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Théâtre de femmes de l'Ancien Régime. Tome 2, XVIIe siècle
Evain Aurore ; Gethner Perry ; Goldwyn Henriette
PU SAINT ETIENN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782862724751
Après les premières expériences, rares mais foisonnantes, du XVIe siècle, et après une éclipse de plus de cinquante ans, le théâtre des femmes prend son essor dans les années 1650. Des animatrices de salons, des poétesses, des romancières, une religieuse même voient leurs pièces publiées, recensées dans les grands journaux, jouées par des troupes professionnelles à l'Hôtel de Bourgogne, au théâtre du Marais, à la Cour... Les neuf pièces rassemblées ici, qui s'échelonnent de 1655 à 1680, relèvent de tous les genres alors pratiqués : la comédie en un acte, la tragi-comédie, la comédie-ballet et la tragédie. Elles sont l'?uvre de la Lyonnaise Françoise Pascal, l'une des dramaturges les plus prolifiques, qui donne un nouveau souffle à la " petite comédie " ; de Mme de Villedieu, adulée dans les salons pour son esprit et ses vers, pensionnée par Louis XIV, qui questionne sans relâche l'histoire, la politique, les rôles de sexe, tout en adhérant aux nouveaux codes du classicisme ; de la s?ur de La Chapelle, dont l'Illustre philosophe ou l'histoire de sainte Catherine d'Alexandrie montre une autre face du débat sur les femmes savantes ; d'Anne de La Roche-Guilhen, protestante réfugiée en Angleterre, qui fait jouer sa comédie-ballet devant Charles II ; et enfin de la célèbre poétesse Deshoulières, qui sonne le glas de cette période lumineuse et galante avec une tragédie d'un pessimisme inédit.
Le théâtre des femmes a une longue tradition qui remonte à la Renaissance et qui s'est développée dans de multiples genres, en remportant souvent beaucoup de succès. C'est à sa rencontre qu'invite cette anthologie, en commençant par les premières grandes autrices françaises connues: la reine Marguerite de Navarre, la poétesse lyonnaise Louise Labé et l'animatrice d'un célèbre salon poitevin, Catherine Des Roches. Leurs oeuvres nous entraînent dans l'étonnant théâtre du XVI, siècle, alors en pleine effervescence et mutation. La soeur de François Ier, se lança la première sur ce terrain traditionnellement si masculin; sensible aux idées de la Réforme, favorable à la liberté de conscience, elle composa des pièces aussi originales qu'audacieuses. La savante Louise Labé s'inscrivit pour sa part dans le débat des humanistes sur le théâtre antique, les genres italiens "modernes" et les philosophies dans l'air du temps; son impertinente comédie-débat devait avoir une longue postérité. Catherine Des Roches, enfin, s'exprima dans la pastorale, la tragicomédie, les dialogues dramatiques... Illustrant l'inventivité, la richesse et la variété du théâtre qui précède celui de "l'âge classique", ces trois pionnières se rejoignaient en outre dans leur volonté de faire entendre la voix des femmes. Ce ri est pas le moindre des intérêts qu'on trouve aujourd'hui à les lire - ou à les jouer. Biographie de l'auteur A. Evain est comédienne et prépare une thèse sur les autrices de théâtre de l'Ancien Régime; E Gethner, professeur à Oklahoma State University, a publié la première anthologie consacrée aux femmes dramaturges françaises de cette époque; H. Goldunyn, professeure à New York University; a consacré plusieurs études à celles du XVIIe siècle.
Les actrices ne furent pas de tout temps les bienvenues sur la scène de nos théâtres. Leur apparition, entre le XVIe et le XVIIe siècles, suscita de vives polémiques. Pourtant, partout où elle fut accueillie, l'actrice évinça l'acteur travesti, et devint en quelques années une figure centrale du théâtre. Pourquoi la femme, jusqu'alors bannie du jeu dramatique, fut-elle soudain fêtée sur la scène théâtrale européenne ? Comment cette révolution scénique put-elle s'opérer ? Quelles en furent les conséquences ? En partant à la découverte des premières comédiennes, ce livre s'adresse à tous ceux qui s'intéressent au monde du théâtre et à l'histoire de nos sociétés. A travers cette nouvelle figure féminine, se dessinent en effet les profondes mutations culturelles qui agitaient l'époque, et dont le théâtre se faisait l'écho. De la prostituée à l'artiste accomplie, des personnalités variées et inattendues émergent de cette Histoire originelle de l'actrice.
