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Un certain Louis Wolfson. Suivi de New York Babel
Fabre Etienne ; Auster Paul ; Le Boeuf Christine
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21,00 €
Épuisé
EAN :9782386360213
Louis Wolfson est l'auteur d'une de ces oeuvres rares qui peuvent modifier notre perception du monde. " Paul Auster En 1970 paraît chez Gallimard un roman qui va faire l'effet d'une bombe : Le Schizo et les langues . Son auteur s'appelle Louis Wolfson. Il est américain, schizophrène, et la nouveauté radicale, l'énergie fulgurante de son écriture fascinent les plus grands noms : Deleuze (qui signe la préface de l'ouvrage), Queneau, Sartre, Beauvoir, Foucault, Auster ou encore Le Clézio, tous saluent un chef-d'oeuvre hors norme. Mais peu après la publication de ce premier livre, Wolfson disparaît, ne ressurgissant qu'à de rares occasions. Les plus folles rumeurs courent à son sujet : il aurait mené une vie de marginal, errant des rues de Montréal à la jungle de Porto Rico, puis serait devenu millionnaire en gagnant à la loterie... avant de tout perdre, et de se volatiliser pour de bon. Que lui est-il arrivé ? Est-il au moins encore en vie ? A-t-il laissé d'autres textes, restés inédits ? Captivé par le destin et le talent incandescent de Wolfson, Etienne Fabre s'est lancé sur sa piste. Compilant archives, témoignages et légendes, il signe un portrait sensible, impressionniste, de cette sorte de Kafka new-yorkais. Un livre à l'écriture somptueuse qui célèbre les mystères de la littérature. Suivi de New York Babel , un texte de Paul Auster sur Louis Wolfson.
D'une lecture aisée et agréable, ce recueil de proses est en somme une petite phénoménologie du quotidien, où l'humour ne cesse de pointer le bout de son nez. C'est ainsi que l'on passe d'un éloge appuyé des bancs publics, paradoxalement vif, à celui des tropiques humides, fruité à l'envi ; des saisons à la campagne où la langue se repose à celles de la ville où tout s'électrise. Qu'elles soient des villes ou des champs, ces proses poétiques ont de l'allure et de l'allant à revendre, une fraîcheur et une tonicité de bon aloi.
Offrant les strates de vies passées là, successives, des textes où se profilent en un même horizon avenir et passé, moeurs et lois, le corps dans ses composantes - des pieds, des mains, un nez, des yeux... - à scruter les perspectives à hauteur de motif; debout ou à l'horizontale pour lire dans l'herbe, se souvenir, rêver ou se rêver mort déjà, énième fragment" E F.
Résumé : Comme on effleure ou en réchappe, des textes qui se déplacent des leçons de l'été à celles d'une histoire proche, parfois dans l'herbe - amour -, en vues anglo-normandes, et contre l'inertie se hâtent - lue, parlée, écrite - en formes brèves ou plus longues, au bord de la marche.
La Boétie Etienne de - Goyard-Fabre Simone - Gerbi
Publié dans son intégralité en français en 1576, ce discours est une oeuvre de jeunesse. Inspiré par la passion pour la liberté, il a pour objet de montrer les frontières que la nature et Dieu assignent à la tyrannie et d'avertir que la patience des peuples n'est pas sans limite.
Laurain Antoine ; Bauer Gérard ; Régnier Pierre de
Ce pourrait être un sujet d'examen : "La Parisienne : mythe ou réalité Mais plutôt que de philosophie ou de sociologie, il s'agirait d'esthétisme et même de littérature. C'est l'évidence : rien ne renseigne mieux sur une époque ses gens et son décor que la littérature. Et parce qu'il ne nous est pas possible de peindre la Parisienne d'aujourd'hui sans évoquer celle d'hier, se trouvent ici réunies trois oeuvres si brillamment écrites par Pierre de Régnier, Gérard Bauër et Henry Becque que leur grand style l'emporte sur toutes les garde-robes. Quant à Antoine Laurain, jeune homme singulier mais attentif des années 2000, il dévisage comme personne ces Parisiennes vers lesquelles se tournent toujours tous les regards du monde.
