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La fabrication des néologismes. La troncation en espagnol et en catalan
Fàbregas Alégret Immaculada
PU RENNES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782753535268
Toute langue vivante renouvelle de façon permanente son arsenal lexical. La nécessité de désigner de nouvelles réalités contribue en grande partie à la créativité lexicale. Mais la recherche de l'expressivité entraîne aussi une activité néologique. Dans tous les cas, la capacité de créer de nouveaux mots est un indice de la vitalité d'une langue. Parallèlement, les procédés pour créer de nouveaux mots sont nombreux et très variés : morphologiques, syntaxiques, phonologiques, sémantiques. Les emprunts, adaptés ou non à la langue d'adoption, font aussi partie des mécanismes néologiques. L'objectif de cette étude est double. Elle s'attache à analyser un procédé néologique très particulier, la troncation, qui est un mécanisme fortement marqué par son caractère spontané et qui consiste à réduire les unités lexicales par abréviation, acronymie ou siglaison. Elle cherche aussi à comparer la créativité lexicale par troncation dans deux langues romanes très proches géographiquement mais très différentes d'un point de vue sociolinguistique, l'espagnol et le catalan, et ce pendant une période bien limitée qui va de 2008 à 2010. Cette étude s'appuie sur une base de données constituée d'un double corpus lexical de 604 entrées pour l'espagnol et de 570 pour le catalan qui a été élaborée grâce à l'activité de détection et d'identification de néologismes des réseaux NEOROC et NEOXOC de l'Observatori de Neologia abrité par l'Institut Universitari de Lingüística Aplicada de l'Universitat Pompeu Fabra de Barcelone. L'analyse et la comparaison de ces données nous permettent de décrire l'espagnol et le catalan face au phénomène de la troncation. Ce travail s'adresse donc aussi bien aux romanistes et spécialistes de lexicologie, qu'à tous les enseignants, chercheurs et étudiants intéressés par la capacité créatrice des langues.
Un vieil Espagnol meurt clans un avion en laissant près de lui une simple boîte en bois. A ses côtés dans l'appareil, une Néerlandaise dérobe l'objet et disparaît juste avant l'arrivée des policiers. Revenue au quotidien de son existence. elle reprend, sans chercher à ouvrir la boîte, une enquête, semble-t-il, amorcée depuis de nombreuses années, une minutieuse recherche qui n'est peut-être pas sans rapport avec cet étranger mort auprès d'elle. Car entre cet homme, émigré dans les années soixante, et cette jeune femme. habitée par la vision d'un ange dont elle doit retrouver l'empreinte, s'est construit, le temps d'un voyage entre Barcelone et Amsterdam, l'édifice du hasard. Reste à trouver le moyen d'y entrer. Entre réalisme magique et quête identitaire teintée d'étrangeté, entre mémoire falsifiée et trains de nuit où l'on oublie la vie au profit des souvenirs, le mot "envoûtant" prend dans ce livre une résonance persistante.
Richard Topham (16711730), comme d'autres collectionneurs anglais du XVIIIe siècle, a réuni une collection de dessins d'antiques, exceptionnelle toutefois par sa taille et son organisation topographique. Trois mille dessins, aquarelles et gravures, commandés entre 1713 ca. et 1730, forment un ensemble unique consacré aux décors sculptés des villas romaines, palais, places, églises.
Les parents de Laura et de sa soeur Moira ne sont pas comme les autres, ce sont des Catalans militants communistes et autonomistes, un mouvement encore clandestin dans l'Espagne du franquisme finissant. Et si les filles semblent à l'abri du danger inhérent à cet engagement, leur enfance est néanmoins marquée par une obsession, une règle instituée sans la moindre explication, une phobie, un non-dit autour de la photographie, qui est, dans cette famille, strictement interdite. Ainsi, dès le plus jeune âge, les petites sont-elles entraînées à composer des photos-pensées; à mémoriser pour l'éternité les instants heureux ou la beauté d'un lieu. Autrement dit, une responsabilité vertigineuse leur est imposée: la sauvegarde du temps passé, de l'instant ou de l'image d'elles-mêmes voués à l'effacement. Aujourd'hui Laura a trente ans et le silence de ses parents au sujet de cette exigence diabolique lui est devenu intolérable. Car Laura est persuadée que tout cela ne fut que mensonges. Que des photos d'elle ont été prises à son insu, qu'elles sont cachées quelque part et qu'il est urgent de les retrouver. Sans doute faudrait-il ajouter un détail qui n'est peut-être pas étranger à cette histoire sans image: Laura n'a que neuf doigts.
Garcia Sabatés Berta ; Fabrega Marta ; Lalucq Anni
La Première Communion est un événement soigneusement préparé et très attendu dans la vie des enfants. Recevoir le sacrement de l'Eucharistie, c'est faire une première étape personnelle dans sa vie de chrétien et dans sa vie de foi. C'est une invitation à vivre sa vie sous le signe de l'amour, de l'unité et de la joie. Cet album est un souvenir de ce jour mémorable où l'enfant trouvera, entre autres, les prières essentielles de la foi chrétienne et des suggestions d'activités pour cette grande fête.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour