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Extinctions de voix
Kaufmann Vincent
SENS ET TONKA
24,99 €
Épuisé
EAN :9782845343252
Comment les médias ont-ils contribué, par leur présence comme par leur absence, à configurer la vie d'un personnage longiligne, né Suisse alémanique et devenu, Dieu sait pourquoi, un spécialiste de littérature française, alors que celle-ci n'était peut-être pas son genre ? Quel rôle les livres, les caméras, les enregistreurs, la télévision, les bandes dessinées et les mégaphones ont-ils joué dans sa vie ? Comment devient-on critique littéraire ? Cette question est au centre d'une autoanalyse dont le sérieux n'est hélas pas certain. Le fil conducteur en est l'histoire de la voix de l'auteur, ou plus exactement celle de ses extinctions, de ses défaillances et de ses absences. En effet, si celui-ci a pu rêver de devenir une voix, il secouait de bonne grâce, car le panégyrique n'est pas son tort, que telle n'était pas sa vocation. Le destin du critique littéraire est-il d'être voué à la secondarité ? Ne vient-il pas, par définition, après ceux qui ont su imposer leur voix, toujours trop tard ? Et de quoi tirerait-il alors quelque orgueil sinon de son aptitude à la dérision ? Car c'est là ce qu'il a eu de meilleur.
La théorie littéraire se constitue à partir des années 1950 au carrefour de la nouvelle critique, de la mouvance structuraliste et de pratiques littéraires avant-gardistes (du Nouveau Roman à Tel Quel). Elle est avant tout le projet de défendre l'autonomie et la spécificité de l'espace littéraire. Dans quels contextes culturels la théorie littéraire est-elle née? Quels en étaient les enjeux? Et pourquoi, encore vingt ans après son effacement du paysage intellectuel, continue-t-on de dénoncer le "démon de la théorie" et ses effets délétères, notamment à l'école? Ce livre ambitieux tente de répondre à ces questions, en proposant une histoire raisonnée et personnelle de la théorie littéraire. Eclairant des notions aussi centrales que la "réflexivité" ou la "mort de l'auteur", souvent mal comprises, Vincent Kaufmann montre aussi que son imaginaire révolutionnaire a fait de la "théorie" un lieu incontournable de résistance et d'anticipation: résistance au déclassement progressif de la chose écrite et anticipation des transformations des pratiques d'écriture et de lecture dans le nouveau monde numérique. Une manière de dire que les outils de la théorie littéraire n'ont jamais été aussi utiles qu'aujourd'hui. Dans une dernière partie, l'auteur a voulu donner la parole à ceux qui furent parmi les principaux acteurs de cette aventure (G. Genette, J. Kristeva, J. Ricardou, P. Sollers, T. Todorov, etc.), afin de comprendre le rapport qu'ils entretiennent aujourd'hui avec cette histoire.
Le phénomène urbain a entamé une profonde mutation sous l'effet ries potentiels de vitesse rendus possibles par les systèmes de transport et (le communication à distance. et dont l'impact sur la société et ses territoires est considérable. Ces technologies ont été plébiscitées par la population, qui les utilise aujourd'hui de façon intensive. Cet ouvrage se propose d'explorer ce qui fait la persistance de la ville contemporaine à partir de la mobilité. Les acteurs individuels et collectifs sont doués de mobilité, ils déploient des compétences assez pointues et disposent d'aptitudes imaginatives pour s'approprier des systèmes techniques qu'ils mettent au profit (le projets personnels ou collectifs. voire d'entreprise. L'ouvrage est volontairement fidèle à une posture dialectique entre développement théorique et mise eu tension avec des données de recherches empiriques. Il contribue ainsi à alimenter les débats qui traversent actuellement la recherche sur les mobility studies, la gouvernance urbaine, l'exclusion sociale, le droit à la ville, la gentrification et l'étalement urbain. Retour sur la ville se termine par la proposition de dix thèses sur la ville et l'urbain.