ANTONIO ROSMINI (1797-1855) n'occupe pas encore, dans les pays de langue française, la place qui - au jugement d'Henri GOUHIER - "devrait lui revenir dans l'Histoire de la pensée européenne au XIXe s". . Ce livre retrace les étapes d'une recherche dont l'interêt historique est d'avoir été, sans doute, la première à mettre en lumière l'importance de la "révolution copernicienne" de Kant. Dans la lignée philosophique d'AUGUSTIN, de BONAVENTURE, de PASCAL et de MALEBRANCHE et dans une confrontation avec des penseurs aussi divers que PLATON, ROUSSEAU, FOURIER et COUSIN, l'oeuvre de Rosmini se présente en effet - entre KANT, BLONDEL et HEIDEGGER comme un passage obligé de l'histoire des relations entre l'être et la personne. Sur la base critique d'une ontologie personnaliste, A. ROSMINI développe une éthique et une herméneutique du politique qui éclairent la problématique contemporaine des rapports entre l'interdisciplinarité des sciences humaines et la métaphysique. François EVAIN, professeur à la Faculté de Philosophie de l'Université Grégorienne de Rome et membre de la Société italienne de Philosophie, a déjà publié notamment une étude sur : "L'instauration de l'Ontologie dans le Nouvel Essai sur l'origine des idées de Rosmini" (Rivista rosminiana, 1962) et une : "Introduction à l'ontologie personnaliste d'A. Rosmini" , suivie de la première traduction en français de : A. ROSMINI Anthropologie morale (Paris, Beauchesne, 1973), dont il a établi par ailleurs l'édition critique du texte italien original (Opere complete di A. Rosmini, vol. 24. - Città Nuova ed. , Roma, 1981). Le présent ouvrage est une refonte, corrigée et augmentée, d'une thèse pour le doctorat d'Etat sur : Genèse et structure métaphysique de la personne chez A. Rosmini" (Grenoble 1977).
ANTONIO ROSMINI (1797-1855) est encore à peu près inconnu en France, Cependant M. J, CHAIX-RUY reconnaît en lui "un des plus grands penseurs de tous les temps" dont l'oeuvre ébauche "la seule dialectique qu'on puisse opposer à celle de HEGEL en cette première moitié du XIXe siècle" . L'Anthropologie Morale - traduite pour la première fois en français - offre l'intérêt de constituer une métaphysique de l'Homme dont l'actualité est assez manifeste à l'heure où les sciences humaines multiplient les approches concrètes de la personne au risque d'en perdre de vue l'unité. F. EVAIN - co-fondateur de la Société internationale de philosophie rosminienne (Stresa, Italie) - a publié en 1960 une première étude sur L'instauration de l'ontologie dans le Nouvel Essai sur l'origine des idées. Il propose ici une Introduction à l'ontologie personnaliste d'A. ROSMINI. Celle-ci se situe au carrefour de l'itinéraire augustinien de ST BONAVENTURE, PASCAL et MALEBRANCHE et des voies nouvelles ouvertes aujourd 'hui par BLONDEL, HEIDEGGER et TEILHARD de CHARDIN. Un VOCABULAIRE des principaux concepts rosminiens et une BIBLIOGRAPHIE (exhaustive pour les publications en français) contribuent à faire de cet ouvrage un utile instrument de travail pour aborder cette philosophie qui apparaît comme une étape décisive de l'histoire des relations entre l'Homme et l'être.
Terenci Moix (1942-2003) publie à la fin des années 60 des romans qui firent révolution dans le monde des Lettres catalanes. Puis, à partir de 1983, cet " enfant terrible " offre aux lecteurs de langue castillane une longue série de best-sellers. Quant à ses Mémoires, elles se lisent avec autant de plaisir que ses œuvres de fiction. Doté d'une imagination fertile, d'un solide sens de l'humour, fin observateur du monde qui l'entoure, cinéphile, fervent admirateur des films d'Hollywood, passionné par l'Egypte, par les mythes qui ont bercé son enfance, par l'univers des BD, amoureux de Barcelone, Terenci Moix mêle de main de maître dans ses écrits dépouillement et baroque, réel et imaginaire...
L a Société d'Etudes Anglo-américaines des XVIIe et XVIIIe siècles a été créée en 1975 par les professeurs J. Béranger, J. Dulck et R. Ellrodt. Son champ de recherche s'étend de la naissance de Shakespeare aux Lyrical Ballads de Wordsworth et Coleridge ou, si l'on veut, de la fin de la Renaissance au début du Romantisme. Cette tranche d'histoire, qui va jusqu'aux années 1830 en ce qui concerne les études américaines, forme un tout cohérent particulièrement riche dans les domaines de la littérature (roman, théâtre, etc.), de l'histoire des idées politiques, économiques, scientifiques, esthétiques, et tout ce qui concerne les grands enjeux sociaux de la civilisation occidentale moderne et contemporaine. La Société publie deux fois par an sa Revue (RSEAA XVII-XVIII) centrée sur des thèmes de recherche explorés lors de colloques annuels ou à l'occasion d'une réflexion collective dans le cadre de la préparation aux concours de recrutement de l'enseignement français (Agrégation. Capes). Ce volume porte sur Tristram Shandy de Laurence Sterne, Pride and Prejudice de Jane Austen, Some Thoughts Concerning Education de Locke, la philosophie politique de Thomas Jefferson et la Royal Academy of Arts. sous les signatures de Peter de Voogd, Jens Gurr. Anne Bandry-Scubbi, Brigitte Friant-Kessler, Pierre Goubert, Marie-Laure Massei-Chamayou, Pierre Lurbe, Jean-François Baillon, Elise Marienstras et Thierry Labica.