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L'Europe et l'Islam, la liberté ou la peur ? Rencontres d'Averroès n°18
Fabre Thierry ; Benslama Fethi ; Dakhli Leyla ; El
PARENTHESES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782863642719
2011 : les mois qui précédèrent les 18e Rencontres d'Averroès furent agités de vents contradictoires, plaçant les relations Europe/ Islam au coeur du tumulte de l'Histoire. Tandis que les révolutions populaires de Jasmin et de Papyrus renversaient les régimes de Ben Ali et Moubarak, l'Europe était gagnée par un sentiment de peur et de repli, dont l'acmé fut, en Norvège, la fusillade aveugle de l'extrémiste Anders Behring Breivik. C'est de cette tension, qui n'en était pas là à son terme, que les 18e Rencontres d'Averroès se sont saisie, afin de la soumettre à un questionnement critique, débarrassé du poids des représentations et des crispations idéologiques. Cet ouvrage rassemble les analyses et réflexions des intervenants appelés à donner des relations Europe/ Islam une lecture éclairée ; une lecture capable de déconstruire le mythe d'un antagonisme irréductible et d'y substituer une réalité faite d'échanges et d'influences réciproques. Au travers de ces textes, le lecteur est invité à une réflexion en trois temps : un passé remontant aux premières heures d'un Islam conquérant, un présent évoquant la complexité des islams d'Europe et un avenir dont on ne sait pas s'il sera dominé par le vent de liberté du Printemps arabe ou celui, glacial, du repli apeuré d'une droite européenne populaire et xénophobe.
Un style de vie, à la méditerranéenne ? Il s'agit d'explorer ici les différentes facettes du prisme. Rien d'exhaustif et encore moins de définitif, mais une invitation à aller plus loin. Le début d'une recherche qui trouve, à travers ces textes, ces images et ces oeuvres, l'expression d'une quête, d'une façon de vivre et d'habiter le monde. La Méditerranée n'est pas une étoile morte. Elle existe, bien au-delà du désastre et fabrique toujours des formes, du sens et de la vie.
L'Europe ne peut plus se prendre pour le centre du monde. L'universel n'est pas, n'est plus une norme européenne, qui s'affirme au nom de "la" civilisation. Le temps n'est-il pas venu de partager l'universel ? Qu'est-ce que cela signifie à l'échelle de la Méditerranée ? A travers le partage des langues, le partage des mémoires et le partage des droits de l'homme, sans oublier le regard singulier des photographes, comme le partage des musiques et des saveurs, il s'agit ici d'explorer les contours d'un style de vie à la méditerranéenne.
Résumé : Entre Europe et Méditerranée, la pauvreté est de plus en plus étendue, opposée à une richesse elle-même toujours grandissante. Et face à ce constat, toute indifférence est impossible: l'Europe ne peut pas devenir une forteresse de prospérité repliée sur elle-même. Quant à adopter une attitude de compassion, elle est passive et inefficace. Alors, comment comprendre, comment agir ? Les explications qui ont aujourd'hui cours sont essentiellement d'ordre économique, mais les sociétés humaines ne sont pas uniquement organisées sur ces seuls critères. Dix ans après les accords de Barcelone qui scellaient un partenariat entre rive Nord et rive Sud pour créer à terme une grande zone de libre-échange, c'est le désenchantement qui prévaut. Pourquoi ? Des voix s'élèvent pour rappeler que l'économie doit être une science morale, indissociable d'une approche philosophique et politique. C'est dans cette perspective que les 12e Rencontres d'Averroès ont abordé cette réflexion. D'abord par une analyse du passé pour déterminer comment les notions de richesse et de pauvreté ont été perçues à travers l'Histoire. Ensuite par une remise en cause, fondée sur l'économie politique, des grilles de lectures traditionnelles qui servent aujourd'hui à analyser les relations entre Europe et Méditerranée. Enfin en s'interrogeant sur l'avenir: quelles autres formes d'organisation économique sont possibles, et en regard de quels systèmes de valeurs ? Ce cycle annuel de réflexions et d'échanges est conçu par Thierry Fabre, organisé et produit par espace culture à Marseille. Il est placé sous le signe du philosophe et théologien arabo-andalou du XIIe siècle, Averroès (Ibn Rushd), symbole " de la profondeur des liens et de la fertilité des confluences entre les deux rives de la Méditerranée ".
