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Le livre, le droit et le faux. Essai sur l'édition juridique et la contrefaçon au Siècle des Lumière
Evrard Sébastien
L'HARMATTAN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782343121673
Livre et contrefaçon n'ont jamais fait bon ménage. Pourtant, l'un et l'autre ont mené une existence propre, jusqu'à ce que le gouvernement, en 1777, bouleverse le fonctionnement du marché français du livre en imposant une réforme ambitieuse. Une vaste enquête est alors lancée sur tout le territoire ; elle recense les livres non autorisés et, par une estampille, elle autorise leur possesseur à les débiter sans encourir de sanction. Pour ce faire, ont été inventoriées les déclarations d'oeuvres contrefaites (dites estampillages) décidées entre 1777 et 1780 au sein des chambres syndicales : près d'une dizaine de milliers d'ouvrages juridiques sont concernés sur quatre cent mille pour ceux dont on dispose du détail. On connaît ainsi les domaines littéraires concernés et la façon dont les professionnels, tant imprimeurs que libraires (144 d'entre deux sont ainsi connus avec précision), prenaient des chemins détournés pour se lancer dans la contrefaçon. Si certains, de la centaine de professionnels, étaient d'une grande probité, d'autres —et non des moindres— tiraient profit de ce marché occulte, qui violait et le droit des auteurs, et celui de la propriété littéraire. Cette enquête révèle aussi le basculement d'inspiration libérale du modèle économique du livre qui, désormais, introduit une dose de concurrence et s'efforce, en outre, de donner aux auteurs la juste place qui leur revient.
Le thème de la réforme est un élément permanent du discours politique en même temps qu'un enjeu essentiel du débat démocratique : ceux qui n'ont pas le pouvoir en font un objectif de leur programme qui justifie leur combat ; ceux qui détiennent l'autorité prônent la réforme et le changement pour justifier leur maintien au pouvoir Le Centre Georges Chevrier a organisé plusieurs journées d'études sur la réforme et les réformistes, réunissant historiens, juristes, politologues et traitant des réformes dans le temps et dans l'espace, réformes rêvées, tentées, avortées ou menées à bien, inachevées ou réussies, de la République romaine aux Révolutions arabes d'aujourd'hui. Dans leur diversité, ces contributeurs dessinent la problématique du réformisme et de la réforme toujours désirée et rarement acceptée par tous.
Résumé : Aujourd'hui, on parle de "culture digitale" aussi appelée culture du numérique. On entend partout parler de la diminution du papier. Est-ce un bien ? Est-ce un mal ? Pour appliquer la loi, il faut la connaître. Pour que les praticiens, avocats, notaires, magistrats puissent faire respecter la règle de droit, il faut que les textes, la jurisprudence et toutes les normes juridiques puissent être diffusés. Comment le sont-ils ? Enfin, quelles sont les spécificités de l'édition dite juridique par rapport à l'édition générale ? Répondre à ces questions nécessite d'envisager l'histoire de la connaissance, puis de la diffusion de la règle de droit : c'est précisément l'objet de cet ouvrage.
Destinée aux étudiants en 1re année d'économie et d'AES, cette nouvelle édition mise à jour et complétée s'organise en une trentaine de fiches synthétiques et fournit une présentation la plus simple possible des faits économiques majeurs du XXe siècle.
Dispensée en 1re année d'AES et d'économie, l'histoire des faits économiques constitue un cours de culture économique axé sur plusieurs thématiques : les grandes puissances mondiales avec leurs forces et leurs faiblesses ; les guerres mondiales, leur financement et la mobilisation des économies ; le temps des crises : celles de 1929 et des chocs pétroliers ; les économies totalitaires de l'Allemagne et de l'URSS. Destiné aux étudiants, cet ouvrage s'organise en 31 fiches synthétiques et fournit une présentation la plus simple possible des faits économiques du XXe siècle.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.