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L'art de l'icône
Evdokimov Paul
DDB
55,66 €
Épuisé
EAN :9782220088587
Paul Evdokimov nous livre aujourd'hui une somme sur la beauté. Dans la beauté plutôt, cette beauté divino-humaine "qui sauvera le monde" , comme le prédisait Dostoïevsky. Pour mener à bien, "à beau" , cette entreprise sans tomber ni dans l'esthétisme ni dans une réduction intellectuelle du mystère, il fallait sans doute ce grand théologien orthodoxe, au sens d'une théologie qui "chante gloire" dans la communion des transfigurés (l'on sait que Paul Evdokimov nous a donné, ces dernières années, d'importantes études sur la spiritualité et la liturgie de l'Orient chrétien). L'esprit de l'Orthodoxie, dans sa plus profonde continuité, est un esprit philocalique. On appelle philocalies - "amour de la beauté" - ces recueils de théologie mystique (et toute véritable théologie est mystique) qui jalonnent l'histoire de l'Orient chrétien pour aider l'homme à participer, avec son intelligence et son coeur réunifiés, à la gloire même de Dieu. Or la démarche de Paul Evdokimov est "philocalique" . C'est celle d'une pensée nourrie des Pères grecs, pour qui la beauté est un Nom divin, cette vie lumineuse où le monde et l'homme trouvent leur origine et leur fin, et qui se voile et se dévoile à la fois sur la "croix de lumière" . Pensée nourrie aussi de l'expérience russe de la liturgie comme "art des arts" et pressentiment du Royaume, car on entend résonner dans ce livre l'émerveillement décisif des messagers russes venus à Constantinople, dans l'église de la Sagesse divine, en quête de la vraie foi : "Nulle part il ne peut y avoir pareille beauté". Pensée qui met à nu, à travers Dostoïevsky et Berdiaeff, mais aussi Jung et Heidegger, le vide et l'enfer qui s'ouvrent dans l'âme contemporaine - et c'est le lieu providentiel où faire éclater la lumière de la Résurrection, c'est-à-dire du Saint-Esprit : "Tout est rempli de lumière, le ciel, la terre et l'enfer" chante dans la nuit de Pâques l'Orient chrétien. Au-delà de cette mort de toutes les valeurs, philosophiques, morales, esthétiques, que l'Occident traverse aujourd'hui comme une nuit, Paul Evdokimov voit prophétiquement surgir le mystère irréductible de la personne (au sens théologique, proprement ineffable, de l'hypostase), le visage crucifié et transfiguré - l'icône, autour de laquelle le monde se révèle "buisson ardent" . Le livre, qui part de la vision biblique et patristique de la beauté pour décrypter, à sa lumière, les recherches contemporaines de l'art, culmine à la théologie de l'icône où la personne devient comme le sacrement d'une Lumière où déjà l'histoire se consomme dans l'éternité. Il s'achève sur le bouquet paradisiaque de dix icônes fidèlement reproduites et dont le commentaire, qui part du chef-d'oeuvre de Roublev pour aboutir à l'Ange-Sagesse de Novgorod, nous mène du mystère de la Trinité, source de l'amour sacrificiel, à celui de la Sagesse qui fait de la Trinité le lieu de notre existence renouvelée et devient en nous connaissance intégrale où le coeur s'embrase dans la beauté.
Résumé : Donner de rencontrer Dieu et son Christ à travers l'expérience de la beauté, de la culture ou de la mort, partager les mystérieuses richesses symboliques de la liturgie orthodoxe, rendre force de vie aux textes mystiques des Pères de l'Eglise et des grands spirituels de l'Orient chrétien, tout cela, Paul Evdokimov savait le faire mieux que personne, à sa manière propre, sans emphase, en laissant deviner à travers ses silences une foi brûlante, une expérience réelle de l'Amour fou. " Il voulait... nous convaincre qu'Il nous aime d'un amour fou. Alors Il invente cet abaissement, se met en état de subir maux et tourments, afin de convaincre de son amour ceux pour qui Il souffre la Passion, afin de pouvoir attirer à Lui les hommes... " Nicolas Cabasilas
Résumé : Né en 1900 à Saint-Pétersbourg, mort à Paris en 1970, Paul Evdokimov, au temps du deuxième Concile du Vatican (auquel il participa activement comme invité) et bien au-delà, fut un des plus remarquables témoins de la théologie et de la spiritualité russes au c?ur de la culture française. Particulièrement sensible à la problématique ?cuménique comme à celui de l'athéisme, il écrivait dans une perspective de partage et d'éveil. Conscient - acteur aussi - de l'immense mutation que connaît aujourd'hui le christianisme pour retrouver la joie pascale, la force créatrice de l'Esprit, l'appel de l'ultime. Dans La Connaissance de Dieu selon la Tradition orientale, Paul Evdokimov jalonne les voies d'une autre connaissance, inséparable de l'amour, de la justice et de la beauté, la connaissance du c?ur intelligent embrasé par le feu de l'Esprit. Après une grande fresque de théologie mystique, il étudie l'expérience liturgique et celle de l'icône, et montre comment la " prière de Jésus " et toute l'ascèse " hésychiaste " (l'hésychia est la paix de l'union à Dieu) permettent à l'intelligence de s'unir au c?ur. Pour la rencontre, la vision, la compassion, la joie.
