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Prier 15 jours avec Alexandre Men
Evdokimov Michel
NOUVELLE CITE
14,00 €
Épuisé
EAN :9782853136068
Alexandre Men est né en 1935 à Moscou, de père juif et de mère convertie au christianisme dans l'Eglise orthodoxe. Il étudie la biologie puis est ordonné prêtre. II devient rapidement un point de référence pour l'intelligentsia moscovite comme pour le peuple des paroisses. Solidement ancré dans l'Eglise orthodoxe, il est très ouvert à l'oecuménisme et au dialogue interreligieux. Il a écrit et publié clandestinement, avant l'écroulement du bloc soviétique, de nombreux ouvrages qui sont une véritable catéchèse pour un monde déchristianisé. Suspect aux yeux du KGB et des antisémites, il a été tué à coups de hache par des inconnus le 9 septembre 1990. Comme le dit Michel Evdokimov dans l'introduction de son livre, " il est de la trempe d'un saint François d'Assise ou d'un saint Séraphim de Sarov qui, malgré les suspicions et les quolibets dont ils furent l'objet, n'ont jamais désespéré de l'amour de l'Eglise hors de laquelle ils ne pouvaient pas vivre. II avait un don exceptionnel de prédicateur. Pour lui, le prêtre n'est pas celui qui se contente de célébrer enfermé dans le sanctuaire comme c'était le cas à l'époque où il était interdit de catéchiser, mais aussi celui qui va au-devant de son prochain, l'exhorte, le console dans ses afflictions, se réjouit de ses joies, lui transmet la parole de salut du Dieu vivant ".
Résumé : Avec le père Alexandre Men (1935-1990), prêtre assassiné alors que le système communiste s'effondre, c'est une très belle figure de l'orthodoxie russe qu'évoque ici Michel Evdokimov. Elevé durant la guerre, marqué par la période stalinienne, il fait son séminaire à Moscou et rejoint par la suite différentes paroisses autour de la capitale, notamment à Alabino et à la paroisse de la Sainte-Rencontre à Novaïa Dérévnia. Mais très vite, sa personnalité et son rayonnement le mettent en butte aux autorités, notamment policières, qui ne cessent de le harceler, de le questionner ou de le soumettre à des perquisitions. Sans être un provocateur, le père Men incarne la résistance spirituelle au communisme en favorisant la prière, la liturgie, la vie sacramentelle et l'attention aux personnes. Mais homme d'une grande culture, il n'est jamais intransigeant ni partisan d'une orthodoxie nationaliste : pour lui au contraire, la Vérité et l'Absolu sont comparables à une montagne que les différentes traditions religieuses ont à gravir par des faces différentes, pour se retrouver ensemble un jour au sommet...
Le métropolite Antoine de Souroge (1914-2003, de son nom civil, Bloom) s'est taillé en Occident une ferme réputation de grand témoin de l'Esprit, dans toute la deuxième moitié du XXe siècle. A la tête du diocèse de l'Eglise orthodoxe russe en Grande-Bretagne, il s'est dépensé sans compter pour témoigner de la Bonne Nouvelle, pour enseigner les beautés de la vie en Dieu, pour affermir dans la foi et amener au Christ des foules entières. Par ses interventions à la télévision, à la radio, dans les chaires des lieux de culte les plus divers, sans parler des foules à Hyde Park et même des dockers du port de Londres, il avait fini par devenir une "star" des décennies d'après-guerre. Il a le don de s'adresser à l'homme d'aujourd'hui en un langage clair, compréhensible, et toujours d'une grande profondeur. Nous nous demandons souvent quel est le secret du monde, le sens de ce qui se passe. Quelles réponses y a-t-il à nos questions : l'homme d'aujourd'hui peut-il encore croire, ou prier ? Quelle image de Dieu repousse ce monde qui lui est indifférent ? Y a-t-il de la joie à sentir la présence de Dieu, à sentir qu'il croit en nous malgré nos découragements ? Ce grand témoin de Dieu que fut le métropolite Antoine nous entraîne à sa suite, avec simplicité, dans les profondeurs de Dieu pour notre bonheur. Les soucis nous pèsent ? Les tragédies du monde nous horrifient ? La laideur nous répugne ? Mais le Créateur de toutes choses est toujours là, source de toute beauté, à nous de nous émerveiller.
