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La Lune de Briques
Everett Hale Edward ; Pons-Vurpillot Mary-Christin
GINKGO
12,00 €
Épuisé
EAN :9782846794763
Publié en 1869, La Lune de Briques est un court roman d'anticipation plein de charme dans lequel, pour la première fois, est évoqué ce que l'on pourrait nommer une station spatiale. Ce texte contemporain des aventures de Michel Ardan, Nicholl et Barbicane dans leur obus imaginé par Jules Verne raconte la mise sur orbite accidentelle d'une lune artificielle de soixante mètres de diamètre... faite en briques ! Cette inattendue et première "colonie de l'espace" embarque trente-sept personnes (et quelques poules) qui ont survécu et, surprise, celles-ci peuvent également vivre sur la surface de la lune artificielle, cette dernière disposant de sa propre atmosphère et même d'une végétation ! L'auteur va aussi se livrer, et c'est tout l'intérêt du roman, à une étonnante réflexion. Les locataires de la lune de briques sont de simples ouvriers embarqués par accident, qui s'emploient à survivre en orbite. Ils trouvent même le moyen de communiquer avec la Terre. Et qui surtout s'organisent paisiblement en société idyllique et se désintéressent progressivement des affaires terrestres. Un important appareil critique rédigé par Pierre-François Mouriaux, journaliste à Air & Cosmos, spécialiste de l'Espace, et Philippe Varnoteaux, docteur en Histoire, accompagne et éclaire cette oeuvre singulière. Dans une traduction de Mary-Christine Pons-Vurpillot, La Lune de Briques est, cent cinquante ans après sa publication originale à Boston, enfin disponible en langue française.
Le narrateur d'Effacement est un romancier noir américain qui se voit reprocher de ne pas écrire dans un style "assez black". Révolté par le succès d'un roman consacré à la rude réalité des ghettos et dépourvu de la moindre qualité littéraire, il en écrit une parodie qu'il soumet à un éditeur, par défi. Le succès est aussi fracassant qu'immédiat, et le narrateur se trouve entraîné dans un tourbillon de travestissements et de mensonges. Une série de retournements grotesques le conduit à l'obtention d'un prix littéraire, décerné au roman qu'il n'oserait revendiquer comme sien, par un jury dont lui-même fait partie.Le roman s'achève sur un sentiment de vertige et dans la précipitation d'une intrigue où se croisent divers fils convoquant une remarquable variété de tons et de styles. L'ironie féroce côtoie le lyrisme, tandis que sont épinglés les milieux de la critique et de l'édition ou que le narrateur évoque son enfance, sa passion pour le travail du bois ou la pêche en rivière. Le procédé de mise en abyme par lequel d'autres textes - le roman parodique ou un pastiche du S/Z de Barthes - sont insérés dans le récit principal intensifie les contrastes et permet à l'auteur de déployer ses talents polyphoniques ainsi que son sens aigu de l'autodérision. La progression rapide de l'intrigue et les multiples coups de théâtre semblent stimulés par l'attention que l'auteur porte à la langue et aux jargons, dont il exploite les pouvoirs de suggestion phoniques autant que sémantiques. Le narrateur est à la fin dépassé par les événements, faisant écho à la propre problématique de Percival Everett, lequel aime d'ailleurs à souligner que plus il écrit et moins il en sait, ce qui, à ses yeux, ne peut que grandement améliorer son travail d'écriture...Politiquement des plus incorrect, ce vertigineux et bouleversant roman de l'autodérision et de la quête d'identité où l'ironie féroce côtoie sans cesse le lyrisme, est pétri d'une jubilatoire érudition littéraire, d'une redoutable connaissance du milieu littéraire (universitaire et médiatique).Et d'une intime fréquentation des passions de l'âme...
Dans les années soixante-dix, le linguiste Daniel L Everett part, avec femme et enfants, à la découverte du monde des Pirahâs, petite tribu d'Indiens installée au coeur de l'Amazonie. Il passera au total plus de sept ans parmi eux; sa vie et sa conception du monde s'en trouveront bouleversées. Car au-delà des charmes et des dangers de la forêt amazonienne, la véritable aventure de ce séjour est celle de l'altérité radicale. Les Pirahâs vivent à l'écart de toute civilisation, sans rien connaître du confort ni de la technologie modernes. Ils dorment peu, passent leur temps à pêcher et communiquent avec des esprits invisibles. Quant à leur langue, qu'Everett est venu étudier, elle est absolument atypique: les Pirahâs n'ont pas de système de numérotation, aucun terme pour désigner les couleurs, ni les concepts de guerre ou de propriété privée. Ils ne savent pas conjuguer au passé (ils n'ont d'ailleurs pas de mythe des origines) ni combiner syntaxiquement deux énoncés. A la fois récit d'une incroyable expérience humaine et journal d'un minutieux travail de terrain, cet ouvrage défie les théories dominantes en linguistique et rouvre la réflexion sur le lien entre langage et culture.
