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Quelques-uns
Eveno Claude
BOURGOIS
13,00 €
Épuisé
EAN :9782267030679
C'est une histoire d'amour, une histoire de quelques-uns qui ont cru possible de construire leurs vies dans une liberté de moeurs inédite, naïfs au point de tout risquer. Des gens qui s'aiment à tour de rôle, faisant et défaisant entre eux des couples fragiles, emportés par le désir de vivre vite et autrement. Certains en meurent, lassés d'échouer, décidant d'en finir comme on baisse les bras, d'autres continuent la vie sans conviction, lassés aussi, mais réfugiés dans un quelconque arrangement, une existence bricolée, sans les saveurs du passé ni celles d'un présent qu'ils ne savent ou ne veulent pas apprécier. Ils sont là sans être là et vont bientôt disparaître sans qu'on s'en aperçoive. Le scénario est simple. Trois hommes et une femme s'écrivent et se parlent à la suite du décès d'un de leurs proches. Ils ont traversé la deuxième moitié du XXe siècle, avec des différences d'âge, mais ils en sont tous définitivement marqués. Ce sont des gens d'autrefois, dont l'existence est dominée par la révolte contre l'ordre et les conventions, des gens frappés de mélancolie par la perte des illusions, rappelant Gianni, Nicola et Antonio, les personnages de Nous nous sommes tant aimés, d'Ettore Scola. Aujourd'hui des solitaires, qui se retrouvent chaque fois que l'un d'entre eux disparaît, occasions qui les emmènent dans une remémoration où se mêlent ce qu'ils rêvaient d'être et ce qu'ils furent. Ils font ainsi le bilan de leur vie et tout autant celui de leur temps, capables encore d'en faire une critique radicale et parfois hargneuse, comme si la révolte n'avait pu s'éteindre malgré l'échec de l'idée qui les portait vers l'avenir, l'idée révolutionnaire. On peut voir dans ce livre une sorte d'hommage par la fiction à ceux qui héritèrent du XXe siècle avec la volonté d'en sortir, agissant contre l'héritage mais restant encore formés par lui, par le souvenir de ses guerres et de ses luttes politiques. Un hommage à leur innocence savante et au passage éphémère d'un espoir à la fin des années 60, qui faisait écrire sur les murs " Cours, camarade, le vieux monde est derrière toi ! " avec une joie et une jeunesse aujourd'hui perdues. Le livre contient cinq photos : une d'Ed van der Elsken (qui a fait l'objet d'une exposition au Musée du Jeu de Paume de Paris de juin à septembre 2017), de Gilles Caron, d'Edouard Boubat et deux de photographes anonymes.
Résumé : Composé de quinze voyages à travers la ville, Revoir Paris entremêle la marche et l'écriture, chaque journée de marche entraînant son écriture et celle-ci entraînant la marche suivante. Alternant descriptions architecturales détaillées et remarques plus subjectives ? notamment politiques ?, Claude Eveno remet sa vie dans le contexte de la ville qu'il habite, mêlant habilement complexité et proximité. Les nombreuses références picturales, cinématographiques, littéraires ou encore musicales, qui font l'objet d'un index, ancrent le récit dans une réalité toute personnelle et guident le lecteur, sans aucune prétention, à travers Paris. L'humour qui imprègne le texte, en plus d'atténuer l'intensité du changement, de la disparition, de la destruction, inhérents à l'évolution de toute grande ville aujourd'hui, crée une complicité avec le lecteur. De cette façon, Revoir Paris peut être aussi considéré comme un guide de la ville. Celui-ci traduit les sensibilités de son auteur et il donne à celui qui le lit l'envie de déambuler dans les rues de Paris. Ainsi, de la place Vendôme aux Halles, du funiculaire de Montmartre à la place des Abbesses, l'auteur dresse, à travers ce livre, le portrait d'une ville et d'une époque, le portrait d'une espèce d'atmosphère qui fut non seulement celle de la vie de Claude Eveno à Paris mais celle de sa génération dans une ville qui leur a offert la révolte, l'art subversif et l'action politique, l'enthousiasme et la perte des illusions.
Résumé : " Il prit l'habitude de s'allonger sur la lande, sentant qu'il pourrait approcher ainsi l'échelle de perception du jeune corps qui s'était formé sur les buttes, au contact. La saison était maintenant silencieuse, débarrassée de l'agitation vacancière. La lande lui appartenait à nouveau avant que le mauvais temps n'en limite l'usage. Et c'était encore une fois ce grand moment de clémence qui suivait l'été dans le paysage, le seul moment qui lui procurait une parenthèse de calme relatif dans la longue fébrilité rageuse qui dominait le cours des années. Son corps lui semblait se dénouer peu à peu pendant qu'il se concentrait, les yeux clos pour ne pas se disperser dans l'appel du ciel, sur le toucher de la terre que lui apportait chaque parcelle de son être posée sur le sol. Il parvenait à sentir le poids d'un bras, d'une épaule, de morceaux du corps séparés par la différence des résistances qu'offraient les matières de la lande. Ces séjours horizontaux déchiraient à la fois son corps et sa mémoire, et c'était pour lui comme une technique de l'oubli pour effacer ce qui s'était accumulé dans l'une et dans l'autre et tenter de revenir à cet état natif qui avait précédé pendant un temps l'abîme de l'existence. "
Depuis que nous sommes enfants, nous regardons le paysage : c'est notre façon de parcourir le monde et de le connaître. C'est avec des images que nous avons appris à découvrir le paysage : avec la peinture et plus tard avec la photographie et le cinéma. En sorte qu'aujourd'hui nous vivons la tête pleine d'images de la Terre tout entière : nous habitons le monde à la fois en portant les yeux sur ce qui est proche de nous, à notre échelle ordinaire, mais aussi - grâce à la technique - sur une immensité, comme la Terre vue du ciel, qui provoque en nous de nouvelles émotions.