Dans de nombreuses agglomérations européennes, les pouvoirs publics cherchent à limiter l'usage de l'automobile en milieu urbain. Cette volonté se traduit généralement par l'amélioration de l'offre de transports publics, mais elle se heurte à des difficultés insoupçonnées. Le développement d'une offre de transports publics performante ne suscite pas les reports d'usage ou reports modaux attendus. L'expérience montre que l'amélioration des transports publics attire certes de nouveaux usagers, mais pratiquement pas d'automobilistes. Le présent ouvrage analyse les logiques d'action sous-jacentes aux pratiques de mobilité quotidienne et allie ainsi questionnements pratique et théorique. Si l'intérêt pratique d'analyser les obstacles au rapport modal est évident cette problématique comporte aussi des enjeux théoriques. Elle repose en effet sur le postulat que l'acteur individuel fonde ses pratiques quotidiennes de transport sur la base d'un choix économique rationnel. Ainsi, la question du report modal constitue une opportunité d'analyser et de discuter les pratiques quotidiennes de transport, et par là même d'aborder certaines dimensions des modes de vie. Ce livre s'adresse à la fois aux chercheurs et praticiens des services publics et privés travaillant dans le domaine des transports urbains ainsi qu'à tous ceux concernés par la problématique urbaine.
Pendant que l'écologie radicale, arc-boutée à ses préceptes de rigueur, tente de résister, pendant que le Green business s'organise pour récupérer le marché bio, une troisième voie, sans nom, et qu'ici j'appelle "L'alternative ambiante", naît des rumeurs entremêlées analyses contradictoires, bilans de catastrophe, prédictions hasardeuses mais aussi de véritables constats, d'expériences et de recherches sérieuses. L'alternative ambiante regarde du côté de la décroissante sans y adhérer tout à fait, se détourne du Green business jugé excessif et, plutôt que d'espérer un quelconque salut venant des élus de la République, se place dans l'expectative en interrogeant les incidences possibles de l'Effet papillon. Oui, le jardin est planétaire, plus personne ne peut en douter mais tous ceux dont l'esprit alerté mesure les dimensions d'une si ample question se demandent comment on devient jardinier dans ce jardin-là. Aucune réponse ne parvient formulée d'un bloc. L'humanité incrédule, tour à tour endormie par les médias et réveillée par la crise, tente de nouvelles pistes de vie en terrain inconnu. Tout est à inventer, tout semble nouveau".
?S'opposant à la thèse selon laquelle l'utopie s'éteindrait en 1848, M. Abensour s'emploie à discerner trois formes de l'utopie : le socialisme utopique, le néo-utopies et ce qu'il appelle le nouvel esprit utopique qui persiste après 1848 jusqu'à nos jours. Nous assistons, contre toute attente, à un renouveau de l'utopie, ce qui donne à la pensée du nouvel esprit utopique de l'auteur tout son sens et toute son actualité.
Guy, Merci pour documents de l'I.S.et ouvrages de Henri Lefebvre, d'une importance vitale pour moi ici. Est également important pour moi de correspondre avec toi, parce que "les interlocuteurs valables sont tout de même encore rares". Mais j'énumère tout de suite les difficultés : Trop sommaire une correspondance facilite les malentendus les plus nuisibles ; [...] Une différence radicale entre circonstances, ambiances, situations et problèmes risque de nous faire, toi à Paris et moi à Montréal, écrire pour nous entendre des lettres "non-averties", un non-sens que seules une certaine bonne volonté et une objectivité en "en soi" peuvent éviter. Il vaut cependant la peine d'essayer de correspondre. Décidément. " [...] Début de la lettre (inédite) de Patrick Straram à Guy Debord (1960). Suivi d'une lettre (inédite) de Patrick Straram à Yvan Chtcheglov (1959).
Faut pas prendre les enfants du cardinal pour des enfants du Bon Dieu ! Connectez-vous sur CM-Free, le premier syndicat virtuel ! Joyeux Noël ! Et ce mardi 15 décembre 1998 à 11 h 30, la bombe explose. CM-Free était sur tous les écrans. J'entendais des bribes de paroles, " d'où ça peut venir ? ", " Ça vient de l'extérieur ", " oh putain... ", " Georges c'est le pseudo du mec ", " Ils y vont pas de main morte ", " ils ont raison sur toute la ligne ", " ils sont sûrement plusieurs ", c'est super ! ". J'entrai dans la cafétéria raide comme un automate. Elle était vide. J'allumai une cigarette et m'efforçai de respirer calmement.