Résumé : Artiste peintre noir américain, Kevin Pace, la soixantaine, se consacre depuis plusieurs années à un tableau très grand format qu'il dissimule jalousement aux regards de tous, gardant le secret sur ses avancées comme il garde secrets bien des épisodes de sa vie, notamment une escapade adultère à Paris et un périple bouleversant dans le Salvador de 1979 au bord de la guerre civile, où il a commis l'irréparable. Mais aujourd'hui, c'est à sa fille de seize ans de lui confier ce qu'elle ne peut avouer à personne d'autre. Tout ce bleu est le roman des secrets. Ceux que l'on emporte dans la tombe. Ceux que l'on partage ou qui taraudent. Leur poids, leur pouvoir, leur effet dévastateur y sont disséqués à mesure que se déploie le passé de Kevin, de son mariage bâti sur des mensonges aux traumatismes du Salvador qui ne cessent de le hanter. Sur les couleurs changeantes du bonheur, la mutation des sentiments et la création dans tous ses états, Percival Everett offre à son lecteur une saisissante incursion dans les tréfonds, tantôt chatoyants, tantôt ténébreux, de sa mythologie personnelle d'homme et d'artiste.
Résumé : Venu au monde au terme d'une ahurissante grossesse de vingt-quatre mois, un enfant répondant au patronyme de Poirier se voit affublé de l'impossible prénom de Pas Sidney - comme s'il était appelé à rejouer dans sa propre vie certains rôles du célèbre acteur des années 1960. A la mort de sa mère, il hérite d'une colossale fortune due à l'argent qu'elle avait placé dans la société de communication de son vieil ami Ted Turner. Flanqué d'une Jane Fonda en tenue d'aérobic, l'extravagant roi des médias prend en charge la formation de l'orphelin... Victime de la concupiscence érotique de son environnement féminin, en butte à la brutalité raciste des forces de police, tétanisé par les fantasques conseils d'un professeur de "philosophie du non-sens" du nom de Percival Everett, et maintes fois sauvé du désastre par son capital en dollars, Pas Sidney Poitier progresse dans l'existence comme dans un champ de mines, au fil d'un roman d'initiation à l'humour grinçant, dans une Amérique contemporaine confrontée au pesant héritage de la question raciale.
La mondialisation urbanise le monde. La ville, qui devient l'écosystème majeur de l'humanité, est le grand chantier du XXIe siècle. L'histoire a légué à chaque peuple un patrimoine de villes qui forment l'armature des nations, mais la mue en cours dans l'habitat humain provoque aujourd'hui une refondation générale du fait urbain. Evolution quantitative sans précédent, et transformations qualitatives impérieuses, se combinent pour faire de la ville l'enjeu capital de l'humanité mondialisée. Au lendemain de Rio + 20, la France et le Brésil sont bien placés pour explorer ensemble cette problématique, chacun apportant une vision et une capacité originales. La ville intelligente qu'il s'agit d'imaginer et de construire devra, pour être durable, à la fois procéder des choix venus de sa population et découler d'une ingénierie sophistiquée mobilisant des centaines de métiers, tout en s'ajustant de manière évolutive aux transformations constantes de son environnement. Les réflexions réunies dans le présent livret explorent comment l'accès à l'autre, concrétisé par la coopération entre deux pays aussi dissemblables que la France et le Brésil, est la matrice même de conception de ce qui est en jeu, à savoir une urbanité de la relation créative durable.
Tandis que les pays riches restent depuis cinq ans obnubilés par "la crise" qui, par ses turbulences inattendues en haute altitude, trouble un peu l'expansion de l'opulence à laquelle ils sont habitués, et que la Chine pour sa part semble atteindre un palier de transformation dans sa prodigieuse croissance, l'Afrique connaît à bas bruit une mutation positive où s'esquisse une émergence qui étonnera le monde. Les plaies endémiques de ce continent (maladie, pillage, guerres, corruption, etc.) reculent tandis qu'une croissance soutenue amorce un chemin de réel développement pour une population en passe d'égaler avant longtemps celle de la Chine ou de l'Inde. Plus significatif encore, le morcellement qui a toujours fragmenté ce continent commence à le céder à une extension rapide de toutes les formes de mise en réseau, tandis que les effets d'une vaste diaspora tissent partout des liens vivaces avec le reste du monde. L'Afrique, dernière venue dans l'immense mouvement tectonique d'émergence qui transfigure le monde depuis un tiers de siècle, apporte à l'humanité l'énergie d'un renouveau avec lequel il faudra compter, et dont les promesses invitent à passer envers elle d'une culture de l'aide à une éthique de la synergie.
Une histoire basée sur des faits réels, sur fond de lutte pour l'indépendance au Rwanda et au Burundi, sur la décolonisation et sur l'atmosphère du Rwanda-Burundi à la veille du chaos.
Bienvenue en République populaire démocratique de Corée. La plus étrange des destinations, l'état le plus isolé au monde. Pendant une année, notre famille a été domiciliée au com-pound diplomatique, Munsundong, Taedonggang district, à Pyongyang. Nous avons pu soulever un coin du rideau, nous glisser dans le décor, et nous vous proposons de nous suivre dans cette exploration surréaliste et souvent drôle. Libres de conduire et de circuler seuls dans la capitale la plus mystérieuse du monde, nous rapportons dans nos textes des moments forgés par un choc culturel de puissance 12 sur l'échelle de l'absurde. Une banale partie de tennis, l'achat de nouilles, une réunion de travail, un cours d'anglais, une simple conversation... Tout prête là-bas à rire ou à désespérer. Notre petite histoire s'est également frottée à la grande, quand Kim Jong-il est mort, plongeant le pays dans un deuil "terrible". Nous vous embarquons pour une traversée du miroir, au son des chants de soldats ouvriers, des mégaphones grésillants et des roues des trottinettes de Colin et Maxime, nos enfants, sur les pavés de Pyongyang.