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Le roman du mariage
Eugenides Jeffrey ; Deparis Olivier
OLIVIER
24,00 €
Épuisé
EAN :9782879299860
Après son prix Pulitzer en 2003 pour Middlesex, il savait qu'on l'attendrait, qu'on serait sans indulgence...C'est la complexité, voire l'impossibilité des relations qui font la réussite de ce Roman du mariage. Et aussi sa manière de prolonger, différemment, la réflexion sur l'identité et ses incertitudes entreprise dans Middlesex. Ainsi que la subtilité de la construction, et l'humour constant de l'auteur, qu'on avait tant aimé déjà dans l'épopée de Middlesex. (Josyane Savigneau - Le Monde du 3 janvier 2013 )Mais, comme souvent avec Eugenides, rien n'est jamais aussi simple qu'il n'y paraît. Tout est source de questionnement et d'espoirs - souvent déçus -, avec une prose exigeante, magistrale et précise qui met à nu chaque émotion. Lui, qui confirme ici comment la littérature peut changer la vie de tous, dit «qu'il n'a peut-être pas encore tout à fait grandi», quand il tente d'expliquer comment il se rappelle parfaitement tous les sentiments qui étaient les siens à cette période. C'est peut-être pour cela qu'au début du livre il a choisi de citer à la fois François de La Rochefoucauld et une chanson des Talking Heads pour nous entraîner dans son aventure. (Libération du 3 janvier 2013 )L'université n'est pas la meilleure école du bonheur, rappelle Jeffrey Eugenides. L'auteur à succès de Virgin Suicides réussit une nouvelle comédie amère sur les années 1980, le Roman du mariage...Le Roman du mariage, la nouvelle parution d'Eugenides, est un remake de Jules et Jim transposé dans l'univers drolatique de David Lodge. Au menu, il y aura donc une histoire d'amour à trois et pas mal de coups de griffe contre l'université américaine. Madeleine Hanna, 22 ans, est une jolie brune qui ressemble à Katharine Hepburn. A la Brown University (Rhode Island), elle a décidé de rédiger un mémoire sur la question du mariage dans la littérature anglaise du xixe siècle. Un sujet un peu démodé, dans ce petit monde de gommeux fraîchement convertis à une nouvelle religion - le structuralisme. Nous sommes en effet au début des années 1980, et Eugenides prend un malin plaisir à brocarder le terrorisme intellectuel qui, à ce moment-là, s'est emparé des universités de son pays. (André Clavel - L'Express, janvier 2013 )Très attendu, le nouveau roman de l'Américain Jeffrey Eugenides revisite un thème littéraire vintage: le mariage. À travers trois étudiants de Brown, l'université où il a lui-même étudié, il pose la question du choix à l'ère de la liberté...Le Roman du mariage est, avant tout, un roman d'initiation - aux utopies et à la réalité, mais surtout à l'amour et à ce qui s'y dévoile de soi. Les trois étudiants - de Brown University, là où Eugenides a fait ses études - forment un trio amoureux constamment tiraillé entre leur réalité sentimentale et les théories qu'ils apprennent en fac...L'ambition affichée d'Eugenides dès le début de son texte: revisiter les grands romans du XIXe siècle sur le mode contemporain. Peut-on encore écrire un «roman du mariage» comme le firent Jane Austen ou Henry James avec The Portrait of a Lady? (Nelly Kaprièlian - Les Inrocks, janvier 2013 )Abandonnant assez vite la querelle des anciens et des modernes qui semblait, non sans aimable ironie, l'occuper au premier tiers du roman, Jeffrey Eugenides construit en réalité, autour de ce trio, un récit d'apprentissage de facture classique, remarquablement intelligent et infiniment