Y a-t-il un Christ russe ? A priori il n'y a pas davantage un Christ propre à la Russie qu'il n'y a de Christ rhénan ou catalan, romain ou byzantin. Et pourtant, il n'est pas douteux qu'il existe une approche propre à la mentalité, aux traditions, à la culture d'un peuple dont Dostoïevski a écrit qu'il ne peut l'imaginer " séparé du Christ ". Michel Evdokimov nous présente ici le Christ dans la littérature russe du Xe au XIXe siècle, c'est à-dire de l'époque fondatrice du baptême du peuple russe, en 989, au siècle qui vit un tel épanouissement de la littérature et de la philosophie qu'on a pu parler, à son sujet, d'un siècle d'or.à travers des textes qui, dans leur grande majorité, n'ont jamais été traduits en français, l'auteur laisse parler les martyrs, les spirituels affamés du Dieu vivant et de sa parole, les moines, les poètes et les thaumaturges de l'immense littérature russe. Il évoque aussi le père Alexandre Men, figure lumineuse de la foi russe au XXe siècle. Tous ont écrit le visage, le destin et le mystère du Christ de Dieu, agneau immaculé et glorieux. Au Christ, nous disent-ils, tout homme peut confier sa douleur et adresser sa demande de pardon. Et de Lui, il peut recevoir une parole vivante dans son lourd silence, et l'exaucement de son brûlant désir. Une collection de référence en christologie sous la direction de Monseigneur Doré.
Depuis des siècles, le christianisme russe développe un visage original de la foi, comme l'illustre l'art de l'icône. Toute une tradition de prière s'est ainsi cristallisée dans la Russie orthodoxe, tant dans sa dimension liturgique, c'est-à-dire communautaire et ecclésiale, que dans l'inspiration personnelle la plus intime des croyants russes de notre temps. Michel Evdokimov a puisé dans ce patrimoine prestigieux pour faire connaître davantage cette tradition de méditation.La première partie de l'ouvrage propose des textes d'offices liturgiques, tournés vers la louange et l'intercession, autour de saints populaires en Russie tel Séraphin de Sarov. Vient ensuite en seconde partie un large choix de prières personnelles issues de grands spirituels plus contemporains, à l'instar du starets Silouane ou du Père Jean de Cronstadt, jusqu'au père Alexandre Men...
Alexandrie, capitale de d'Egypte, est plus qu'une ville , comme Rome elle représente tout un monde, une culture, une histoire. Alexandrie frappe tout d'abord par son caractère cosmopolite , païens, juifs et chrétiens s'y côtoient. Alexandrie est le siège d'une forte communauté juive. L'un de ses membres, Philon, se servit de la pensée hellénistique pour exprimer sa foi. C'est également le lieu d'une communauté chrétienne très brillante où existe dès la fin du deuxième siècle une école de théologie qui est marquée par des noms célèbres : Clément et surtout Origène. Au carrefour de toutes les cultures qui le côtoient, le christianisme bénéficie de leurs influences, notamment juive. Cette rencontre du christianisme avec le judaïsme et l'hellénisme provoque l'émergence d'une réflexion chrétienne originale. Alexandrie est aussi une capitale. Le contraste est grand entre le pays et sa capitale. D'un côté il y a la grande ville, commerçant grâce à son port, de l'autre le pays d'Egypte uniquement agricole. Contraste encore par la langue. D'une part le grec, la langue officielle, celle des commerçants, des fonctionnaires, des lettrés et, d'autre part, la langue du peuple, le copte. Pourtant, malgré ce contraste le pays et sa capitale constituent une réalité profondément une. C'est particulièrement vrai de l'Eglise. Ainsi, par exemple, le peuple chrétien fait corps avec son patriarche, le "pape" d'Alexandrie. Parmi les plus illustres citons Athanase et Cyrille. C'est aussi de cette Eglise et de ce peuple que viennent la plupart de ceux et celles qui vont se retirer au désert pour mener la vie monacale. Et il faut évoquer ici la figure d'Antoine le "Père des moines" . Ce numéro veut vous faire découvrir ou retrouver quelques aspects de ce monde constitué par Alexandrie et le pays d'Egypte au temps des Pères. J. FANTINO, o. p.
VOICI le premier numéro de l'année 1988. Nous ne sommes plus au temps des voeux, mais je voudrais en formuler un. Or, que peut-on souhaiter aux lecteurs d'une revue, sinon d'en être contents ? Notre désir est ainsi de continuer à vous plaire en cheminant avec vous à travers le monde des Pères. D'ailleurs, il existe un moyen pour que ce souhait se réalise pleinement : c'est de nous faire part de vos remarques et de vos demandes. Grâce à elles nous pourrons continuer d'améliorer "Connaissance des Pères" . Ce numéro est intitulé : "Judaïsme et chrétienté" . Il est la continuation du précédent. Mais le changement de titre indique un changement de tonalité. Les relations entre le judaïsme et le christianisme ont connu deux phases. La première correspond à la situation de l'Eglise jusqu'au quatrième siècle. Elle est alors minoritaire dans un monde païen qui, très tôt, lui est hostile : c'est le temps des grandes persécutions. Au quatrième siècle on assiste à un retournement de situation. Le christianisme, toléré officiellement, devient religion d'Etat. Ainsi, aux quatrième et cinquième siècles, l'empire devient un pays de chrétienté. Une telle transformation ne pouvait manquer d'affecter les relations de l'Eglise avec le judaïsme. C'est ce que l'on vérifie effectivement en lisant les Pères contemporains de ce changement. Mais on retrouve, comme à la période précédente, la même variabilité d'attitudes. l'aide de deux des Pères les plus célèbres de l'époque, Jean Chrysostome et Augustin, nous vous proposons de découvrir comment était perçu le judaïsme dans des cultures et des lieux différents. Jean Chrysostome est sans doute le Père qui a été le plus accusé d'antisémitisme. Il n 'est pas facile de répondre. D'une part, Jean est sémite et sa langue maternelle est un dialecte araméen, le syriaque. D'autre part, à Antioche, comme en Syrie à cette époque, l'Eglise connaît une situation paradoxale : des chrétiens continuent de fréquenter régulièrement la synagogue. La réaction virulente de Jean est dans la ligne de Paul : continuer pour un chrétien à suivre les coutumes juives, c'est nier l'oeuvre salvatrice du Christ Jésus (cf Ga 5, 2) : à chacun de lire l'ensemble et de se faire son opinion. J. FANTINO, o. p.
