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Là-bas
Adnan Etel
ATTENTE
12,00 €
Épuisé
EAN :9782362420405
Que faire pour sortir du cercle de mort qui entoure le Moyen-Orient ? Née au Liban, ayant vécu principalement en Californie, ce problème est tout simplement la toile de fond de toute une vie. J'ai cru un moment que la solution était révolutionnaire et militaire. Mais la guerre civile au Liban m'a convaincue que les guerres font plus ajouter de nouveaux malheurs que résoudre des conflits. J'ai commencé à désirer la paix. La désirer fortement. C'est alors que la question s'est posée : quelle paix ? Que va vouloir dire cette paix ? J'ai compris que cette paix doit vouloir dire : accepter l'autre. L'ennemi qui est devenu au cours du temps réalité et mythe, corps et image. Dans ce cas particulier cela voudra dire aller chez l'autre et le laisser venir, l'accueillir. Ultimement, en faire un ami.
Les êtres et leurs ombres ont Quitté le jardin. Les chaises Se regardent, se demandant si Elles doivent converser entre elles Ou se taire. Il y a : un ciel fendu, Des branches qui coupent l'air, Un bassin octogonal habitué à nos Larmes. Il n'y a plus de nuit et le Jour n'est pas encore créé. Les anges ne connaissent pas La Terre. Cette poésie s'écrit et se lit à la frontière de la vie et de la mort, là où le ciel disparaît... dans le ciel.
L'exil est une dépossession sans recours. Il est toujours accompagné d'un sentiment d'humiliation : "l'autre" , quelqu'un ou quelque chose, prend possession de ce que vous abandonnez, que vous laissez derrière vous. Cela fait que vous vous sentez mis à l'écart, comme si vous n'étiez qu'un objet que l'on déplace. L'exil n'est plus le triste privilège de quelques rares individus : c'est devenu le synonyme de la condition humaine, mais avec une légère différence : certains d'entre nous sont mangés par cette maladie de façon évidente et définitive, alors que tous les autres ne sont pas encore conscients de ce dont ils souffrent déjà". Etel Adnan
Avec quels mots parle-t-on ? Avec les siens ou avec ceux des autres ? Avec les siens ou avec ceux des morts ? D'où viennent les phrases qui nous traversent ? Sur ce sujet, Caroline Dubois livre un monologue d'une naïveté feinte : une réussite précise, économe, subtile...(Eric Suchère).
Dès les premières lignes, c'est une plongée dans la langue, dans le parler pléthorique d'un cordonnier. L'homme, drôle et coquin, s'ouvre sur sa vie et celle de son entourage, parle généreusement de son métier comme de ses clients, les bons et les mauvais... Dans ce monologue fidèle à l'accent portugais, la syntaxe hybridée s'auto-dynamise et n'a rien à envier à la poésie contemporaine.
Supposons que "s'entendre sur les mots" permette de "faire cause commune" et que cela ne marche pas, soit qu'on ne s'y "entende" pas très bien. Qu'alors à faire cavalier seul on se trouve, par exemple, fauteur de trouble, de Causes cavalières. Turbulent "aux seuls endroits entendus", Pascal Poyet décline d'inconciliables formulations, conditions de s'unir ou de se séparer, de prendre fait et cause, pour une cause, finalement imprévue, devenue telle cavalièrement, quand elle aurait dû être (la cause est) "entendue", par exemple.
Singeries pour Jacques Dupin est une forme critique qui rêve son objet à partir des éléments d'une poétique dissimulée. Jacques Dupin écrit des poèmes pour trahir la poésie. Les stéréotypes de la poésie sont indissociables de la pornologie qui les double par des simulacres. Entre le poème et la poésie, entre l'écriture et l'écrire, le rire est une méthode de lecture qui secoue l'esprit de pesanteur en multipliant les singeries pour accompagner " le singe crédule " dans ses écarts. Poète, en dépit de la poésie, Jacques Dupin est un " clown coupé de l'ego ".