Résumé : Dans l'appartement en dessous de Bob et Constance, qui s'aiment malgré une maladie vénérienne les obligeant à se réfugier dans la pratique d'un jeu pervers qui ne tardera pas à avoir des conséquences irrémédiables sur leur relation, John et Patricia sont les propriétaires fortuits de Willard et ses trophées de bowling - Willard, un oiseau de papier mâché créé par un sculpteur particulièrement inspiré. Ces trophées ont autrefois été gagnés par puis volés aux frères Logan, trois sportifs médiocres, dépourvus d'intelligence, qui se mettent alors en tête de ratisser les Etats-Unis afin de récupérer leur dû. Ils arrivent, grâce à un appel téléphonique anonyme, jusqu'à l'immeuble où habitent les deux couples.
Invité en 1966 à Princeton, à une session du Groupe 47, Peter Handke y fait un éclat en s'opposant à la vogue du "réalisme" en littérature : Une certaine conception normative de la littérature désigne d'une belle expression ceux qui se refusent à raconter encore des histoires, tout en étant à la recherche des méthodes nouvelles pour décrire le monde (...) : elle dit qu'ils "habitent une tour d'ivoire" et les traite de formalistes, d'esthètes. Que les écrivains se réfugient dans leur "tour d'ivoire", c'est ce que revendique paradoxalement Peter Handke. Confrontation avec Brecht, Horvath ou Bernhard, avec les méthodes du théâtre et du cinéma ou avec le discours de la justice, réflexions, critiques, satires, pamphlets..., cet ensemble de textes divers passe du sérieux à l'humour, des méditations austères aux "gais feuilletons". Handke s'attache à y définir sa position par rapport à l'écriture : longtemps, la littérature a été pour moi le moyen, si ce n'est d'y voir clair en moi, du moins d'y voir tout de même plus clair. Elle m'a aidé à reconnaître que j'étais là, que j'étais au monde.
Fante John ; Matthieussent Brice ; Garnier Philipp
Résumé : "Les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d'une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page. Une sensation de quelque chose sculptée dans le texte". Charles Bukowski
Lady Susan était resté inédit du vivant de Jane Austen. L'intrigue est entièrement bâtie autour des lettres échangées entre les différents protagonistes : Susan, ravissante veuve d'environ trente-cinq ans, en est le personnage central. Ses agissements volages engendrent bien des critiques. Cette femme spirituelle et sans le sou s'est en effet installée chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle dénuée de scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou simplement une coquette qui veut s'amuser ? Le jeune Réginald risque de payer cher la réponse à cette question... Ce texte est suivi de deux fragments inachevés rédigés, l'un au milieu de sa vie, et l'autre juste avant sa mort. Au-delà de leur intérêt documentaire, ils valent par leur qualité littéraire et le plaisir de lecture qu'ils procurent.
Résumé : Et vous, quel geste vous trahit ? Il y a les gestes qui disent l'embarras, d'autres la satisfaction de soi, certains encore le simple plaisir d'exister, là maintenant, sur cette terre. Mais tous nous révèlent, dans nos gloires comme nos petitesses, nos amours comme nos détestations : le selfie, geste roi de nos vies modernes ; le " vapotage ", qui relègue l'art de fumer à un plaisir furtif, presque honteux ; les hommes de pouvoir qui se grattent le dessous de leur chaussette ; cette façon qu'on a parfois de tourner le volant avec la paume de la main bien à plat ; un verre qu'on tient à la main sans le boire...
Biographie de l'auteur Edouard Louis a 21 ans. Il a déjà publié Pierre Bourdieu : l'insoumission en héritage (PUF, 2013). En finir avec Eddy Bellegueule est son premier roman.
Résumé : A Vitry-sur-Seine, Sihem, jeune franco-algérienne de 23 ans, fait sa rentrée en première au microlycée, un établissement pour élèves décrocheurs. Elle loge à la résidence autonomie Auguste Blanqui, où elle fait la connaissance d'Emile, dit Zapata, un vieux révolutionnaire de 82 ans. Sihem ne croit pas en une société qui, pense-t-elle, ne lui offre pas d'avenir. Zapata cherche un sens à sa vie qui s'achève. Hélène, la professeure de français de Sihem, et Rose, la directrice de la résidence, sont les témoins complices de l'amitié naissante entre ces deux écorchés. A l'aube et au crépuscule de leur chemin, ils prendront ensemble leur envol. Sur l'autre rive de la Méditerranée, en Algérie, Achir rêve lui aussi de changement et de liberté... Un premier roman lumineux.