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Chine : crises et mutation
Fabre Guilhem
L'HARMATTAN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782747520409
Depuis plus de deux décennies, la Chine vit une mutation progressive d'une société rurale, frugale et autarcique à une société urbaine, consumériste et plus ouverte. Sans prétendre aborder tous les aspects de cette transformation, ces essais en retracent les contours à partir d'une analyse des interactions entre les dynamiques économiques, sociales et institutionnelles. A ceux qui s'émerveillent devant les indéniables succès économiques du nouveau géant du Tiers-Monde. cet ouvrage rappelle quelques faits taus, qui constituent peu à peu le puzzle de la crise latente de l'Empire du Milieu : l'extension considérable de la corruption, qui était déjà à l'origine du soulèvement pacifique de 1989, débouche, comme dans l'ex-URSS, sur des dérives mafieuses, tandis que se forme une nouvelle classe d'entrepreneurs liés à la nomenklatura et que les disparités sociales et spatiales ne cessent de s'accentuer. Cet héritage plutôt empoisonné est indissociable de la dictature du parti-Etat, qui ne conçoit le dialogue qu'à l'intérieur de son propre moule, sous la forme d'une lutte de factions reflétant exactement son atavisme léniniste. Une fois épuisées ses capacités d'autoréforme, ce régime n'a plus que l'apparence de la solidité,- comme le montrent les enquêtes et les analyses développées dans ces pages.
l'écrasement sanglant du soulèvement pacifique de mai-juin 1989 illustre bien les capacités de retournement d'un système qui calque la gestion de ses crises sur l'expérience fondatrice des Soviets de Yan'an, de 1937 à 1947. Au printemps 1942, plusieurs écrivains communistes se faisaient les interprètes d'un malaise régnant dans le camp révolutionnaire, du fait de l'absence de liberté d'expression. Le mouvement de "rectification" lancé par Mao Zedong retourne ces critiques contre leurs auteurs en instaurant sous des dehors populistes le règne sans partage d'un pouvoir fondé sur le monopole de la représentation et la pratique active de méthodes policières. Loin d'être l'âge d'or des clichés propagandistes, la société de Yan'an constitue un microcosme saisissant des débats et convulsions qui gagneront par la suite l'ensemble du corps social, dans un processus long d'un demi-siècle. C'est à un retour aux sources sans complaisance que nous invite cette enquête, où l'on découvrira notamment que le rêve démocratique n'a cessé de hanter l'histoire déchirante d'une révolution inachevée.
Dans ses Exercices spirituels (1548), Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de Jésus, pose une "composition de lieu" en préambule et en fondement de la contemplation visuelle. On explore ici les différents champs où ce dispositif déploie son efficacité : de la lettre de l'énoncé ignatien à l'histoire des pratiques qu'il engendre, de l'exercice de l'imagination à la place qu'il désigne pour l'image, de l'attitude mélancolique assignée au sujet contemplatif à la formation d'une économie de la mélancolie dans l'activité contemplative. Se trouvent ainsi noués les enjeux spirituels, esthétiques, institutionnels et politiques de l'invention d'un "art jésuite", et tracés les contours du lieu de l'image au temps des Réformes.
Avec la nécessité de limiter les dépenses publiques, les réformes administratives sont passées au premier plan des préoccupations politiques. Des expériences sont initiées en France et en Grande-Bretagne qui ont pour objet de conférer plus d'autonomie aux services déconcentrés. Sans avoir la prétention de réaliser une évaluation des stratégies mises en place - les contextes institutionnels et culturels ne le permettraient pas -, la perspective comparative met bien en évidence les opportunités et les risques sur lesquels les gouvernements doivent rester vigilants. La " contractualisation " des relations avec l'Etat et la rationalisation budgétaire offrent de nouvelles possibilités qui ont tendance à s'imposer dans le contexte économique actuel. Mais à travers ces réformes, c'est la notion même du service public qui est en cause. Jusqu'à quel point les administrés sont-ils prêts à admettre que le service soit rendu de manière différente, dans une optique qui se rapproche davantage de celle du privé ?
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.