Ces derniers temps, on s'est beaucoup questionné sur l'efficacité des thérapies: pour beaucoup, c'est la personnalité du thérapeute, sa compétence et sa force qui sont en cause. Ce livre présente clairement la façon de faire de celui qui est presque devenu un mythe aux États-Unis: Milton H. Erickson. Une large part est donnée à sa parole même, et on découvre comment chaque personne, grâce à la compétence et à la pratique d'un thérapeute exceptionnel peut changer et vivre sa part de bonheur. L'ouvrage de Jay Haley suit les grandes étapes de la vie et met en relief la manière très souple, imprévisible, créatrice, dont les crises sont dénouées par Erickson, toujours prêt à donner de lui-même pour aider le patient. Un livre qui peut faire réfléchir tous ceux qui mettent en doute les changements que peut susciter un vrai thérapeute. Ce sont des histoires, et quelque chose de notre histoire. Biographie de l'auteur Jay Haley, praticien et enseignant de thérapie familiale, fut pendant dix-sept ans l'élève d'Erickson. Il fait partie du Groupe de Palo Alto, et est connu en France pour son ouvrage Tacticiens du pouvoir.
Les histoires thérapeutiques s'avèrent d'une grande efficacité quand elles sont utilisées judicieusement par des thérapeutes confirmés en hypnose éricksonienne. Evelyne Josse dévoile ici les rouages de cette technique qui s'applique dans le traitement des syndromes psychosomatiques graves : aux patients meurtris par des viols, attentats ou violences, deuils, accidents ou encore catastrophes naturelles. Une présentation théorique éclaire l'usage des conditions d'application, le recours à l'imaginaire, aux images, aux subtilités des métaphores ou des allégories. Huit histoires successives illustrent la démarche thérapeutique. Très évocatrices, contées avec brio, elles sont suivies chacune par l'analyse pertinente du processus ; laquelle permet à son tour de bénéficier de cet enseignement dans la démarche de soins et de guérison psychique.
Résumé : A l'heure où les guides pratiques sur la méthode Montessori se multiplient, voici celui que Maria Montessori a elle-même conçu pour "entrer dans les familles", écrit en espagnol en 1939 (étayant une première version de 1914 en anglais). Inédite en français, cette version historique a néanmoins gardé toute son actualité. Dans ce manuel, Maria Montessori présente concrètement le matériel et l'environnement de sa méthode, mais aussi la philosophie de sa pédagogie en rappelant son objectif final : servir la Paix. Elle insistait en effet sur le fait que l'éducation était la meilleure arme pour la Paix, et qu'il fallait, pour l'atteindre, considérer l'enfant comme le guide de son éducation. Qui mieux que lui-même sait ce qui est bon pour son propre développement ? Originalité de ce manuel : il est le seul illustré par des photos personnelles de Maria Montessori. La traductrice s'est efforcée de reproduire en couleur ces photos soigneusement choisies. La mise en parallèle des clichés historiques en noir et blanc et des photos contemporaines montre bien qu'en dépit du siècle qui s'est écoulé depuis l'ouverture de la première "Maison des Enfants", et malgré toutes les évolutions de la méthode qui n'est ni figée ni passéiste, l'essentiel est resté identique.
Résumé : Dans ce monde qui semble soumis à une accélération constante, où l'on ne cesse de louer la marche ou la course, nous souhaitons et craignons à la fois que tout ralentisse ou même que tout s'arrête. L'ambivalence de ce désir reste à étudier, comme ce que signifie aujourd'hui le fait de ne pas bouger. La privation de mouvement est une peine ; le droit pénal, les disciplines scolaires ou militaires immobilisent ; les accidents et les maladies paralysent ; l'accélération technique se paye en inertie dans les embouteillages ou les bureaux. Les éloges de la mobilité comme la critique de l'accélération sont passés à côté de ces situations où l'immobilité s'impose, non sans violence. Il faut redonner son sens à l'immobilisation. Car cette peine est aussi une étape, une station, impliquant le corps et la pensée. Tenir, debout, assis, dans la position du lotus ou même couché, c'est exercer sur soi une contrainte signifiante. Les "mouvements" d'occupation des places nous le rappellent, l'art également. Savoir faire halte, c'est savoir résister. Jérôme Lèbre est professeur de philosophie en classes préparatoires. Membre du Collège international de philosophie, il est notamment l'auteur de : Vitesses (2011) ; Derrida - La justice sans condition (2013) ; Les Caractères impossibles (2014) ; et, avec Jean-Luc Nancy, de Signaux sensibles (2017).