Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Et toutes ces mouettes qu'ont-elles à rire
Mohamed Saïd
DESSERT DE LUNE
14,00 €
Épuisé
EAN :9782930607955
(...) Pourtant ces mots ne sont pas terres arables, qui donnent de bons fruits, mais paroles de sable sur lesquelles rien ne se cultive ni ne se construit. Ils sont prononcés par un simple innocent qui prétend que les mains pleines ne peuvent plus rien retenir du hasard, que ce royaume des mots est plus solide que celui bâtit sur la pierre ou l'empire soumis au fil de l'épée. Eux le temps ne les réduit pas en cendres. Ils libèrent l'esclave et emprisonnent celui qui se croit le maître, as-tu coutume de répondre, toi un simple d'esprit, un fourvoyé, un marginal, un intolérant de basse caste. Un poète désespérant, qui vend des recettes d'illusionniste et donne à entendre qu'il est d'autres possibles qui ne soient ciel de décembre, terre qui se dérobe à l'approche de ses rives. (...)
La présente autobiographie posthume de Saïd Mohamed Djohar apporte, quelque part, des réponses pertinentes à de nombreuses interrogations sur l'Histoire contemporaine des îles Comores. Son auteur porte un regard singulier, parfois acerbe, sur la période coloniale et notre époque, ainsi que sur les élites politiques et civiles de son pays. Au travers de ses pittoresques et poignants souvenirs d'adolescent, d'étudiant, d'instituteur, de père de famille, de fervent croyant, d'homme politique et d'homme d'Etat, l'ancien président de la Républiques des Comores (1990-1996) éclaire d'un jour nouveau un certain nombre d'événements historiques majeurs qui ont secoué cet Archipel aux Sultans batailleurs qui a été, à un moment donné, pris en otage par l'ancien mercenaire Bob Denard. Ces Mémoires offrent au lecteur un fabuleux voyage à travers le temps, accompagné d'un indicible sentiment d'intercepter un dialogue intime à haute voix de l'auteur avec lui-même, et dans lequel il convie par surprise et humilité, la jeunesse, la classe politique, son peuple, son pays et ses partenaires historiques, à y puiser des réflexions utiles pour lutter contre les grands périls, les extrémismes qui guettent le monde aujourd'hui, et pour construire la nation comorienne unie, libre et prospère qui a habité ses rêves les plus obsédants. Celles et ceux qui l'ont bien connu pourraient presque entendre sa superbe voix barytonnée au détour de ses phrases imagées, de son humour, et de son lexique de l'époque qui a gardé toute sa saveur. Saïd Mohamed Djohar nous a quittés le 23 février 2006 dans la ville de Mitsamiouli, en léguant à la postérité un pan entier et inédit de notre Histoire. Peu de temps avant sa mort, le président Djohar avait confié ses manuscrits à M Saïd-Abasse Dahalani, pour une relecture approfondie et pour en assurer la publication.
Marrakech, Paris, Istanbul, New York. A travers ces quatre lieux, une évocation poétique de la ville, avec sa misère, décrite brutalement, ses rencontres fugaces et le tohu-bohu des rues.
Racler tout autour, au plus près de soi, jeter rageusement les mots à même la page avec la volonté obstinée de celui qui avance malgré les obstacles mis en travers de sa route, voilà l'enjeu d'écriture qui tend le fil noirci des lignes de Saïd Mohamed. À ce jour, quatre titres parus, d'une voix qui cherche sa vitesse entre cahots et ornières. Chaque livre est un pas de plus sur la route du voyageur : cet homme qui marche n'entend guère se laisser ligoter par la rudesse de la tâche, c'est une voix qui avance, le dit du conteur. Surtout ne pas tenter d'enfermer ces livres dans un genre trop réducteur, mais les lire. Se souvenir que d'illustres devanciers ont promené des individus erratiques dans des vies rêvées de la sorte. Au lecteur de décider du contrat qui va le lier pour cette traversée. Jacques Danton.
Saïd Ali Mohamed est entré en politique en 1967. A partir de son propre parcours politique, il entraîne le lecteur dans les dédales et chausse-trappes de l'Histoire. Avec clarté et pédagogie, il évoque ce qui a été fait, ce qui n'a pas été fait, ce qui aurait dû être fait, et ce qui reste à faire aux Comores. Invoquant le "bon sens" et la "lucidité" , il évoque les nécessités et les urgences. Face aux carences de l'Etat et de la nation aux Comores, il privilégie le réalisme, la simplicité et l'efficacité par la probité, le civisme, l'intérêt national, la compétence, l'unité nationale, la bonne gouvernance et l'intégrité territoriale.
Résumé : La vie et les oracles de Maître K'ong un drôle de sage dont les conseils sont d'une grande utilité pour les doux rêveurs,les habitués de la tête dans les étoiles et celles et ceux qui ont parfois le sommeil agité et ne savent plus à quel rêve se vouer.
Résumé : Une grande dame de la littérature jeunesse. Un choix de 31 courts poèmes donnant un magnifique panorama de son oeuvre. Un délice pour les enfants, mais les adultes y trouveront aussi leur part. C'est beau, c'est joueur, parfois insolent et ça fait du bien.
Résumé : Un souffle puissant et revigorant. Un appétit du monde qui nous rappelle un certain Blaise Cendrars. La quête du beau jusque dans les enfers qui nous rapproche de Baudelaire. Une poésie qui s'inscrit dans l'histoire et qui n'a pas peur de lui tenir tête.
Résumé : Dans Mémoires des pluies, l'auteure s'appuie sur l'intensité des pluies et leur fonction régénérante, pour dire les nostalgies de l'enfance et de l'amour enfui. En convoquant et en dialoguant avec le monde végétal, animal et celui des émotions humaines Sibylle Bolli nous entraine au coeur de sa vibration poétique et d'une intimité qui révèle une part d'universel. C'est une ode à l'essentiel avec un très beau travail sur les sonorités. L'écriture est élégante, ciselée. Si elle semble douce, la vie et la mort s'y entremêlent.