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Le siècle du célibat. Des célibataires nobles en France au XVIIe siècle
Eyméoud Juliette ; Haddad Elie
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753596641
Pourquoi les nobles du XVIIe siècle ont-ils destiné la moitié de leurs enfants au célibat ? Quelle pouvait être la vie d'un ou d'une célibataire noble en France durant le Grand Siècle ? Le célibat, que l'on imagine source d'exclusion et de solitude, offrait-il au contraire une vie active et entourée ? Comment désignait-on les personnes non mariées alors que le mot "célibataire" n'existait pas encore ? En répondant à ces questions, le livre interroge le XVIIe siècle comme fabrique du célibat noble et propose une réflexion sur la définition même du célibat à l'époque moderne qui peut varier selon le genre et la vocation (religieuse ou laïque) de chaque individu. Pour donner corps à l'histoire d'un groupe social oublié, l'étude se décline à plusieurs échelles, depuis l'organisation des maisons nobles jusqu'aux portraits d'hommes et de femmes restés dans le célibat. Elle apporte de nouvelles connaissances sur l'histoire socio-économique de la noblesse du XVIIe siècle en mêlant l'analyse de phénomènes structurels et l'histoire du quotidien et des émotions.
Chômage des jeunes, une réponse à chercher du côté du marché du logement ? Les auteurs analysent les politiques d'accès à l'emploi et au logement et proposent cinq mesures de politique publique qui permettraient d'accroître la mobilité des jeunes et d'améliorer ainsi leur insertion sur le marché du travail.
Résumé : Ce livre propose dix portraits de célibataires sur le temps long de l'histoire, du Moyen Age au XXe siècle. Il part du constat d'une invisibilité des célibataires dans les recherches historiques en France : le célibat y a rarement été perçu comme une variable significative de la vie des individus, ou bien il n'est abordé qu'en négatif du mariage. Sans prétendre à la synthèse, l'ouvrage veut présenter différentes " vies de célibat ", historiquement et socialement situées. Penser des individus par leur célibat permet à la fois de comprendre ce qu'être célibataire veut dire selon les époques, quelles pratiques sociales et quelles représentations collectives recoupe cette notion. Cette galerie de portraits incarne donc, par des trajectoires de vies, la progressive formalisation et stigmatisation du célibat face à la norme du mariage.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.