Voici un livre qui vient à son heure. C?est un heureux événement pour la langue mbo et pour la linguistique africaine. Grâce à la somme des données dégagées par la description, il ouvre, pour la langue mbo, des perspectives prometteuses en termes d?aménagement orthographique, terminologique et grammatical, ce qui ne manquera pas de faciliter son emploi dans tous les domaines de la vie moderne au bénéfice de ses usagers : alphabétisation, scolarisation, création littéraire, communication dans la presse, à la radio et à la télévision. Ce livre sera utile aux chercheurs car il constitue une contribution importante à la connaissance des langues bantoues de la zone A considérée par les spécialistes comme l?une des plus complexes et des moins explorées de l?ensemble du domaine. Enfin il s?adresse à la fois à ceux qui parlent le mbo et à ceux qui voudraient l?étudier ou l?enseigner.
Ce livre est le résultat d'un travail de recherche minutieux et exhaustif concernant les instruments de musique et les danses traditionnelles de la Guinée équatoriale. La musique comme les instruments musicaux sont contextualisés en une riche introduction ethno-historique et culturelle de chaque groupe. Cette démarche permet de mener des études comparatives avec des groupes de populations d'autres pays africains ayant des expressions communes au-delà des frontières coloniales. Grâce aux nombreuses photographies qui illustrent la richesse et la variété de ce patrimoine, les cultures équato-guinéennes d'origine africaine aussi bien que créole sont mises à l'honneur.
Au fond du golfe de Guinée, le long du fleuve Wouri, se trouve la ville de Douala, capitale économique du Cameroun, où vit le peuple du même nom, dans un environnement très cosmopolite. Parlons douala vous propose d'embarquer à bord de sa pirogue, pour une balade linguistique et culturelle dans une contrée bantoue. Le douala est une des langues véhiculaires du Cameroun, parlée par les Sawa dans les provinces du littoral, du sud-ouest, et dans le département de l'Océan. Cet ouvrage a pour objectif de vous présenter la langue dans sa structure grammaticale et verbale, avec des exemples simples et facilement accessibles. Vous y trouverez également des éléments de conversation courante, un vocabulaire riche et varié, des éléments culturels et des repères historiques, ainsi que deux lexiques : français-douais et douala-français. Il est adapté à toute personne, de tout niveau, désirant s'initier au douala, ou approfondir ses connaissances dans cette langue. Un CD audio est également disponible pour mieux vous exercer à l'oral et à l'écoute.
Au Ier s. av. J.-C, Rome, devenue capitale du monde du fait de la vigueur de son armée, de l'équilibre de ses institutions, de la rigueur de sa morale et de la rigidité de sa religion, était engluée dans une telle crise qu'elle fut réduite à l'état de " bateau ivre ", qui " faisait eau de toutes parts " : une ville en déliquescence en somme ! Au Ier s. ap. J.-C., cette tendance commença à s'inverser ; Rome redevint, alors, progressivement, une ville en reconstruction, en restructuration, en rénovation. Pour expliquer cet état de fait, des raisons ont été évoquées par les Romains eux-mêmes mais aussi par les historiens modernes : l'ambition dévorante des citoyens, foncièrement attirés par le pouvoir absolu à tout prix ; le goût effréné du lucre et donc de l'avoir, de l'accumulation des richesses ; le rejet des valeurs ancestrales ; mais aussi l'accession au trône impérial d'un homme politique de forte envergure et particulièrement charismatique qui inaugura un nouveau système politique, le Principat, et qui engagea sa cité dans des réformes tellement novatrices qu'elles ne furent nullement remises en question, même par ses successeurs : Octavien, devenu Auguste, après son " adoubement " consensuel par le Sénat et le Peuple romain, Senatus PopulusQue Romanus (S.P.Q.R). Dans cet ouvrage, l'auteur réexamine donc ces questions et leur en adjoint d'autres, afin de saisir et de faire comprendre tous les ressorts sur lesquels Rome s'est appuyée pour devenir et rester la Ville éternelle.
Un exorcisme pour déposséder les femmes africaines et camerounaises qui célèbrent le 8 mars, il fallait bien y penser. Heureusement que l'auteur est un prêtre. Partant des excès que se permettent quelques femmes ce jour-là, il met en scène une jeune fille révolutionnaire qui tente de recentrer son objet. Le nom de cette jeune fille traduit déjà ce programme de lutte pour la liberté et l'égalité. Tout au long du livre, elle s'attèle avec force à revendiquer et à lutter pour une égalité de sexe qui se vit dans les faits. Mais arrivera-t-elle à vaincre ces pouvoirs conservateurs qui ont dépossédé la femme au fil des siècles ? La femme africaine régnera-t-elle enfin, afin de tirer nos sociétés du cachot de la misère et du désespoir ?
Cet ouvrage décrit et analyse les différents emplois de nom mono (chose, objet) en japonais contemporain. Comme le mot français chose, ce terme d'usage très courant a la particularité de ne pas avoir de signifié en propre mais de pouvoir tout aussi bien désigner un objet concret qu'un concept abstrait ou encore une classe d'individus partageant les mêmes traits. Il est aussi fréquemment employé à des fins fonctionnelles, voire purement énonciatives. A travers des observations en discours, cet ouvrage précise les contours de ces deux emplois référentiel et fonctionnel et explore la contribution sémantique de mono à la réalisation de tournures expressives plus ou moins figées.
Lehn Jean-Marie ; Parisot Jean-Paul ; Reisse Jacqu
L'exobiologie a pour objet l'étude des origines de la vie, de son évolution et de sa distribution sur Terre et dans l'Univers. Cette nouvelle discipline s'intéresse aux conditions et aux processus qui ont permis l'émergence du vivant sur notre planète et ont pu ou pourraient le permettre ailleurs. Ce vaste domaine thématique touche à la fois l'astronomie, la géologie, la chimie, la biochimie et la biologie. Le présent ouvrage constitue le second livre d'une collection initiée en 2001 avec la parution de L'environnement de la Terre primitive. Le premier livre a été très favorablement accueilli tant par les scientifiques actifs dans le domaine que par un public moins averti, intéressé par une discipline qui tente d'apporter des réponses à des questions d'importance majeure et que l'homme se pose probablement depuis qu'il est Homo Sapiens. Les traces du vivant est construit sur le même canevas que le livre précédent : un ensemble de chapitres écrits par des spécialistes, mais rédigés de manière telle qu'ils soient compréhensibles par des non-spécialistes du domaine concerné. L'exobiologie est par essence interdisciplinaire et c'est du dialogue entre praticiens de diverses disciplines que sont nés les idées originales, les scénarios plausibles, les hypothèses à tester. Pour que ce dialogue soit fructueux, il faut que le biologiste puisse interagir avec l'astronome, que le chimiste puisse interagir avec le paléo-climatologue... Il est donc impératif pour l'exobiologie elle-même, que les praticiens de cette discipline s'expriment en faisant usage d'un langage qui réduit au maximum le caractère parfois ésotérique des modes d'expression des spécialistes. Le volumineux glossaire en fin d'ouvrage est là aussi pour que le lecteur puisse trouver aisément les définitions de termes et de concepts qui lui sont moins familiers.