Fille et nièce de " demi-mondaines " fameuses à Paris, Sarah Bernhardt (1844-1923) n'a jamais connu son père. Elle montre d'abord peu d'enthousiasme pour le théâtre : à quinze ans, elle voulait se faire religieuse ! Pourtant, en 1860, elle est reçue au Conservatoire grâce à la protection du duc de Morny, fidèle habitué du salon maternel. Un premier séjour à la Comédie Française ne lui apportera que des déceptions. C'est à l'Odéon, dans une bien meilleure ambiance de camaraderie, qu'elle apprendra véritablement son métier, entre 1866 et 1872. Zanetto du Passant, puis la Reine de Ruy Blas lui vaudront ses premiers triomphes. Elle revient " chez Molière " en vedette, est nommée sociétaire en 1875 - mais s'enfuit définitivement en 1880 pour accomplir une immense carrière internationale. Parmi ces innombrables interprétations, toutes plus étonnantes les unes que les autres, il faut citer l'Aiglon, la Dame aux camélias, la Tosca, Théodora, Fédora, Adrienne Lecouvreur, Phèdre, Hamlet, Lorenzaccio, Jeanne d'Arc, Marie-Antoinette, la Reine Elisabeth ou encore Athalie... Peintre, sculpteur, écrivain, directrice de théâtre, metteur en scène, toujours languissante en apparence mais débordante de vitalité, elle mène une existence particulièrement libre, surtout pour son époque, et inspire de violentes passions. Mais elle se donne d'abord à son public, qui l'adore et lui passe toutes ses fantaisies et ses excentricités. Grande voyageuse, elle multiplie les tournées dans le monde entier et conquiert l'Amérique après l'Angleterre - quand elle ne se repose pas dans son fort des Poulains à Belle-Ile. Celle qui fut la plus célèbre comédienne française de tous les temps et demeure un véritable mythe triompha par l'autorité, la présence, le magnétisme - mais surtout par l'absolue maîtrise d'une technique vocale et gestuelle difficile, héritée de la grande tradition classique : sans être douée de moyens extraordinaires, elle sut utiliser la douceur de sa voix en donnant à sa diction mélodieuse un charme pénétrant, auquel elle joignait un sens presque divinatoire du rythme et des attitudes, un soin minutieux de la mise en scène, des décors et des costumes. Elle construisit sa carrière de " star " avec un génie de la publicité très en avance sur son temps.
Résumé : Qui n'a jamais rêvé de tout plaquer pour prendre la route ? Lajos Kassák, lui, a plus d'une raison de se lancer dans l'aventure. Nous sommes en 1909, il a 22 ans et, partout en Europe, une effervescence artistique et révolutionnaire fait trembler l'ancien monde. Alors il décide de quitter Budapest pour rallier à pied l'épicentre de l'agitation : Paris. C'est le point de départ d'une odyssée picaresque et libertaire qui le mènera d'un bout à l'autre du continent. En chemin, il croisera la route de l'écrivain anarchiste Emil Szittya, avec qui il s'initiera aux raffinements et combines de la vie errante. Les tribulations des deux amis offrent une cascade de situations burlesques et de dialogues truculents dont l'humour ? souvent absurde ? se révèle d'une étonnante modernité. Ode assumée à l'oisiveté, Vagabondages est une pépite oubliée de la littérature hobo, à ranger d'urgence entre les deux Jack, le Kerouac de Sur la route et le London des Vagabonds du rail.
Ugo Tognazzi et la cuisine italienne, c'est toute une histoire. En voici pour preuve son autobiographie gastronomique, où se mélangent comme autant d'ingrédients idéaux, les femmes, la sauce tomate, la grand-mère de Crémone, le gorgonzola, le football, l'Italie d'après guerre, l'Italie éternelle, le vin et les pâtes ? et le cinéma bien sûr. Avec ce livre, véritable best-seller en Italie, les gastronomes et les cinéphiles feront table commune. Les premiers y trouveront le meilleur de la Cucina Italiana et de ses classiques, revus et améliorés alla Tognazzi avec plus de soixante-dix recettes. Les amateurs de comédies italiennes, quant à eux, feront mieux connaissance avec cette figure marquante des années 1970 et 1980 à travers ses souvenirs d'enfance, d'amitié et de tournage, tous racontés dans une langue éminemment savoureuse. La dernière partie, écrite par Florence Rigollet, raconte par le menu l'authentique scandale qui accompagna la sortie du film La Grande Bouffe, tout en portant un regard précis sur les carrières de Marco Ferreri et Ugo Tognazzi.