séduisant. Un roman psychologique dans le plus pur sens du terme, qui s'assume comme tel et revendique son inscription dans la longue tradition du roman réaliste anglo-saxon, tout en se nourrissant probablement d'une part d'autobiographie - étudiant à Brown au début des années 1980, Jeffrey Eugenides est, comme Mitchell, d'ascendance grecque, et comme lui, il a été volontaire auprès de Mère Teresa en Inde. Le mariage est mort, et avec lui une certaine idée du roman, affirmait non sans mélancolie le professeur Saunders en préambule à ce Roman du mariage. En êtes-vous si sûr?, lui réplique Eugenides - non sans arguments remarquablement convaincants. (Nathalie Crom - Telerama du 9 janvier 2013 )Comme il le fit magistralement dans ses deux précédents romans, Eugenides cueille ici ses personnages à l'instant de l'ultime hésitation adolescente, léger frisson teinté d'impatience, avant de basculer dans le monde des adultes. Mais pour l'heure, la vie est un jeu aux règles imprécises, auquel ils s'adonnent avec la gravité propres aux enfants...L'auteur, en maître d'oeuvre de ce chassé-croisé amoureux, scrute et sculpte, jouant et rejouant à l'envi les mêmes scènes en épousant, à la façon d'Austen, le point de vue intime de chacun des trois jeunes gens. C'est beau et prenant, et nous fait doucement nous réjouir, à chaque page tournée, des passions contrariées qui feront toujours les beaux jours des romans d'amour. (Fabienne Lemahieu - La Croix du 16 janvier 2013 )Le Roman du mariage est long à démarrer, mais révèle progressivement une profondeur, une émotion et une composition qui imposent la classe d'Eugenides. Lequel, dans un roman sur sa propre génération, livre aussi une réflexion sur la façon de vivre dans la voie et l'influence de la culture, tout en dépeignant des années 1980 qui furent aussi celles de la fin des illusions. (Hubert Artus - Lire, janvier 2013 )Jeffrey Eugenides explore en tous sens les conséquences de la pensée française des années 1980 sur un campus américain où trois étudiants apprennent aussi à aimer...Ces trois-là vivent et se nourrissent des auteurs qu'ils dévorent, y compris ceux qui prônent la mort de l'auteur. Étrangement, ils seront déniaisés par la sémiologie. Au vu des références bibliographiques innombrables qui parsèment le livre et des personnages qui en sont gavés, on se demande si ce roman n'est pas lui-même la preuve que le roman est impossible. On se trompe. Jeffrey Eugenides tient en main ses personnages dans une intrigue où se mêlent l'étude psychologique et l'incarnation charnelle. À la fin Madeleine épousera Leonard. C'est sans doute à ce moment-là qu'elle devrait lire ou relire la Physiologie du mariage, de Balzac. (Muriel Steinmetz - L'Humanité du 24 janvier 2013 )
Tomasina pouvait juger de la fécondité d'un homme à son odeur et à son teint. Une fois, pour amuser Diane, elle avait ordonné à tous les individus de sexe masculin de tirer la langue. Ceux-ci s'étaient exécutés sans poser de question. Comme toujours. Les hommes aiment être objectifiés". La gent masculine, voilà le sujet des nouvelles qui composent Des raisons de se plaindre . Leurs petites lâchetés, leur mauvaise foi, leurs erreurs et leurs errances. Leurs soucis d'argent, leurs peines de coeur et leur compétition sexuelle... mais aussi leur charme, leur maladresse. On n'aimerait pas forcément croiser ces personnages dans la vraie vie. Mais l'humour et la cocasserie les rachètent. En somme, ils nous ressemblent. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Olivier Deparis.
