L'accélération du processus d'internationalisation des échanges, de la finance et de la production, observée depuis le début des années 80, génère des risques de régression sociale dans les pays socialement les plus avancés. En outre, elle freine, retarde, voire bloque le développement des politiques sociales dans les autres pays, en particulier dans les moins développés. Les systèmes fiscaux et sociaux sont mis en concurrence. Les inégalités, entre continents ou pays, entre espaces régionaux et territoriaux, entre catégories sociales au sein d'un même pays ou d'une même zone, tendent à s'accentuer. La mondialisation transforme profondément et durablement le fonctionnement des marchés du travail, ainsi que les systèmes d'Etat providence déjà mis à mal par le vieillissement démographique et par les contraintes économiques et financières : montée du chômage et de la précarité des emplois, flexibilité du travail, éclatement du salariat, multiplication des " faux indépendants " engagés dans des contrats de sous-traitance et des exclus (chômeurs non indemnisés, allocataires de l'aide sociale, sans abris), etc. D'où l'intérêt de repenser et de réorganiser les institutions et les modes d'intervention publique. On évoque de plus en plus souvent l'idée d'une régulation sociale ou d'une gouvernante sociale, soit à l'échelle internationale (les mouvements anti-mondialisation y sont favorables), soit au niveau de l'Union européenne. L'Association d'Economie Sociale a choisi, pour ses XXIIIe Journées d'études organisées à Grenoble en septembre 2003, de s'intéresser à cette thématique. Les contributions réunies dans cet ouvrage s'organisent autour de quatre grands axes : état des lieux sur la mondialisation des échanges et ses implications sociales ; mondialisation, travail, politiques sociales et nouveaux besoins sociaux dans les pays développés ; mondialisation et développement social dans les pays du Sud et dans les économies en transition d'Europe de l'Est ; régulation sociale : à quel niveau et selon quelles modalités ? Quelques contributions concernent l'économie sociale sans être directement liées à la mondialisation. Elles sont regroupées dans les thématiques suivantes : Capital humain, éducation et formation ; Economie sociale ; Famille ; Santé ; Emploi et formation en France.
Cet ouvrage est une présentation des concepts et des mécanismes de base de l'économie contemporaine. Il est plus particulièrement destiné aux étudiants qui, sans aspirer à devenir des spécialistes en économie, suivent un enseignement de sciences économiques ou ont besoin d'acquérir des connaissances dans ce domaine dans le cadre d'une préparation à un concours. Il s'adresse également à tous ceux qui souhaitent mieux comprendre les questions économiques avec lesquelles ils sont déjà un peu familiarisés - plus ou moins consciemment - par les médias, la politique, l'exercice de leur profession, l'adhésion à un syndicat ou, tout simplement, la vie quotidienne.
La justice sociale est devenue en quelques décennies une référence majeure de l'action publique. C'est en son nom que l'État-providence est intervenu massivement après-guerre dans des domaines non régaliens, qu'il a instauré des systèmes ambitieux de solidarité collective et mis en œuvre des politiques sociales de réduction des inégalités, puis de lutte contre l'exclusion et les discriminations. Grevés par leur coût financier et leur manque d'efficacité, ces dispositifs connaissent aujourd'hui des réformes profondes. Si l'État social se revendique toujours de la justice sociale, il privilégie désormais la contractualisation, la responsabilisation et le ciblage des populations prioritaires, déplaçant du même coup le curseur des droits acquis vers les devoirs, de la redistribution vers la reconnaissance. Tout en soulignant la portée, les enjeux et les limites de cette nouvelle articulation entre justice sociale et efficacité économique, ce dossier souligne aussi les difficultés de nos sociétés démocratiques contemporaines à traduire dans l'action publique des principes de justice sociale toujours susceptibles d'interprétations et d'appropriations plurielles.
Cet ouvrage est une présentation des concepts et des mécanismes de base de l'économie contemporaine. Il est plus particulièrement destiné aux étudiants qui, sans aspirer à devenir des spécialistes en économie, suivent un enseignement de sciences économiques ou ont besoin d'acquérir des connaissances dans ce domaine dans le cadre d'une préparation à un concours. Il s'adresse également à tous ceux qui souhaitent mieux comprendre les questions économiques avec lesquelles ils sont déjà un peu familiarisés - plus ou moins consciemment - par les médias, la politique, l'exercice de leur profession, l'adhésion à un syndicat ou, tout simplement, la vie quotidienne.
Bourgeon-Renault Dominique ; Euzéby Florence ; Pas
A travers des études de cas, l'ouvrage propose d'interroger la place et le rôle de l'innovation dans le cadre des stratégies marketing de ces organisations culturelles, créatives et touristiques. La méthode des cas repose sur une démarche pédagogique de plus en plus reconnue pour ses vertus en termes d'apprentissage. L'ouvrage est articulé autour de 12 études de cas d'entreprises et d'institutions culturelles, créatives et touristiques regroupées autour de trois problématiques marketing : (1) l'optimisation de l'expérience des consommateurs, (2) la digitalisation des offres et (3) l'amélioration de l'image et de l'attractivité territoriales.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.