Voici un livre dont l'auteur ne s'est pas contenté de courir les rives de la Méditerranée pour en ramener des impressions superficielles mais qui, à la manière qui était celle de Jean Grenier dans ses Inspirations méditerranéennes, y a cherché pourquoi "par les lignes et les formes qu'elle impose, elle rend la vérité inséparable du bonheur". Récit d'un périple qui nous emmène de Tunis à Tanger, de Barcelone à Marseille, de Palerme à Athènes, d'Alexandrie à Beyrouth et Istanbul, Traversées n'est pas un simple carnet de voyage. C'est l'histoire d'une rencontre et d'une quête. Rencontre avec des gens remarquables. avec ceux qui, de l'intérieur, font vivre ces villes et cités de la Méditerranée et nous font partager toute la saveur de ce mode d'être au monde. Quête de l'émerveillé, par-delà les blessures et les fractures, les replis et les haines, d'une "mer qui ne sépare pas, mais unit" (Giono).
Résumé : " Un bon architecte n'est point un homme ordinaire, puisqu'indépendamment des règles fondamentales de son art, il est important qu'il soit muni de la théorie de ceux qui y ont relation, tels que les mathématiques, la perspective, la sculpture, la peinture, l'art du jardinage, la coupe des pierres, la menuiserie, la charpenterie, etc. tout est de son ressort. Il lui est également essentiel d'être homme de lettres, d'avoir reçu une éducation cultivée, et d'être d'une probité à toute épreuve ; Vitruve exigeait même que nous eussions des connaissances de la philosophie, de la physique expérimentale, de la médecine et de la musique. Qu'on juge donc par là de l'importance de cette profession, " Jacques-François Blondel, Discours sur la nécessité de l'étude de l'architecture, 1754. " Un sous-ingénieur doit avoir été doué d'un génie vaste et pénétrant, capable de découvrir les rapports, de saisir les objets les plus éloignés, d'atteindre les choses les plus abstraites, et d'en faire les applications les plus heureuses. Son esprit doit être cultivé pour soutenir par la force et la solidité de ses raisonnements, la profondeur et l'étendue de ses recherches : il doit avoir aussi reçu de la nature une âme sensible et patriotique pour hâter les projets qui lui paraîtront utiles à l'Etat et à ses compatriotes, et du goût pour distinguer les plus utiles et les moins dispendieux. " De Bourges, Dissertation d'élève de l'Ecole des ponts et chaussées, 1779.
La terre est le matériau de construction le plus répandu dans le monde : la très grande majorité de l'habitation humaine l'utilise. Depuis les exemples vernaculaires qui cumulent des siècles d'expériences et un savoir-faire très élaboré, jusqu'aux réalisations contemporaines qui intègrent un réel degré de sophistication et une recherche technique très poussée, la construction en terre révèle la richesse et la variété de son potentiel tout en s'adaptant à des contextes très variés. Ce traité a l'ambition de servir de manuel pratique et didactique. Il s'adresse à tous les acteurs des projets de construction : décideurs, planificateurs, conducteurs de travaux, architectes, ingénieurs, entrepreneurs, maçons, mais aussi étudiants et chercheurs. Les 600 illustrations assurent une parfaite lisibilité pour tous les intervenants dans l'acte de bâtir.
Résumé : Le 15 avril 2019, le spectacle de l'incendie de Notre-Dame de Paris émeut le monde entier. L'heure est aujourd'hui aux projets de reconstruction de son extraordinaire charpente et de sa flèche, entièrement détruites. Chef-d'oeuvre médiéval, la cathédrale n'en est pas à sa première réfection. Au début du XIXe, après deux siècles de dégradation continue, Notre-Dame voit son sort basculer. Viollet-le-Duc est alors chargé de sa restauration. Publié en 1856, la Description de Notre-Dame constitue un guide des différentes parties de la cathédrale et de l'ensemble de son appareil sculptural, tant extérieur qu'intérieur. C'est un vocabulaire précis et détaillé, enrichi, pour en faciliter la lecture et la compréhension, de dessins et de gravures de la main de l'architecte.
Longtemps vu comme un artiste de prestige, appelé par la vocation et protégé par le "Prince", l'architecte est aujourd'hui amené à évoluer dans un contexte fortement dominé par le néolibéralisme mondialisé. Au cours des dernières décennies, la créativité personnelle, le travail immodéré, le "colloque singulier" avec la clientèle qui caractérisaient sa pratique ont progressivement cédé le pas à une logique comptable calquée sur les méthodes de l'entreprise. En matière de construction, privée comme publique, la priorité est désormais à la rationalisation des processus de production, aux démarches qualité, au New Public Management, et au recours aux contrats globaux (partenariats public-privé et contrats de conception-réalisation) qui sécurisent les commanditaires. Si quelques figures charismatiques de l'architecture font durer l'illusion, la profession, viscéralement attachée à son statut d'acteur culturel, traverse une véritable crise d'identité. Comment ne pas "perdre son âme" dans cette nouvelle donne ? A quels outils, compétences, stratégies recourir pour s'adapter ? Et, in fine, la voie néolibérale est-elle la seule possible ?