Au temps de l'empire romain, il y eut dans la Province d'Afrique des Pères latins prestigieux. On pense tout de suite à Augustin, et c'est justice. Mais cette Province a également été le berceau de notre tradition théologique latine. C'est en Afrique, en effet, que furent faites les premières traductions de la Bible en latin dès la fin du deuxième siècle. C'est en Afrique aussi que l'on a commencé à faire de la théologie en latin, tout simplement parce que les gens parlaient cette langue. C'est dans cette Eglise enfin que saint Cyprien devient évêque de Carthage en 249. Ce numéro de Connaissance des Pères lui est consacré. On y voit comment un évêque a réagi dans une situation difficile. Cyprien se trouve, en effet, confronté à deux graves questions. Il y a d'abord la conséquence des persécutions très violentes que l'Eglise dut subir à cette époque. Beaucoup de chrétiens cèdent au pouvoir civil, mais veulent revenir dans l'Eglise. Comment les recevoir ? Le peut-on même, car une fraction rigoriste voudrait les exclure à jamais de l'Eglise qu'ils ont reniée ? Il y a ensuite les divisions dues au schisme de Novatien, un antipape qui a réussi à établir une Eglise dotée d'un clergé propre, d abord en Italie, puis en Afrique. Que faire des gens baptisés par eux mais qui passent à la grande Eglise ? La coutume en Afrique est de les rebaptiser , à Rome on leur impose la main, mais on reconnaît le baptême reçu. Un grave conflit va éclater entre le pape Etienne et Cyprien. On sera à deux doigts de la rupture , elle sera évitée. C'est donc à une réflexion sur l'Eglise que nous invite, en particulier, la lecture de Cyprien. J. FANTINO, o. p.
Nous vénérons tous des représentations du Christ, de la Vierge et des saints : peintures, statues, etc. Le culte rendu à ces images fut très débattu après le concile Vatican II. Il s'agissait de savoir quelle place elles ont ou doivent avoir dans la vie des chrétiens, et aussi où elles peuvent ou doivent être installées, tout particulièrement dans les églises. Cela aboutit ici à l'enlèvement pur et simple des statues et autres tableaux, là au statu quo , ailleurs encore à leur remplacement par des icônes. Dans tous les cas cela traduisait un malaise. Mais nous sommes tous concernés et nous savons à quel point nous sommes vifs à réagir à ce sujet. Cela est sain, car à y regarder de plus près, on s'aperçoit que ce débat n'est pas nouveau, loin de là, et l'Eglise a connu d'autres périodes agitées à ce sujet. Ainsi la Réforme a rejeté l'usage et le culte des images. Mais bien auparavant, au temps des Pères, la question de la légitimité de cet usage et de ce culte avait déjà été posée. Pendant plus de deux siècles, partisans et opposants s'affrontèrent. A cette occasion un concile oecuménique s'est tenu à Nicée en 787. Ce concile reconnut et définit la légitimité et de l'usage et du culte des images. A vrai dire, il ne fut reçu que lentement et d'une manière différente par les Orientaux et les Occidentaux. Son anniversaire est célébré cette année. A cette occasion, nous vous présentons, à partir de ce concile et des débats de cette époque, la question du culte des images du Christ et des saints. Car si, à ce sujet, il y a tant de passion dans l'attitude des chrétiens, c'est que la foi est en jeu. Le culte des images repose entièrement sur la foi en l'Incarnation de Jésus, le Fils du Père. Telle est la réponse donnée par Nicée II. Certains trouveront peut-être ce numéro d'un abord plus difficile que d'ordinaire. Il met en jeu, en effet, toute une argumentation scripturaire, théologique et pastorale. Ce n'est pas l'habitude de la revue et, de ce fait, ce numéro est exceptionnel. Ceux qui suivent retrouveront leur aspect habituel. Mais, vu l'intérêt de la question, nous avons décidé de réaliser ce numéro un peu spécial. Une introduction historique et un glossaire vous faciliteront la lecture des articles, où vous verrez les arguments développés par les Pères pour et contre le culte des images. Vous découvrirez aussi comment le Concile fut reçu en Occident. J. FANTINO, o. p.