« Elles savaient tout de nous alors que nous étions incapables de percer leur mystère. »Cecilia, Lux, Bonnie, Mary et Therese. Les s?urs Lisbon sont cinq. Des adolescentes exemplaires, élevées dans une famille unie. Lorsque Cecilia, 13 ans, se jette par la fenêtre, la petite banlieue du Michigan bruisse de rumeurs. La perfection vole en éclats.Les parents endeuillés décident alors de déscolariser leurs filles pour les couper de l?influence du monde extérieur qu?ils jugent menaçant. Nous sommes dans les années 1970, la révolution des m?urs bouleverse les valeurs de l?Amérique traditionnelle. Tentant de résister à cet enfermement, les s?urs Lisbon grapillent un peu de liberté en communiquant à distance avec une bande de garçons qu?elles fascinent.Traduit de l?anglais (États-Unis) par Marc CholodenkoPréface inédite de l?auteur
Résumé : Quelle différence y a-t-il entre une jeune paysanne grecque fuyant Smyrne incendiée par les Turcs en 1922, et une lolita américaine qui découvre, à l'âge de quinze ans, qu'elle est aussi un garçon ? Deux générations. C'est en effet ce qui sépare Desdemona et Cal, la grand-mère et la petite-fille. C'est aussi la durée dans laquelle s'inscrit cette extraordinaire saga gréco-américaine. Mi-épopée, mi-roman d'apprentissage, ce livre est un hybride. Tout comme son héros/héroïne, qui connaît la joie ? et la douleur ? d'appartenir aux deux sexes, avant d'opter définitivement pour celui qui lui convient. Des collines d'Asie Mineure aux villas cossues de Grosse Pointe, du fracas des canonnières dans le Bosphore aux explosions des grenades lacrymogènes dans les rues de Detroit, du ragtime au rock'n'roll, un demi-siècle d'Histoire se déroule sous nos yeux. Pour aboutir à livre transcende tous les genres : c'est une idylle, une comédie postmoderne, une histoire de la littérature, un récit érotique, une confession, une élégie.
À quarante et un ans, Cal aborde une autre étape de sa vie : intrigué par l'histoire de sa famille, une famille au fort degré de consanguinité, il a décidé de consigner une fois pour toutes l'errance mouvementée à travers le temps de ses lointains parents, et du gène à l'origine de sa « double » nature. Tout a commencé à Smyrne en 1922. Desdémone élève des vers à soie, elle vit avec son frère Lefty qui va les vendre sur le marché. Lorsque les Turcs mettent le feu à la ville, ils fuient et s'embarquent sur un paquebot. C'est l'occasion de « reconstruire » leur vie sur la seule chose finalement qu'ils n'ont pas perdue, leur désir. Durant le long voyage qui les mènera à Detroit, ils se marient, tout en gardant le silence sur la nature incestueuse de leur union. À Detroit, Lefty ouvre un bar. Leur fils, Milton, le reprend dans les années 50, après avoir épousé sa cousine Tessie. Il le fait prospérer au point de rêver à une autre affaire. Les émeutes sociales de Detroit en juillet 1967 précipitent son projet : le bar brûle et Milton investit dans une fabrique de hot dogs. Il fait fortune et peut enfin s'installer dans les beaux quartiers : il achète la maison la plus excentrique de Grosse Pointe, la banlieue résidentielle de Detroit, une maison « moderne », rue Middlesex. Et il envoie sa fille, Calliope, dans une école pour jeunes filles de bonne famille, jusqu'au jour où elle se lie avec l'une d'elles, une « rousse originaire de Grosse Pointe » qu'elle surnomme « L'Objet Obscur »...
Dublin, de nos jours. Frances et Bobbi, deux anciennes amantes devenues amies intimes, se produisent dans la jeune scène artistique irlandaise comme poètes-performeuses. Un soir, lors d'une lecture, elles rencontrent Melissa, une photographe plus âgée qu'elles, mariée à Nick, un acteur. Ensemble, ils discutent, refont le monde, critiquent le capitalisme comme les personnages de Joyce pouvaient, en leur temps, critiquer la religion. Ils font des photographies, ils écrivent, ils vivent. C'est le début d'une histoire d'amitié, d'une histoire de séduction menant à un " mariage à quatre " où la confusion des sentiments fait rage : quand Frances tombe follement amoureuse de Nick et vit avec lui une liaison torride, elle menace soudainement l'équilibre global de leur amitié.Mais Conversations entre amis n'est pas qu'une banale histoire d'adultère : c'est avant tout le portrait attachant, empathique, des jeunes gens contemporains, ces millenials qui ne parviennent pas à trouver leur place dans le monde que leur ont laissé leurs aînés. La voix de Frances, poétique, désinvolte, parfois naïve, d'une extraordinaire fraîcheur est, par de multiples aspects, celle de sa génération.
