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La culture judiciaire. Discours, représentations et usages de la justice du Moyen Age à nos jours
Faggion Lucien ; Regina Christophe ; Ribémont Bern
EUD
32,00 €
Épuisé
EAN :9782364411005
L?objectif de cet ouvrage est de comprendre comment les individus utilisent la machine judiciaire, d?appréhender les pratiques mises en oeuvre par les justiciables dans l?intention d?obtenir réparation, de voir leur honneur rétabli et de gagner face à leurs adversaires, du Moyen Age à nos jours, en France, en Italie, au Pérou, en Castille. Les procédés utilisés, fondés sur le respect des lois et des institutions, mettent en lumière la culture judiciaire de ceux qui sont appelés, tôt ou tard, à faire appel à la justice ou à répondre aux sollicitations des juges. C?est ainsi que, loin d?être des victimes passives devant l?appareil répressif, les justiciables, qu?ils soient victimes, déposants ou prévenus, parviennent à se justifier, à accuser, à sensibiliser, voire à imposer leurs vues aux acteurs de la justice. Ces derniers savent également, à leur tour, jouer de leur savoir et de l?autorité conférée par la maîtrise du droit et de la loi pour décider de l?issue d?une affaire. Reposant sur la transdisciplinarité, cet ouvrage privilégie trois axes de lectures : le genre en justice ; les discours et les critiques formulées à l?encontre de la justice ; enfin, le lien existant entre pouvoir, justice et stratégies.
L'île de beauté porte bien son nom... Ce livre se propose de présenter les paysages, la faune et la flore particulièrement riches de la Corse au fil de pages descriptives et illustrées de belles photographies.
Le rite, par la transcendance qu'il manifeste et la pérennité apparente de son déroulement, semble particulièrement adapté à l'analyse des sociétés occidentales d'Ancien Régime dont les normes et les coutumes judiciaires, en particulier, reposaient sur un ensemble de gestes et de paroles codifés, mêlant les domaines sacré et profane. Les études réunies dans ce volume, fruit de la collaboration d'historiens médiévistes et modernistes pour la plupart spécialistes de l'Italie pré-moderne, invitent le lecteur à porter la réflexion sur le terrain plus politique de l'affirmation de la souveraineté ; en allant au-delà des idées reçues sur le caractère terrifiant des rituels judiciaires, en tissant des comparaisons avec le royaume de France, du bas Moyen Age jusqu'à la Révolution, elles montrent comment, à partir de la fin de l'époque médiévale, rituel et discours politique s'épaulent l'un l'autre pour devenir des instruments efficaces de gouvernement.
Donner, recevoir, rendre ", tel est le triptyque fondamental sur lequel s'ordonnent les rapports sociaux et se constituent les hiérarchies de pouvoir selon l'analyse formulée dès les années 1920 par l'anthropologue Marcel Mauss. Cette dynamique sociale, sans être totalement remise en cause, est aujourd'hui largement interrogée tant par les anthropologues eux-mêmes que par d'autres sciences humaines qui se sont, à leur tour, emparées de cet outil de décryptage du lien social. Et si le don n'était qu'un moteur, parmi un ensemble complexe de dynamiques sociales, dont l'universalité resterait encore à démontrer ? Les réflexions menées dans cet ouvrage font de la sorte ressortir la nécessité d'aller au-delà du stade de la définition de ce que peut être le don dans les sociétés anciennes pour finalement dépasser, en l'adaptant, le concept anthropologique de l'échange réciproque.
La psychomécanique du langage, fondée par G Guillaume (1883-1960), a longtemps suscité des études consacrées à l'histoire des langues (en particulier du français), et a parfois été tenue pour une linguistique fondamentalement diachronique. Cependant, aucune synthèse n'avait encore été consacrée à l'exposition des conceptions guillaumiennes de la diachronie et du changement linguistique. La linguistique diachronique suscitant un regain d'intérêt sans cesse croissant, c'est cette lacune que le présent ouvrage vise à combler, en réunissant l'ensemble des propositions théoriques de Guillaume relatives à la diachronie. S'il présente la diachronie telle qu'elle est développée dans le cadre conceptuel de la psychomécanique du langage, l'ouvrage vise également à confronter cette théorie aux propositions du paradigme du changement linguistique, et à mesurer ainsi les points d'accord et les singularités de chacune de ces deux approches de l'histoire de la langue.
Quand il présente Fenêtre sur cour en 1954, Alfred Hitchcock jouit d'une popularité croissante, bien que la critique peine encore à le prendre au sérieux. Le film est tourné en un lieu unique, un défi séduisant pour le réalisateur qui confirme son inventivité en matière de mise en scène, de montage et d'utilisation de la musique. L'intrigue, quant à elle, offre une dimension subversive évidente : le spectateur se trouve dans la position du héros-voyeur, et tous deux sont déçus quand ils pensent qu'il n'y a pas eu meurtre ; en finissant par assouvir leurs désirs macabres, Hitchcock joue ainsi avec leurs sentiments. Il contourne également la censure, l'épilogue n'étant qu'une façade, au même titre que les murs en briques des immeubles du décor. Comme la caméra qui dépasse le cadre strict de la fenêtre de l'appartement de Jeff dès la scène d'ouverture, cet essai se propose d'étudier ce classique à la lumière des autres réalisations du cinéaste, afin de montrer combien Fenêtre sur cour peut être envisagé comme une synthèse de son oeuvre, périodes anglaise et américaine confondues.