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Sous le regard des élégantes
Fajardie Frédéric H.
FOLIO
9,50 €
Épuisé
EAN :9782070403646
1967. A l'époque, le "Secret Défense" fonctionnait encore, si bien que vous ignorez tout de cette fantastique histoire. J'étais jeune et riche, "Cravache d'Or" et crack-jockey des courses d'obstacles. Une vie de rêve. Et puis je l'ai vu, un matin : un grand cheval appelé "Hard to Beat". En une seconde, j'ai compris deux choses : primo, que ce cheval serait le plus grand champion de tous les temps... secundo, que les ennuis allaient commencer. Entre les hippodromes d'Auteuil, d'Aintree et de Cheltenham, ça tombait pire qu'au Viêt-nam : neuf canassons étendus raides et pas moins de trente-trois macchabées humains - si l'on peut dire, vu ce qu'il en restait. Et tout ça mené bride abattue avec, en prime, la rencontre du grand amour, le Londres des minijupes et des groupes pop, le Paris des sixties et des voitures de sport, des petits bars et des palaces, des femmes du monde et des malfrats. Sans oublier les commandos néo-nazis de Sir Oswald Mosley et les instructeurs de l'armée israélienne pour une bataille finale digne de Stalingrad... On a du mérite, après cela, à essayer de gagner les trois plus grandes courses de steeple-chase du monde pour entrer vivant - c'est mieux, non ? - dans la légende du turf.
Résumé : En septembre 1943, à huit mois du débarquement allié, la Gestapo arrête le fondateur de l'armée secrète du Sud-Ouest, le colonel Leroy-Clémenti, sorte de seigneur de la guerre tout-puissant qui commande à des milliers d'hommes. Torturé, le colonel ne lâche pas un nom. La Gestapo, déçue, semble résignée à voir le colonel mourir sous les mauvais traitements, lorsque apparaît un officier S.S., qui se fait fort d'anéantir la résistance du colonel sans la moindre violence. On ne joue pas impunément aux échecs avec le diable. Le colonel marque un point en échangeant les stocks d'armes de la Résistance contre la vie de ses maquisards incarcérés. Ce faisant, il entre dans une attitude de capitulation qui le mènera malgré lui aux franges de la collaboration avec l'ennemi. La question que pose ce roman n'est donc pas : jusqu'où doit-on céder ? mais plutôt : faut-il, dans l'épreuve de force avec un ennemi implacable, céder quoi que ce soit ?
Les nouvelles de Fajardie se trouvaient disséminées chez plusieurs éditeurs dans des collections différentes ; certains titres étaient épuisés. Cette édition (340 nouvelles écrites sur trente ans) vise à les regrouper dans leur intégralité. L'ensemble a, "me semble-t-il, valeur de témoignage sur la société française, la fiction n'empêchant pas l'authenticité du décor social, culturel et politique." (F.H. F.) Frédéric H. Fajardie est l'auteur de nombreux ouvrages - des romans noirs, des scénarios de films, des pièces radiophoniques - et notamment de La Théorie du 1 %, La Nuit des chats bottés, Tueurs de flics... (En rappel : le premier tome de la série.)
1947. Joe Dickman, jeune vétéran français couvert de médailles, combattant sur tous les fronts, se sent perdu dans une après-guerre qui a oublié ses vrais héros. Avec son ami Scarfati, il fonde une agence de détectives. Leur première grosse affaire? Une bombe! Un milliardaire tombe de son avion au-dessus de la Manche et les neuf autres passagers succombent à une mort violente.Les deux privés enquêtent, croisent une blonde irrésistible aux yeux gris, des orchestres de jazz et des zazous, une prostituée romantique, amoureuse de Dickman, des flics pourris, des résistants, d'anciens gestapistes et des soldats américains aussi gentils que naïfs.Un roman noir captivant sur une après-guerre fantasque où l'humour et la drôlerie corrigent l'amertume et la désillusion d'une France pluvieuse qui ferme ses maisons closes.
Résumé : L'armée allemande qui détale à peu près en bon ordre, les blindés américains lancés à sa poursuite, un ciel bleu comme la liberté rempli d'avions alliés, une débauche de vivres, d'équipements et de matériel, les villages en liesse, les paysans sortant leur cidre et leur calva, les jeunes filles sautant au cou des vainqueurs qui distribuaient sans compter paquets de Camel, bas nylon, Coca-Cola, chewing-gums, tablettes de chocolat vitaminé... Et puis il y avait eu ce sergent américain, Lewis B. Sherfield, qui était descendu en boitillant de l'aile de son Sherman dont le moteur venait de rendre l'âme devant la mairie...
Le XXe siècle a vu naître les deux plus belles théories physiques jamais inventées. La première, la relativité générale, est l'oeuvre du seul Albert Einstein. Son domaine d'application est l'infiniment grand. La seconde, la mécanique quantique, est l'oeuvre collective de certains des plus grands esprits du XXe siècle. Son domaine d'application est l'infiniment petit. Mais ces deux théories sont incompatibles entre elles. Cherche-t-on à les réunir dans ce qu'on appelle la "théorie du tout", on se heurte alors à d'insurmontables difficultés. Aujourd'hui, la "théorie des cordes" semble en passe de réussir là où toutes les précédentes théories ont échoué: ce faisant, elle bouleverse notre conception de la matière, de l'espace et du temps. C'est l'histoire pleine de rebondissements de cette révolution en marche - où les particules élémentaires s'avèrent semblables à d'infinis bouts de ficelle, où l'espace-temps se déchire, se répare, se replie en dix dimensions invisibles, où le Big-Bang et les trous noirs prennent des formes inattendues - que nous raconte ici l'un de ses éminents acteurs. Après la relativité générale et la mécanique quantique, l'avenir appartient-il à la "théorie des cordes"?
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»
« Cultiver les plaisirs de mes sens fut, dans toute ma vie, ma principale affaire; je n?en ai jamais eu de plus importante ». Il n?a pas fallu longtemps, un siècle tout au plus, pour que GiacomoCasanova (1725-1798) prenne sa place au Panthéon des mythes. Fils d?une modeste famille de comédiens, il est devenu, à la faveur de ses Mémoires, Histoire de ma vie, une figure de référence dans l?art de la séduction. Mais qu?était-il vraiment? Un agent secret, un aventurier cosmopolite, escroc à ses heures? Pour aborder Casanova, il faut se garder d?appliquer à son histoire les catégories issues des deux siècles qui nous séparent de lui. Le dépouillant de ses attributs de surmâle, Maxime Rovere en fait un éternel amoureux joueur de cartes invétéré, mais aussi un voyageur insatiable, un homme de lettres éperdu de projets, un grand amateur de vins et un incomparable gastronome, en somme le chantre d?une liberté nouvelle, praticien volontaire d?unephilosophie joyeuse et hédoniste.
Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire. " La librairie où François travaille ferme ses portes; à l'approche de la quarantaine, il se retrouve face à lui-même. Les souvenirs se bousculent, amplifiés par la vogue des années cinquante. Il éprouve alors le sentiment d'être dépossédé de son enfance. Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de Doisneau