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Eloge de la féminité
Etchegoyen Alain
ARLEA
6,50 €
Épuisé
EAN :9782869595149
Rousseau misogyne ? C'est une réputation que le penseur genevois ne paraît pas avoir usurpée. L'inégalité des sexes ? Elle n'est point selon lui "l'ouvrage du préjugé mais de la raison'. Paradoxe vivant, la femme est à la fois du côté de la nature et de l'artifice, de la pudeur et de l'illimitation des désirs. C'est d'ailleurs à ce dernier titre qu'elle doit être dominée. Position étonnante de la part d'un partisan d'une République fondée sur des principes de liberté et d'égalité. La question de la femme constitue bel et bien un des plus intéressants foyers de tensions et de contradictions de la pensée rousseauiste, et plus largement de toute la philosophie politique moderne. Chez Hobbes comme chez Locke par exemple, l'assujettissement de l'épouse à son mari constitue également un des fondements de l'État légitime. Dans Éloge de la féminité, Alain Etchegoyen propose une exploration très personnelle des paradoxes rousseauistes sur le sexe faible. Le style irritera peut-être. Les citations non référencées gêneront sans doute le lecteur scrupuleux. L'ouvrage pourra toutefois avoir la vertu de donner envie de (re)lire Rousseau, Emile ou De l'éducation, par exemple. Sur la question du regard des philosophes sur la femme, on lira avec intérêt : Les Femmes de Platon à Derrida. Anthologie critique. "
Biographie de l'auteur Alain Etchegoyen, normalien et agrégé de philosophie, est l'auteur de nombreux essaisqui lui ont valu notamment le prix Médicis et le grand prix de l'Académie française.
Qu'est-ce qui peut pousser un chanteur comme Jean-Jacques Goldman et un philosophe comme Alain Etchegoyen à écrire ensemble ? Les enfants ! En effet, c'est par leurs enfants que les deux hommes se sont liés d'amitié. Neuf enfants à eux deux, cela fait réfléchir nécessairement sur l'éducation, les valeurs à transmettre et sur le rôle du père dans la société d'aujourd'hui. Depuis une trentaine d'années les mutations sociologiques ont été telles que les repères les plus anciens sont à redéfinir. Si la femme commence à trouver sa place dans le monde contemporain, celle de l'homme est devenue plus floue, un pied dans les traditions du passé, un autre dans l'avenir, à la recherche d'une identité nouvelle. Ces préoccupations sont au centre de ce livre.
Résumé : A. Etchegoyen Avant, c'était un système où le père travaillait et pas la mère, et j'ai l'impression qu'aujourd'hui, je peux sans doute aider plus mes enfants que mon père ne pouvait m'aider quand j'étais jeune. Parce que je les connais mieux, parce que je les écoute mieux. Et puis, dans l'évolution de la société, dans les séparations et les remariages, le père peut avoir une stabilité ou, à l'inverse, une absence totale. Donc le rôle change forcément. Et il y a énormément d'éléments sociaux qui font changer notre rôle : le nouveau rôle de la femme, l'évolution des couples. J.-J. Goldman J'ai l'impression que le rôle de la femme a essentiellement changé vis-à-vis de nous et pas tellement en ce qui concerne les enfants ou, du moins, pas tant que ça finalement. La maternité est toujours là. Elle s'impose. Pour la paternité, on a fait ce qu'on pouvait. On a beaucoup improvisé ! Je le disais des jeunes, mais c'est vrai aussi pour les pères aujourd'hui : nous sommes en face de choix qui n'existaient pas. Auparavant, " c'était comme ça ". C'est tout. C'était l'ordre des choses.
L'auteur: Alain Etchegoyen est l'auteur de très nombreux ouvrages dont La Valse des éthiques (François Bourin, 1991) prix Médicis essai, Le Temps des responsables (Julliard, 1993) et La Démocratie malade du mensonge (François Bourin, 1993) grand prix de l'Académie française. Coauteur d'émissions de télévisions (Grain de philo et Droits d'auteur) il est également professeur de philosophie à Louis-le-Grand et à Gennevilliers. Un essai magistral qui permet de mieux comprendre les fonctionnements actuels de la justice tout en révélant les enjeux démocratiques que fait naître la tension entre la défense des Libertés et l'exigence de Vérité.
