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L'argent de la presse française des années 1820 à nos jours
Eveno Patrick
CTHS EDITION
27,00 €
Épuisé
EAN :9782735505579
L'argent de la presse française des années 1820 à nos jours analyse dans la longue durée les rapports entre l'économie de la presse et le contenu rédactionnel des journaux. Situé au confluent de l'histoire politique, de l'histoire des médias et de l'histoire économique, ce livre vise à éclairer le lecteur sur une question essentielle de l'histoire de la France contemporaine : en quoi et comment la gestion des entreprises de presse, similaire par bien des aspects à celle des autres entreprises industrielles ou de service, influe sur un produit particulier, le journal, et sur ses contenus, l'information. Ce qui pose une question majeure pour la vie démocratique, parce que, si la presse est une industrie, si le journal est un produit, il n'en reste pas moins que ce produit n'est pas banal et que l'information des citoyens retentit sur leur attitude politique, et au-delà, influence l'opinion publique. Au XIXe siècle, la presse s'affranchit des pouvoirs politiques en développant un vaste marché de masse : à la Belle Epoque, la presse française est la première du monde, par sa diffusion et par la puissance de ses entreprises. De l'entre-deux-guerres jusqu'aux années 1900, les difficultés du marché entraînent les acteurs de la presse à faire appel au soutien de l'Etat. Depuis un tiers de siècle, le marché reconquiert son influence, mais la presse écrite entre en concurrence avec les médias audiovisuels, tandis quelle doit démonter les stratégies de communication organisées par les puissances économiques et les pouvoirs politiques pour tenter de dissimuler l'information. A la fois contre-pouvoirs et entreprises, les journaux français sont confrontés à un défi majeur à l'aube du XXIe siècle : privilégier l'information, au prix de rétorsions des pouvoirs, ou accepter la soumission, au risque de mécontenter leurs lecteurs.
Au début du XVIIe siècle, Théophraste Renaudot inventait le premier journal français, la Gazette. Collecter, vérifier et commenter les faits afin de les porter à l'attention du public: les principes élémentaires du journalisme étaient posés. Depuis, l'histoire s'écrit à travers la presse... quand ce n'est pas la presse qui écrit l'histoire, à la force de la plume, nourrissant les esprits et déplaçant les idées. Simple porte-voix ou faiseuse d'opinions, lieu du compte rendu ou de la rébellion, elle est un formidable témoin des événements et des débats d'une époque. De la période révolutionnaire au rr septembre 2001, la présente anthologie propose ainsi un parcours "à chaud" dans l'histoire de France: les temps forts (l'exécution de Marie-Antoinette, la révolution de 1848, l'affaire Dreyfus, la Résistance, Mai 68, etc.) et les débats majeurs (la liberté d'expression, les heurs et malheurs de la France coloniale, le droit à l'avortement, la laïcité...) y sont racontés et analysés par d'illustres journalistes, écrivains ou dessinateurs, de Mirabeau à Françoise Giroud, en passant par Emile de Girardin, Vallès, Albert Londres, Jaurès, Raymond Aron, Plantu et bien d'autres. A l'heure où l'on s'interroge sur son avenir, ce recueil rappelle aussi comment, dans la tourmente - face à la censure ou au bourrage de crâne, face à l'industrialisation et à la concurrence des nouveaux médias -, la presse écrite a toujours su se réinventer.
La très grande diversité de la presse est l'une de ses principales forces : au-delà des nombreuses périodicités – quotidiennes, hebdomadaires, bimensuelles, etc. –, la variété des maquettes et plus encore des contenus rédactionnels impressionne. Preuve de sa vitalité : chaque jour des titres de presse sont créés, tandis que d'autres interrompent leur parution.L'unité se situe plutôt sur le plan économique : la lourdeur des processus industriels, la complexité des systèmes de diffusion et l'importance des capitaux mobilisés ont contribué à réunir la presse en un ensemble d'industries et de services. Longtemps florissant, le secteur connaît depuis deux décennies une crise latente qui s'est accentuée récemment.De la salle de rédaction jusqu'à la lecture sur support électronique, cet ouvrage propose un panorama complet de la presse en France et dans le monde, de ses contenus, de son économie, de son lectorat, de ses mutations actuelles aussi.
Résumé : D'une guerre à l'autre, d'un exploit sportif à une élection historique, la presse écrite a été, tout au long du XXe siècle, le témoin, et l'acteur à part entière, de soubresauts, d'aventures et d'événements aussi tragiques qu'heureux. La victoire du Front populaire, Vatican II, les premiers pas de l'Homme sur la Lune, la loi Veil, la chute du mur de Berlin, la fin de l'apartheid, la consécration de l'équipe de France de foot en 1998 et en 2018, l'élection de Barack Obama, Charlie Hebdo... Certaines unes ont fait l'histoire autant qu'elles l'ont immortalisée. Elles ont été pionnières, ont bouleversé le monde de l'image, de l'écrit et de l'information. Miroir du monde et des peuples, elles ont une histoire en même temps qu'elles en racontent une. A travers plus de 100 unes, de France-Soir, du Canard enchaîné, du Nouvel Observateur, du Figaro, du Monde, de Libération, de Ouest-France... et d'analyses précises et détaillées, ce livre nous plonge, à l'heure des succès du numérique, dans des archives et une chronique uniques de la presse, de la France et du monde.
Eveno Patrick ; Sonnac Nathalie ; Martin Marc ; Pa
La presse est une industrie avant d'être un sacerdoce" , disait Paul Thibaudet dans les années 1930. Pourtant, s'agit-il seulement de "vendre du temps de cerveau disponible" aux annonceurs comme le suggérait naguère le président de TF1 ? Le Temps des Médias, revue d'histoire, se penche sur la question en donnant aux analyses actuelles - souvent trop courtes parce que collées aux mouvements de l'actualité - la profondeur du champ historique. Depuis que, dans les années 1830, Emile de Girardin a inventé la presse à bon marché, les médias vivent avec l'argent de leur public, de la publicité et de financiers. Selon les époques et selon les médias, ces trois sources de revenu prennent plus ou moins d'importance. Si les entreprises médiatiques prospèrent souvent grâce à la satisfaction de leur public, il arrive que la corruption et la vénalité biaisent l'économie médiatique. Cette réalité fait débat, aussi bien dans le monde anglo-saxon qu'en France, et ce dès la Libération. La fragilité de l'économie des médias conduit parfois les entreprises à demander des aides de l'Etat ou à recourir aux formes les plus sophistiquées du marketing. Le marché de la presse en Europe acquiert ainsi une grande diversité. Dans ces évolutions, les journalistes demeurent avant tout des salariés même s'ils affichent souvent des préoccupations déontologiques. Depuis un quart de siècle, l'essor de la télévision a bouleversé le paysage médiatique, d'abord en s'emparant du cinéma pour en faire un produit d'appel, ensuite en devenant un secteur publicitaire majeur. Les médias sont ainsi devenus un pôle d'activité où la concurrence cède graduellement la place à la concentration. La percée fulgurante d'Internet renforce les mouvements économiques de la sphère médiatique, parce que ce nouveau média demeure un gouffre financier pour certaines entreprises, tandis qu'il favorise l'émergence de nouvelles pratiques et de nouveaux acteurs. Un combat de titans entre les médias se profile donc en ce début du xxie siècle, mais il plonge ses racines dans une histoire pluriséculaire.