires... Et pourtant quelle nourriture pour l'esprit ! Leur exhumation par sa veuve a permis de redécouvrir à quel point ils étaient subversifs et drôles. Composés pour une presse bourgeoise, ils s'en prennent à la bonne conscience, au confort moral et intellectuel de lecteurs qu'ils espèrent bousculer. Car l'auteur du Journal d'une femme de chambre n'a jamais renoncé à effaroucher ces hommes qui ruminent dans un troupeau voué à l'abattoir sinon aux urnes... Grand démystificateur mais surtout écrivain brillant dont la modernité impressionne, il manie le tragique, le comique et te grinçant pour s'en prendre au cynisme, au cléricalisme, à l'hypocrisie, au nationalisme : à l'insondable bêtise en somme. Polémiques, radicaux, ces textes témoignent de la vigueur de l'un des auteurs les plus saisissants et les plus inspirés de la supposée "Belle Epoque"...
Surgissant au Nord de la France, la maladie bleue s'attaque aux métaux qu'elle détruit impitoyablement et se répand dans l'Europe avant de gagner le monde entier. Engendrant un chaos sans nom qui révèle les pires penchants de l'espèce humaine, cette apocalypse inattendue va réveiller une humanité endormie, la pire qui se déchaîne, et la meilleure qui va trouver une occasion de rédemption. Politique, satirique, saisissant dans sa peinture des moeurs et des comportements, La mort du fer impressionne par sa capacité à nous emporter dans une fable réaliste et sa volonté de nous édifier sans cesser d'être littéraire. Un petit chef-d'oeuvre inconnu du roman d'anticipation.
David Eitan, bibliothécaire embastillé dans un centre de soin suite à un accident survenu le jour où il enterrait son fils de vingt ans, a toujours fait preuve de méfiance face à la société. Il déchaîne désormais ses sarcasmes avec un talent qui aligne les victimes, et d'abord lui à qui plus personne ne parle sinon un compagnon SDF qui l'attend à la sortie pour l'obliger à affronter ses démons et accessoirement enquêter sur cette mort qui ne passe pas. Père anxieux après avoir été un fils confronté au divorce de parents qui ont mis la religion au centre de leurs disputes, David est un mélancolique hargneux, une catégorie rare qui a le sens du dialogue à la hache. Trouvera-t-il une issue à ses errements ? Ce premier roman qui joue avec les codes sans tomber dans la parodie est un beau début.