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La restauration informelle en Afrique subsaharienne. Sociologie d'une dépendance
Etoughé-Efé Jean-Emery
L'HARMATTAN
17,50 €
Épuisé
EAN :9782296115729
Se restaurer dans la rue devient un lieu commun chez les ouvriers au Gabon. En effet, après les heures de travail du matin, des petits groupes de travailleurs se dirigent vers des unités de restauration installées à la périphérie des entreprises et tenues principalement par des femmes. Certaines d'entre elles viennent vendre leurs plats, d'autres préparent sur place. Ce commerce s'inscrit dans ce qu'il est convenu de qualifier de secteur informel de l'alimentation. Celui-ci peut, à première vue, paraître tout à fait marginal lorsqu'on le compare aux grands secteurs de la restauration alimentaire classique. Toutefois, il prend une dimension toute particulière dans les centres urbains africains où les conditions de travail et les difficultés économiques et sociales ont favorisé le développement d'une clientèle essentiellement salariée. Ce mode d'alimentation offre aux ouvriers des aliments prêts à être consommés, au goût populaire et à des coûts relativement bas. Aussi, par manque d'un système efficace de restauration collective comme les cantines sur les lieux de travail, les ouvriers s'orientent vers ces unités d'alimentation où, outre la nécessité de se nourrir, il y a la possibilité de s'ouvrir aux autres.
Les sciences humaines et sociales ont permis à certains comportements de se révéler et de faire l'objet d'investigations diverses. Aussi, ont-elles mis l'accent sur l'avortement, une pratique courante, mais sur laquelle règnent de grands silences. En effet, l'avortement est un acte strictement privé et le plus souvent clandestin qui relève de la santé publique. Le silence autour de cette pratique, c'est d'abord celui des femmes. C'est une question sur leur intimité, car il s'agit de questionner leur inconscient, afin de mieux appréhender leurs motivations. Les enquêtes de terrain révèlent souvent que ce sont notamment l'éducation, l'encadrement familial, la culture parentale, les réseaux d'amitié et les questions socio-économiques qui servent d'arguments pour le passage é l'acte. Celles qui ont décidé d'avorter ont paniqué devant la situation mais se disaient qu'elles n'avaient pas le choix ! Par ailleurs, les chercheurs doivent interroger ce patriarcat triomphant et souvent hypocrite qui refuse d'assumer ses responsabilités et laisse la partenaire seule décider du sort de sa grossesse.
La liberté, ce bien qui fait jouir des autres biens, écrivait Montesquieu. La liberté devrait être au coeur de la démocratie et de l'Etat de droit. En même temps, elle ne peut être maintenue et garantie que par la vigilance et l'action des individus, notamment les femmes. Elles ne sauraient en être simples bénéficiaires, elles doivent non seulement l'exercer mais encore surveiller attentivement ses conditions d'exercice. Tâche d'autant plus nécessaire dans une période où les atteintes qui lui sont portées sont aussi insidieuses que multiples. L'Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) mise en lumière dans cet ouvrage est révélatrice de cette caractérisation. L'approche genre qui s'intéresse aux rapports sociaux de sexes et aux pratiques sociales, vient confirmer la prise en tenaille de l'IVG entre droit de la femme, éthique de la vie et prestation. Les contributions réunies ici rendent compte de cette réalité et revisitent les domaines et objets que Simone Veil a labourés. Ont collaboré à cet ouvrage : Judith Doutsona, Adèle Sabine Ilama Mombot épse Nguimbi, Simon-Pierre E. Mvone-Ndong, Placide Ondo et Jean-Stanislas Wamba.
En mars 1990, la Conférence nationale a sonné le glas du parti unique au Gabon. Le pays avait reconquis en l'occasion la démocratie et le multipartisme : dès lors, tous les espoirs étaient permis. Y compris celui relatif à l'avènement d'un véritable État de Droit. Une décennie plus tard, la " refondation " de cet État hante à nouveau l'actualité politique du Gabon. Aussi les participants à la table ronde dont les actes se trouvent ici consignés s'interrogent-ils sur les enjeux d'une telle entreprise. Sur un ton librement inspiré, les auteurs expriment ici des points de vue différents. Mais au-delà de cette diversité, il apparaît aussi qu'ils ne contestent pas l'opportunité d'une " refondation " de l'État au Gabon. Si refonder l'État s'avère nécessaire à leur entendement, ils s'emploient néanmoins, à travers le rappel d'un certain nombre d'obstacles inhérents à un habitus politique toujours prégnant, à définir le devoir être de la " refondation ". En somme, la question à laquelle tentent de répondre les participants à la table ronde de Paris - question toujours actuelle - est la suivante : Refonder ? Oui ! Mais quelle refondation ? Comment refonder ? Et en vue de quoi ?
La rédaction des Droits coutumiers n'avait pas suscité grand enthousiasme auprès des indigènes. Néanmoins de nombreux Gabonais contribuèrent à l'essor des tribunaux coutumiers au Gabon et certains furent même institués juges par l'autorité coloniale. Léon M'BA, premier chef d'Etat gabonais (1960 - 1967), dont l'œuvre est ici analysée, fut l'un d'eux. Mais à la différence de ses pairs, il était polyglotte. Cette aptitude lui valut d'être polyvalent au point d'intervenir dans de nombreuses affaires. Au surplus il rédigea l'Essai de Droit coutumier fang en 1936, mettant ainsi à la disposition des juges coutumiers du Gabon et de l'administration coloniale un des documents de travail dont ils avaient grandement besoin. Parti pour exposer les règles traditionnelles des Fang en matière civile, Léon M'BA déborde très vite cet objet. Il dénonce subtilement la profusion des Droits coutumiers communautaires et interpelle l'autorité coloniale sur la nécessité de les faire gagner en unité, par la formation d'un Droit coutumier unique. Le paradigme matrimonial transposé au niveau des rapports intercommunautaires, puis amplifié, lui paraît l'une des voies à explorer. Appelant à adapter le Droit à l'évolution des mœurs et à la diversité des communautés en présence, Léon M'BA fait preuve d'anticipation : il énonce déjà l'esprit de la future loi civile gabonaise à défaut d'en écrire la lettre. Mais c'est devenu chef d'Etat, bien plus tard, qu'il peut enfin passer des paroles aux actes. En effet, c'est par décret (Décret n°78/PR du 4 avril 1961), qu'il institue le Comité préparatoire du Code Civil gabonais dont l'œuvre historique est désormais connue.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.