Résumé : Depuis les années 2000, les sexualités féminines sont sorties du silence grâce aux séries télévisées : après Sex and The City, les productions les plus récentes ambitionnent de raconter la singularité de l'expérience des femmes. En quatre chapitres, Sex and The Series explore les métaphores et les schémas inédits que proposent ces séries récentes, et la révolution télévisuelle que nous vivons : comment le "regard masculin" est-il transformé ou contredit ? Quelles nouvelles narrations nous sont proposées ? Erudit, malicieux, cet essai détonant est également un éloge de notre plaisir de téléspectateur.
Résumé : Lors d'un été caniculaire marqué par une invasion de mouches, une adolescente connaît ses premiers émois auprès d'un ouvrier australien engagé par son père. Une enseignante explore les vicissitudes des rencontres amoureuses en ligne alors que la fin du monde approche. Un ancien mannequin revient dans sa ville natale pour travailler dans un lieu qui n'a de station-service que le nom... Les huit nouvelles de Dans la joie et la bonne humeur déroutent et interrogent. Si les femmes qu'elles mettent en scène sont souvent cantonnées à des rôles trop étriqués pour elles, elles ne sont pourtant jamais dupes. Nicole Flattery est l'une des grandes voix irlandaises d'aujourd'hui. Elle manie l'humour noir et l'étrange comme personne. Traduit de l'anglais (Irlande) par Madeleine Nasalik.
Résumé : Au départ, il y a l'incendie. Jean a oublié d'éteindre sous une casserole. Il en profite pour oublier aussi sa vie en abandonnant sa maison aux flammes. Acteur de séries B, il va désormais se contenter de survivre. La fiction devient son refuge, la vie elle-même une toile de fond. C'est dans cette atmosphère de désenchantement qu'il rencontre France Rivière, une actrice encore célèbre qui lui propose de s'installer chez elle. Puis son fils, Charles, un homme intrigant qui sort de l'hôpital psychiatrique. Jean s'attache à ses pas, perd sa trace, s'interroge sur son absence, qui le renvoie à celle qu'il éprouve face au monde. Dans ce roman à l'écriture tendue, Christian Oster évoque la dérive d'un homme qui interroge, de manière souvent cocasse, le renoncement dans lequel il s'est installé.
Avant de s'engager dans l'armée iranienne pour combattre l'ennemi irakien, Amir Yamini était un playboy, qui passait le plus clair de son temps à séduire les femmes et exaspérer sa très pieuse famille. Cinq ans plus tard, sa mère et sa soeur le retrouvent, amputé de son bras gauche, dans un hôpital psychiatrique pour soldats traumatisés. Quasi amnésique, Amir est hanté par la vision d'une mystérieuse femme sans visage, au front orné d'un croissant de lune. De retour à Téhéran, le fils prodigue est tour à tour salué comme un martyr de la Révolution islamique et confiné dans sa chambre comme un fou dangereux. Avec la complicité de sa soeur, il s'évade en escaladant le mur de leur jardin et repart sur le champ de bataille à la recherche de celle qu'il surnomme "Front de lune" , accompagné dans ce périple au fil de la mémoire par deux scribes perchés sur ses épaules - l'ange de la vertu et l'ange du péché - qui consignent depuis toujours son histoire. Avec cette épopée amoureuse, guerrière et poétique d'une inventivité exubérante, porteuse d'un regard subtil sur la société iranienne contemporaine et empreinte d'une sensualité tout droit héritée de la grande tradition des contes persans, le grand romancier iranien Shahriar Mandanipour signe une oeuvre forte, envoûtante et pleine d'humanité.