Aujourd'hui, internet nous accompagne toujours et partout. Où que nous soyons, grâce à nostéléphones portables, nous pouvons nous connecter à tout moment. Conséquence : nous nesavons plus nous déconnecter. D'où une addiction maladive aux messages, un oubli dela présence de l'autre, un état de distraction chronique, voire un manque d'efficacité et deprésence au monde...Pour certains, la connexion est un réflexe mécanique : elle a perdu toute signification. On seconnecte... sans même savoir pourquoi !Le temps est venu d'apprendre à vivre avec les nouvelles technologies. Un mouvement enfaveur de la " déconnexion " est en train d'émerger dans nos sociétés. Ici et là, des individuscommencent à ralentir le rythme. Ils n'hésitent plus à " débrancher " temporairement leursappareils électroniques. Leur objectif ? Reprendre le contrôle de leur vie.S'appuyant sur ses lectures, de Sénèque à Sylvain Tesson, en passant par Thoreau et tantd'autres, Rémy Oudghiri pense que cette déconnexion salutaire est une possibilité de seretrouver soi-même et de remettre les livres et l'esprit au coeur de notre vie.
Après le Prix de la nouvelle de l'Académie française pour Vous n'avez pas vu Violette ? , Marie Sizun revient au genre avec ce nouveau recueil consacré au téléphone. Après le Prix de la nouvelle de l'Académie française pour Vous n'avez pas vu Violette ? , Marie Sizun revient au genre avec ce nouveau recueil consacré au téléphone. Son usage est devenu si naturel que nous oublions de nous étonner de son mystère et de la force de son implication dans nos vies. C'est à cette redécouverte que nous invite Marie Sizun à la faveur d'une quarantaine de courtes histoires empruntées à notre quotidien, tour à tour légères ou graves, drôles ou cruelles, instants de vie saisis sur le vif de l'émotion. Amants heureux ou malheureux, vieux solitaires, filles à la recherche de leur mère, de leur père, comédien en attente de rôle, si divers que soient ses personnages, l'auteure pose sur eux un regard dont la lucidité se nuance toujours de tendresse et de poésie. Ne quittez pas, on parle de vous ! Ne quittez pas ! est le douzième livre de Marie Sizun.
Armen Lubin (1903-1974) est né à Istanbul sous le nom de Chahnour Kérestédjian. Persécuté, comme ses compatriotes arméniens, il doit quitter la Turquie à l'été 1923, devenant de fait apatride. A son arrivée à Paris, il exerce la profession de retoucheur en photographie pendant plusieurs années. En parallèle, il écrit dans des journaux arméniens, tandis qu'il fait, aussi, ses premiers pas de poète français, sous l'aile d'André Salmon et de Jean Paulhan. Très vite atteint d'une affection tuberculeuse particulièrement redoutable, le mal de Pott, il passera sa vie le reste de sa vie dans les hôpitaux et les sanatorium de l'Assistance publique, de la Salpêtrière à Berck, mais aussi à Bidart et à Pessac. C'est dans ces lieux où il connaîtra des souffrances extrêmes qu'il écrira toute son oeuvre poétique tout en continuant de correspondre avec ses amis. Publié par Jean Paulhan chez Gallimard, il se liera d'amitié avec Henri Thomas ou Madeleine et Jean Follain. Le livre, suivant une alternance régulière, réfléchit en miroir de brefs chapitres revenant sur la vie d'Armen Lubin, regroupés en cinq parties : Enfance, Souffrances, Ecritures, Amours et amitiés, L'homme double et des chapitres directement autobiographiques, concernant Hélène Gestern, ellemême originaire d'une famille d'exilés. C'est donc une méditation sur l'exil, la perte et l'écriture, sur ce qui construit un écrivain, sur les blessures du passé et leur rôle fondateur. La réflexion des deux existences, l'affinité qui se noue, au fil de l'écriture, entre Hélène Gestern et son sujet, se veut le lieu d'une méditation sensible sur l'écriture et la place centrale qu'elle peut tenir dans une existence. D'une ampleur comparable à celle de l'Odeur de la forêt, ce texte nous emporte dans les méandres de deux destinées que tout oppose et qui, pourtant, se répondent singulièrement. C'est la première fois qu'Hélène Gestern livre avec pudeur quelques clés de son univers romanesque.
Résumé : "Les trois créateurs qui font l'objet de ce livre n'ont pas été choisis par hasard. Je les admire et j'aime leur oeuvre depuis longtemps. Vilhelm Hammershoi en peinture, Glenn Gould en musique et Thomas Bernhard en littérature ont consacré leur vie à leur art avec une exigence, une modernité et une audace incomparables. Leur personnalité n'est pas celle de chacun. Les manies, les obsessions, les phobies, qui vont parfois jusqu'à la folie, m'ont toujours fasciné. Les génies ne sont pas des excentriques, mais des excentrés. Ce sont des êtres singuliers dans leur manière de voir, de sentir ou de raconter le monde. Les oeuvres majeures ont un prix. L'approche de la perfection n'admet pas de compromis. La quête de la beauté est sans consolation."