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La querelle des pantomimes. Danse, culture et société dans l'Europe des Lumières
Fabbricatore Arianna Beatrice
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753552067
L'ouvrage porte sur un genre spectaculaire relativement nouveau, le ballet d'action, qui inclut une composante de pantomime. Or ce genre novateur, qui s'imposa à la place du ballet de cour mais dut également se démarquer de la tragédie, du drame lyrique et des spectacles de foire, fut l'objet d'ardents débats théoriques et de controverses en Europe dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. L'étude approfondit cette question générale à partir de l'exemple paradigmatique de la polémique qui opposa deux rivaux, l'Italien Gasparo Angiolini et le Français Jean-Georges Noverre, qui furent à tour de rôle maîtres de ballet et chorégraphes à la cour impériale de Vienne, puis au Teatro Ducale de Milan dans les années 1770. Au-delà de la 'paternité' du nouveau genre revendiquée avec fierté, les deux protagonistes de la querelle défendent des postulats dramaturgiques, poétiques et esthétiques clairement opposés. Ils trouvèrent des relais chez des artistes et hommes de lettres à Milan, mais aussi à Paris et à Vienne en Autriche, ainsi que dans d'autres capitales culturelles, qui contribuèrent à nourrir le débat, tout en constituant des 'camps' respectifs dans l'espace professionnel, social et politique. La relecture approfondie des différents documents relatifs à la querelle, dont certaines pièces ont été mises au jour par Mme Fabbricatore, permet d'éclairer d'un jour nouveau les enjeux multiples des controverses poétiques et esthétiques.
Qu'est-ce qu'un spectateur ? En renversant les idées reçues, ce livre propose de penser l'expérience spectatrice comme une relation créative entre celui qui observe et ce qui est observé. Paradoxalement, être spectateur signifie fonder des vérités, former des connaissances et produire un savoir en acte. Dans l'espace grisant entre connaître et ignorer, le spectateur, à la manière d'un artiste, affine ses expertises et crée ainsi sa propre nature. S'adressant à ceux qui veulent dépasser les frontières entre art et savoir, ce texte ouvre de nouvelles voies pour repenser l'idée de création et appelle à une prise de conscience du potentiel subversif et libérateur de l'expérience spectatrice.
Peut-on penser une histoire européenne de la danse ? Quel rôle la danse a-t-elle joué dans la construction des identités nationales en Europe ? Comment a-t-on représenté la figure de l'étranger ? Par quels indices peut-on identifier les figures de l'altérité ? Quelle a été l'influence des discours sur les corps des danseurs européens ? En dépassant les frontières réelles et symboliques, disciplinaires et géographiques, cet ouvrage met en lumière, de façon inédite, l'identité fragmentaire de l'Europe en interrogeant la richesse de ses pratiques chorégraphiques entre 1687 et 1914. Page après page, il met à jour le processus de construction des stéréotypes en soulignant les déformations du réel provenant des discours nationalistes du spectateur, du critique, voire de l'historien. Il montre ainsi un nouveau visage de l'Europe, vue à travers le prisme singulier de la danse et de sa culture.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.