Le passé n'est jamais mort. Il n'est même pas passé." (William Faulkner)Voici trente ans que Billie James n'a pas remis les pieds dans le Mississippi. Un sacré tempérament, quelques dollars en poche et son chien Rufus au bout de sa laisse, elle débarque à Greendale et s'installe dans une bicoque décrépite où vécut autrefois son père. Ce dernier, poète noir de renom, est mort de manière accidentelle alors que Billie n'avait que quatre ans. La petite fille était présente au moment du drame, mais n'en a conservé aucun souvenir.Alors que les voisins font preuve d'un comportement étrange, que des rumeurs circulent, laissant soupçonner une tout autre vérité quant à la mort du père de Billie, celle-ci mène son enquête, aidée par son oncle et un drôle d'olibrius universitaire. Ensemble, ils vont exhumer de lourds secrets, dévoilant peu à peu l'histoire de ses origines mais aussi, en toile de fond, celle d'un pays marqué par les blessures toujours à vif de la ségrégation.Campé dans le décor à la fois somptueux et inquiétant du Sud profond, le premier roman de Chanelle Benz fourbit les armes du polar pour nous raconter ce qu'a été - et ce qu'est encore - l'Amérique tourmentée par les spectres les plus sombres de son Histoire.Traduit de l'anglais par David FauquembergChanelle Benz, britannique et antiguaise d'origine, vit et enseigne aujourd'hui à Memphis, dans le Tennessee. Elle est diplômée de l'université de Syracuse, où elle a eu pour mentor l'écrivain George Saunders, qui a salué en elle " une nouvelle voix sidérante de la fiction américaine ", et a également étudié l'art dramatique à l'université de Boston. Après un virtuose premier recueil de nouvelles, Dans la grande violence de la joie (Seuil, 2018), elle signe avec Rien dans la nuit que des fantômes son premier roman.
George Orwell's dystopian masterpiece, Nineteen Eighty-Four is perhaps the most pervasively influential book of the twentieth century, making famous Big Brother, newspeak and Room 101.'Who controls the past controls the future: who controls the present controls the past'Hidden away in the Record Department of the sprawling Ministry of Truth, Winston Smith skilfully rewrites the past to suit the needs of the Party. Yet he inwardly rebels against the totalitarian world he lives in, which demands absolute obedience and controls him through the all-seeing telescreens and the watchful eye of Big Brother, symbolic head of the Party. In his longing for truth and liberty, Smith begins a secret love affair with a fellow-worker Julia, but soon discovers the true price of freedom is betrayal.Eric Arthur Blair (1903-1950), better known by his pen-name, George Orwell, was born in India, where his father worked for the Civil Service. An author and journalist, Orwell was one of the most prominent and influential figures in twentieth-century literature. His unique political allegory Animal Farm was published in 1945, and it was this novel, together with the dystopia of Nineteen Eighty-Four (1949), which brought him world-wide fame. All his novels and non-fiction, including Burmese Days (1934), Down and Out in Paris and London (1933), The Road to Wigan Pier (1937) and Homage to Catalonia (1938) are published in Penguin Modern Classics. If you enjoyed Nineteen Eighty-Four, you might like Orwell's Animal Farm, also available in Penguin Great Orwell.'His final masterpiece... enthralling and indispensible for understanding modern history'Timothy Garton-Ash, New York Review of Books'The book of the twentieth century... haunts us with an ever-darker relevance'Independent
Le temps n'est que la rivière où je m'en vais pêcher. Je bois son eau; et tout en buvant, je vois le fond sablonneux et remarque comme il est peu profond. Son faible courant entraîne toutes choses, mais l'éternité demeure. J'aimerais boire plus profond; pêcher dans le ciel, dont le fond caillouteux est semé d'étoiles. Je ne peux compter jusqu'à un. Je ne connais pas la première lettre de l'alphabet. J'ai toujours regretté de ne pas être aussi sage que le jour de ma naissance.